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Les mots du vendredi
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 03 - 2019

L'avantage avec les rendez-vous de contestation hebdomadaire, c'est qu'il y a toute une semaine pour en fournir la « matière ». Les manifestants ne se retrouvent ainsi jamais à court d'inspiration et pour éviter de faire dans le réchauffé, ils n'ont qu'à tendre la main vers les « enregistrements » des derniers jours. En plus d'être d'une irréprochable fraîcheur, ils rehaussent à chaque fois la qualité de la « livraison ». C'est comme un photographe qui se retrouve dans de féeriques paysages. L'espace est tellement enchanteur qu'il n'a besoin de solliciter ni son savoir-faire artistique ni la performance de son matériel pour réussir des clichés de haute esthétique. La semaine en cours a donc fourni suffisamment de matière pour les marcheurs de demain. S'ils comptent à leur actif de merveilleuses trouvailles dans l'expression, ils ne le doivent pas à leur seule inspiration.
Le pouvoir et ses démembrements, à leur corps défendant, mettent chaque fois à leur disposition les ingrédients essentiels dans l'explosion de leur génie. A tout seigneur tout honneur, demain, il sera d'abord question de Bouteflika qui leur a adressé une autre… lettre. On pensait le procédé désuet mais ce n'est manifestement pas le cas. Nul besoin d'évoquer son contenu, même s'il peut subsister d'incorrigibles optimistes qui pouvaient attendre autre chose que ce qui a déjà été entendu en la matière. Puis Ouyahia. D'aucuns auraient dit qu'il serait le dernier à oser une telle sortie. D'abord parce que sa « cote de popularité » étant au point où elle est, il est difficile de trouver dans sa bouche un propos encore audible. Ensuite parce qu'on pouvait espérer qu'il aille au moins au bout de la logique qui lui a quand même valu quelque sympathie : celle d'un… homme du système qui n'en démord pas. Et il a surpris tout son monde, à la manière de celui qui exagère sa faute pour se la faire pardonner ! Son lieutenant Chihab a beau vouloir faire mieux, rien n'y fait. Vient ensuite Lamamra. Mais qu'est-ce qu'il pensait bien obtenir à Moscou et à Berlin ? Pour une fois que le pouvoir n'a pas insisté sur la… main étrangère qui actionne la colère populaire, il a été la chercher lui-même, comme un grand. Déjà que la rue a toujours été irritée par cette ignoble accusation, on imagine ce que ce sera, maintenant que les rôles sont inversés ! A moins que ce ne soit un masque qui tombe, avec ce terrible constat pour quelqu'un qu'on nous a toujours présenté comme un diplomate de haut vol : même pas capable de garder une… fausse carte dans sa manche. Il sera aussi question de Bouchareb qui, le veston sentant encore le soufre du putschiste, est venu vendre aux Algériens le FLN nouveau intégrant la volonté populaire. Tout ce beau monde se rejoint dans un énième stratagème politique conçu dans l'application de l'article 102 ou le vide constitutionnel, dans l'air depuis quelques jours. Demain, la rue répondra sur l'essentiel. Un « essentiel » royalement oublié dans la semaine et c'est cela la matière du jour.
S. L.


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