CRISE POLITIQUE : Les partis de l'alternative démocratique rejettent le dialogue    EXPORTATIONS DU CIMENT : 30 millions de dollars de ciment exportés en 5 mois    Hafid Derradji qualifié de ‘'terroriste''    EGYPTE : Des dizaines de supporters algériens bloqués au Caire    AU PROFIT DES NOUVEAUX BACHELIERS : Les portes ouvertes sur l'université    GROGNE DES IMAMS : Hadjimi menace d'un vendredi blanc !    SURETE DE WILAYA DE MASCARA : Deux vendeurs de boissons arrêtés    TIARET : Belkacem Zaidouri, le chahid éclaireur    Scènes de liesse populaire à Béjaïa    «Un dialogue serein ne peut cohabiter avec des arrestations pour délit d'opinion»    Mihoubi plébiscité à la tête du RND    Grandiose !    Boisson naturelle pour lutter contre le stress    D'Arles-Avignon au Milan AC, le parcours exceptionnel de Ismaël Bennacer    ACTUCULT    Bensalah peut-il rester jusqu'à la présidentielle ?    Lourdes condamnations de deux élus pour meurtre    Vu au Cairo Stadium    Accueil triomphal pour les Verts    Un sacre… un conte de fées    En France, la fête jusqu'au bout de la nuit…    Plus du tiers des ménages ruraux en insécurité alimentaire    Al-Baghdadi Al-Mahmoudi libéré    Un pétrolier algérien dirigé vers les eaux territoriales iraniennes    Algérie, les dangereuses liaisons émiraties    Un taux de réussite de 50,41% au bac    Il a purgé sa peine : Hadj Ghermoul libéré    Explosion de joie sur fond de révolution    Formation de 400 jeunes dans les arts dramatiques    Témoignage sur un paradis perdu    Coup d'envoi des festivités    Mostaganem : Trois frères impliqués dans un trafic de drogue    Oran : Deux morts en marge de la fête après la victoire des verts    De la catastrophe écologique à la désertification    Merci, El Khadra !    Montage automobile, les vrais coupables !    Chantiers à l'arrêt, crédits bloqués, patrons en prison: L'économie nationale en panne    Le festival de la chanson oranaise revient    Maroc : Son implication dans le trafic de drogues, un danger direct pour la paix et la sécurité    Iran : Téhéran rappelle aux Etats-Unis leur situation géographique    Bourses : Les actions européennes reculent dans un climat tendu    Solaire : Saint-Etienne (France) passe au vert    Invité à la Radio : Karim Younes contre ceux qui rejettent toutes les initiatives et ceux qui veulent d'un dialogue sans les mesures d'apaisement    Chine : Huawei lève le voile sur son propre système d'exploitation    Et le peuple algérien créa le «Hirak» !    Côte d'Ivoire : Polémique sur l'usage des réseaux sociaux par les stars du coupé décalé    L'Asus Rog Phone 2 aura droit à un Snapdragon 855 Plus    Apple va probablement abandonner ses claviers papillon    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La mort de Camus, un livre qui accuse le KGB
Edition
Publié dans Le Soir d'Algérie le 05 - 05 - 2019

Après Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud, considéré comme «une suite» de L'Etranger, un livre sur Albert Camus vient de paraître en France. La mort de Camus, de l'écrivain italien Giovanni Catelli, paru récemment chez Balland, en France, est un livre-enquête.
Camus fascine toujours et parfois divise historiens et spécialistes au sujet de certaines de ses positions politiques, notamment sur le colonialisme français en Algérie. Dans La mort de Camus, en italien «Camus Deve morire», Giovanni Catelli tente de résoudre «l'énigme» de l'accident de voiture qui a tué Albert Camus et l'éditeur Michel Gallimard le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne, France). Meurtre ou simple accident ? C'est la problématique que tente de résoudre l'écrivain et universitaire italien dans son livre de 280 pages traduit en français par Danielle Dubroca. En réalité, l'auteur va plus loin et accuse directement le KGB.
En janvier 1960, la voiture à bord de laquelle Albert Camus rentre à Paris dérape et s'écrase sur un arbre à une centaine de kilomètres de la capitale française. Camus et son éditeur et ami, Michel Gallimard, qui conduisait, sont morts dans cet accident. Après quelques décennies, une note émerge des journaux intimes du traducteur et poète tchèque Jan Zàbrana et jette un nouvel éclairage sur ce qui était a considéré comme un accident. Sur la mort de Camus s'étend ainsi l'ombre du KGB qui aurait trafiqué la voiture.
Tout a commencé donc quand Giovanni Catelli avait découvert un passage du journal personnel de l'écrivain tchèque Jan Zàbrana (1931-1984) qui évoque une confidence qu'on lui aurait faite dans la Tchécoslovaquie des années où l'URSS était commandée par Léonid Brejnev. D'après ce journal, Albert Camus, qui avait dit un jour que «le comble de l'absurdité serait de mourir dans un accident de la route», n'aurait pas été victime d'un accident «absurde», mais d'un attentat perpétré par les services secrets soviétiques.
Jan Zàbrana qui n'a révélé l'existence du journal à sa femme, Maria Zabranova, que seulement deux semaines avant sa mort d'un cancer, le 3 septembre 1984 à Prague, n'indiquait toutefois pas l'origine de ses informations. Mais l'écrivain tchèque a évoqué clairement que l'accident de Camus aurait été organisé pour «punir» l'écrivain à cause de son activité antisoviétique et pour sa condamnation publique de l'invasion de la Hongrie.
C'est ainsi que Giovanni Catelli, sur la base de ces faits, a consacré des recherches minutieuses pour rechercher des témoins encore vivants afin d'accréditer la thèse de l'assassinat. Tout en fournissant une multitude de «preuves», de déclarations recoupées et de faits têtus, l'auteur, qui a donné des leçons de littérature italienne dans les universités de Prague, Olomouc, Bratislava, Nitra ainsi que d'Odessa, Kiev et Lvov, fait tout pour suggérer que l'accident de voiture devrait être classé au rang d'«assassinat politique», avec comme trame de fond la guerre des services de renseignement entre l'URSS et la France.
Une thèse difficile à faire passer quand même... Mais Camus fascine toujours.
Kader B.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.