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Ahmed Malek, le «Ennio Morricone algérien»
Reconnu ailleurs, méconnu en son pays
Publié dans Le Soir d'Algérie le 18 - 04 - 2019

Sous d'autres cieux, le label Habibi Funk du DJ allemand Jannis Stürtz lui a consacré une compilation. Paloma Colombe, de son côté, a dédié le documentaire Planet Malek à ce prolifique génie oublié qui a signé une bonne partie de la bande son des années 1970 en Algérie dont Les Vacances de l'inspecteur Tahar.
La musique d'Ennio Morricone a beaucoup contribué aux succès de westerns comme Pour une poignée de dollars, Et pour quelques dollars de plus, Le Bon, la Brute et le Truand ainsi que Il était une fois dans l'Ouest, tous les quatre réalisés par Sergio Leone. Le compositeur Italien a également signé la musique du film La Bataille d'Alger de Gillo Pontecorvo. Il y a un grand compositeur algérien de musique de films, reconnu à l'étranger et méconnu en son pays. Ce compositeur c'est Ahmed Malek qui a signé notamment la musique du film Les vacances de l'inspecteur Tahar réalisé par Moussa Haddad.
D'ailleurs, il est considéré, toujours à l'étranger, comme «L'Ennio Morricone d'Algérie» ou surnommé «le Ennio Morricone algérien». Sous d'autres cieux, le label Habibi Funk lui a consacré une compilation. Paloma Colombe, de son côté, a dédié le documentaire Planet Malek à ce prolifique génie oublié qui a signé une bonne partie de la bande son des années 1970 en Algérie.
«Quand Jannis Stürtz m'a proposé de réaliser ce film, j'ai pensé que c'était une excellente occasion de faire connaître la musique d'Ahmed Malek au grand public, aussi bien en Algérie — où je me suis aperçue que la jeune génération le connaissait peu — que dans le reste du monde. Avec ce film, je veux permettre aux Algériens de se réapproprier leur patrimoine culturel», a expliqué la réalisatrice franco-algérienne. Paloma Colombe avec son moyen métrage documentaire repart sur les traces d'un musicien sorti de l'oubli grâce au travail acharné de Stürtz, DJ berlinois, qui publie sur son label Habibi Funk des merveilles des années vinyle.
«Très peu de gens le connaissent, mais beaucoup connaissent sa musique. Elle a marqué l'Algérie d'après l'indépendance, disait il y a quelques années ce producteur de musique pour qui l'idée d'éditer une compilation d'Ahmed Malek est devenue «une véritable obsession.
À partir de 2012, Jannis Stürtz va partir sur les traces du natif de Bordj El Kiffan, à Alger, le 6 mars 1932. Il va faire un travail d'enquête digne d'un polar, qu'aurait justement pu illustrer Ahmed Malek, dont le nom et le son restent associés aux Vacances de l'inspecteur Tahar, policier burlesque des années 1970, à l'énorme succès populaire en Algérie, à ce jour. L'œuvre d'Ahmed Malek est grande avec plus de 200 films de fiction, documentaires, émissions TV, etc.
Membre de l'orchestre symphonique de la radio télévision algérienne après l'indépendance, Ahmed Malek aura ainsi accompagné des satires sociales, des films engagés, ou encore le documentaire Les Déracinés sur l'exode rural.
«Pour ce documentaire, nous avions utilisé les instruments traditionnels, dans un souci d'authenticité historique. Les thèmes sont souvent tirés du folklore. (...) J'ai eu la chance de bénéficier des infrastructures de la RTA, qu'il s'agisse des studios, mais aussi de l'orchestre. Si le besoin s'en fait sentir, je peux demander le renfort de musiciens spécialisés afin d'obtenir un certain son ou un style musical particulier comme le chaâbi», notait en 1978 le compositeur algérien dans une de ses rares interviews.
Loin des feux de la rampe, Ahmed Malek est décédé dans un relatif oubli le 24 juillet 2008 chez lui, à El-Mouradia, sur les hauteurs d'Alger. Les chefs-d'œuvre de ce compositeur, musicien, arrangeur hors pair et flûtiste expert sont sauvés grâce au travail du DJ allemand Jannis Stürtz. L'homme est réhabilité grace au film de la réalisatrice franco-algérienne Paloma Colombe.
Kader B.


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