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«Des forces non constitutionnelles gèrent le pays»
SEDDIK CHIHAB,PORTE-PAROLE DU RND :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 21 - 03 - 2019

Véritables bombes que le porte-parole du RND, la seconde béquille partisane du sérail tant décrié par les acteurs de l'insurrection citoyenne en cours dans le pays depuis le 22 février dernier, vient de faire exploser.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Seddik Chihab passe carrément aux aveux en faisant siennes des convictions que le RND avait, jusqu'à avant ce fameux 22 février 2019, disputées aux partis et autres personnalités de l'opposition. «Il y a des forces qui sont gênées par les partis. Il s'agit de forces non structurées. Des forces non-constitutionnelles, non organisées, etc. Elles sont partout.
L'Algérie a été dirigée par ces forces durant au moins ces cinq, six ou sept dernières années», lâchait, péremptoire, avant-hier en soirée, Chihab sur le plateau de la télévision El Bilad TV. On croirait entendre le président du parti des Avant-gardes des libertés ou encore son homologue du RCD ou d'une autre personnalité ou dirigeant politique de l'opposition tant le propos sonne comme une bombe qui témoigne de la panique indescriptible qui agite le sérail dont chaque clan tente de tirer la couverture vers lui en culpabilisant et en montrant du doigt l'autre.
Mais qui sont ces forces de l'ombre, ces parties «gênées par la présence de partis politiques, de l'opposition ou du pouvoir sans quoi, selon lui, il n'est pas possible de faire la démocratie» ? Le porte-parole n'en dira pas plus mais l'allusion au cercle présidentiel est à peine voilée, faisant un autre aveu du même acabit concernant le soutien du parti à l'option du 5e mandat contrariée par l'insurrection citoyenne en cours. «Nous nous sommes trompés. Nous avons manqué de perspicacité. Mais je dois dire qu'il y avait un climat, une atmosphère et un entourage qui nous ont poussés dans cette direction», a encore avoué Chihab.
Le porte-parole du RND mettra ce soutien «sans conviction» sur le compte de la discipline du parti et des engagements pris avec le président de la République. «Tout ce qui est décidé vient du Président. Mais (pour savoir qui décide réellement) faites venir quelqu'un de la présidence qui sait (…)
Le RND n'est pas au courant de ces détails. Nous sommes un parti discipliné. Nous avons des engagements pris avec le président de la République pour le soutenir (…) mais, encore une fois, nous ne connaissons pas ces détails », a-t-il affirmé.
Pour Chihab, en sa qualité de Premier ministre, Ahmed Ouyahia ne pouvait s'opposer au 5e mandat présidentiel. «Quand le Président a décidé de se présenter, lui était Premier ministre. Vous voyez un Premier ministre dire autre chose ?», a-t-il déclaré, justifiant ce changement de positions du parti par la «volonté du peuple et des positions qui changent selon le temps, le lieu, les objectifs et les intérêts».
Vain recadrage du RND
Sauf que Chihab a été vite recadré par son parti. Hier mercredi, le RND s'est, dans un court communiqué, démarqué des déclarations de son porte-parole faites la veille. «Le porte-parole du RND a accordé, le mardi 19 mars, une interview à une chaîne de télévision nationale.
Le débat a été marqué par le style provocateur et dirigé du présentateur, ce qui a amené notre collègue à s'éloigner des positions connues du RND », précise le parti qui tient à rappeler que sa position a été exprimée dans la lettre du secrétaire général Ahmed Ouyahia, envoyée le 17 mars aux militants. Cela dit, ce recadrage voile mal cette spectaculaire volte-face dont la direction du RND tente de diminuer de l'ampleur. Un état de fait qui traduit le profond malaise au sein du RND mais également parmi tous les autres compartiments de l'allégeance qui se cherchent en vue d'un repositionnement imposé par l'insurrection citoyenne en cours depuis le 22 février dernier.
Seulement, ce recentrage, comme s'interroge plus d'un, découle-t-il d'un revirement de conviction imposée par cette nouvelle donne que constitue la révolution tranquille du 22 février dans l'espoir d'un repositionnement futur, ou d'une réelle volonté de s'émanciper du sérail et de ces forces extraconstitutionnelles avec leurs rigides règles de soumissions et d'options à contrecœur ? Seule l'évolution des événements nous en dira plus même si le parti «né-adulte» et ses pairs de l'allégeance ont habitué par leurs retournements de veste et autre reniement, le temps que la tempête passe.
Sauf que cette fois-ci, il s'agit d'une révolution totalement distincte des précédents soulèvements à l'issue desquels les compartiments du sérail ont su, à chaque fois, s'en sortir.
M. K.


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