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La vraie fausse surprise
Publié dans Le Soir d'Algérie le 11 - 04 - 2018

Ce qui était une rumeur de remaniement ne l'est plus, depuis quelques jours. Comme quoi, la rumeur fait office de communication officielle. Elle fait feu de tout bois, dans notre pays. Mais est-ce réellement un remaniement ? Ou un simple élagage ministériel ? C'est comme dans une équipe de football, on fait jouer les cadres et on fait tourner les remplaçants. Dès lors, un ministre en remplace un autre, comme on remplacerait la courroie d'un moteur. Que peut faire le nouveau ministre de la Jeunesse que ne pouvait pas faire l'ancien ? Dans ce cas-là, c'est juste un minime chevauchement de plaques. Je veux dire qu'il n'y a pas de bouleversement significatif, indiquant un probable changement de cap ; comme pour une Constituante, par exemple. Je m'interdis d'utiliser le vocable de «continuité» ; ce dernier a été perverti. Vous voyez de quoi je parle ! Et le pauvre ministre du Tourisme ! Que pouvait-il faire de plus ? Le tourisme est une industrie. Mais aussi une culture ! L'Algérie touristique reçoit mal ses touristes, à commencer par les nationaux. Il aurait fallu, à mon sens, fermer le ministère, tout simplement. Car il n'y a pas de tourisme dans notre pays. Autant faire l'économie d'un ministère ! Alors, on aura beau remanier, pardon élaguer, tant que le système persistera, il n'y aura rien de nouveau en Algérie. Tout cela, pour dire aux ministres débarqués, prenez du bon temps lors de votre congé spécial, ou votre traversée du désert ; et aux ministres entrants, je leur conseille de se préparer d'ores et déjà à se faire éjecter du fauteuil. C'est le propre du système de la cooptation, où l'allégeance aveugle se transforme en un diplôme universitaire aussi long que le bras.
La vraie fausse surprise nous vient du FLN, ce «parti-tout» ! Car, selon son patron, cette fois-ci, il crie à qui veut l'entendre, notamment aux partis d'opposition, que le prochain président de la République sortira du cinquième mandat. Ou, à défaut, des rangs du FLN. Autant dire aux autres (RCD, FFS, PT...), circulez, il n'y a rien à voir, ce n'est même pas la peine de bouger le petit doigt, les jeux sont faits, n'y pensez même pas à El-Mouradia, allez jouer ailleurs, vous n'êtes que des figurants, des lièvres, voire. L'Algérie est «éféléniste». Rien d'autre ! Je disais donc que le FLN sort de son jeu de rôle. Et appelle notre Président à briguer un cinquième mandat. Oh là là, quelle surprise ! Et voilà qu'on insulte ce qui nous reste d'intelligence. Trop compliqué pour ma petite tête ! Tout au début, il ne fallait pas aux militants «éfélénistes» de parler de l'épouvantail du cinquième mandat, au point où des militants de poids (ce n'est pas un jeu de mots) ont été menacés du pire ; puis, le langage a connu un virage en épingle, le concept de continuité devenait un leitmotiv ; pour, enfin, sortir sous la lumière drue de la vraie fausse surprise et d'appeler le Président à rempiler. Attention, un document se prépare qui indiquera, dinar après dinar, la destination exacte des mille milliards. Comme je suis pressé de prendre connaissance de ce document, s'il est public, bien sûr ; il devrait l'être normalement. En tout état de cause, cinquième mandat ou mandat à vie, El-Mouradia ne changera pas de locataire. Mais attendons d'abord que notre Président veuille se déclarer candidat ! Le reste relève de l'esbroufe politique. Et le FLN excelle dans cet exercice. Vous verrez bien d'ici quelques mois, tous les dinosaures de ce parti se mettront de la partie.
J'ai ouï-dire qu'on nous promet un Disneyland à Ben Aknoun. Rien que ça, un Disneyland ! Quand je vous disais que l'Algérie est le pays des miracles ! Le vrai pays des miracles ! Au moment où la sardine se vend à huit cents dinars, on vient nous promettre Disneyland. Il y a comme un problème quelque part. Est-ce que, au moins, on a une idée de ce parc mondialement connu ? Je ne le pense pas. Au moment où on nous promet de la viande et du lait, à gogo, pour le Ramadhan, et sans compter, on nous vient nous vendre un Disneyland mirifique. Mais on est où, ya kho ? C'est simple : au pays des miracles ! On nous a promis de l'aviron sur l'oued El-Harrach ; ou des barques ; ou des bateaux ; je ne me rappelle plus. Personnellement, j'attends toujours de voir. Pardon, j'ai cru voir un bateau de pirate entre les glissières de la Moutonnière, juste en face de la Grande Mosquée. Mais c'est juste un décor ! Je perds ma daridja, Wallah. Donc, vous avez dit : un Disneyland, comme celui de là-bas. Comme pour le fameux bilan, je veux bien voir cette réalisation. Décidément, ce cinquième mandat nous promet bien des surprises. Et c'est ce qui me fait peur !
La censure revient à Bouzeguène, cette paisible localité de Kabylie. On censure tout bêtement la culture. L'association Tiêwinine œuvre à l'épanouissement de la culture, tout simplement. Mais la culture a un goût de soufre en Kabylie ; c'est comme ça ; le pouvoir l'a décidé. La bureaucratie fait son sale boulot. Ce qui oblige les organisateurs à forcer, pratiquement, les portes du centre culturel. Tiens, tiens, un centre culturel ! Curieusement, les chaises ont disparu, comme par enchantement. C'est d'un grotesque incroyable ! Est-ce de l'initiative du chef de daïra ? Le wali a-t-il connaissance de cette censure ? Pourquoi pousser les jeunes à forcer les portes ? Pourquoi les pousser à sortir dans la rue, comme ça a été le cas à Aokas ? Il faut savoir raison garder. Et laisser la culture dire son mot, même si cela relève de la politique. D'autant que ça ne coûte rien à l'Etat ! Qu'on se rappelle des sommes folles dépensées dans toutes les capitales de ceci, de cela, et bien d'autres choses !
Et si Tizi-Ouzou m'était contée ! C'est fait depuis quelques jours à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri. Cinq citoyens (peu importe leurs noms), passionnés de leur ville, ont pris sur eux d'assurer une exposition de photos, ressuscitant le passé de ce chef-lieu. Des centaines de photos montrent la ville sous toutes les coutures.
Des photos qui remontent, pour certaines, à la fin du siècle dernier. On assiste presque à la naissance de cette cité, dans la mesure où des photos – patiemment collectées et conservées avec soin – représentent l'amorce d'un lieu de vie, qui, avec le temps, a éclaté dans tous les sens du terme.
C'est le propre de toutes les villes algériennes, où le béton a imposé sa loi. Des «bétons-villes», en quelque sorte ! Dans cette exposition, les Tizi-Ouziens ont été mis à l'honneur ; ces hommes qui ont porté haut les couleurs de la ville. Ici, les footballeurs : ceux du premier club autochtone, le Rapid Club de Tizi-Ouzou (RCTO), ceux naturellement de la Jeunesse sportive de Kabylie (JSK), les basketteurs, les boxeurs, les peintres. Et bien sûr, les écrivains de la ville. Je ne voudrais pas oublier nos maîtres, tous ces enseignants – légendaires pour certains, qui ont su faire de l'école un lieu magique, où la quête du savoir était un sacerdoce.
Y. M.


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