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La mort de Camus, un livre qui accuse le KGB
Edition
Publié dans Le Soir d'Algérie le 05 - 05 - 2019

Après Meursault, contre-enquête de Kamel Daoud, considéré comme «une suite» de L'Etranger, un livre sur Albert Camus vient de paraître en France. La mort de Camus, de l'écrivain italien Giovanni Catelli, paru récemment chez Balland, en France, est un livre-enquête.
Camus fascine toujours et parfois divise historiens et spécialistes au sujet de certaines de ses positions politiques, notamment sur le colonialisme français en Algérie. Dans La mort de Camus, en italien «Camus Deve morire», Giovanni Catelli tente de résoudre «l'énigme» de l'accident de voiture qui a tué Albert Camus et l'éditeur Michel Gallimard le 4 janvier 1960 à Villeblevin (Yonne, France). Meurtre ou simple accident ? C'est la problématique que tente de résoudre l'écrivain et universitaire italien dans son livre de 280 pages traduit en français par Danielle Dubroca. En réalité, l'auteur va plus loin et accuse directement le KGB.
En janvier 1960, la voiture à bord de laquelle Albert Camus rentre à Paris dérape et s'écrase sur un arbre à une centaine de kilomètres de la capitale française. Camus et son éditeur et ami, Michel Gallimard, qui conduisait, sont morts dans cet accident. Après quelques décennies, une note émerge des journaux intimes du traducteur et poète tchèque Jan Zàbrana et jette un nouvel éclairage sur ce qui était a considéré comme un accident. Sur la mort de Camus s'étend ainsi l'ombre du KGB qui aurait trafiqué la voiture.
Tout a commencé donc quand Giovanni Catelli avait découvert un passage du journal personnel de l'écrivain tchèque Jan Zàbrana (1931-1984) qui évoque une confidence qu'on lui aurait faite dans la Tchécoslovaquie des années où l'URSS était commandée par Léonid Brejnev. D'après ce journal, Albert Camus, qui avait dit un jour que «le comble de l'absurdité serait de mourir dans un accident de la route», n'aurait pas été victime d'un accident «absurde», mais d'un attentat perpétré par les services secrets soviétiques.
Jan Zàbrana qui n'a révélé l'existence du journal à sa femme, Maria Zabranova, que seulement deux semaines avant sa mort d'un cancer, le 3 septembre 1984 à Prague, n'indiquait toutefois pas l'origine de ses informations. Mais l'écrivain tchèque a évoqué clairement que l'accident de Camus aurait été organisé pour «punir» l'écrivain à cause de son activité antisoviétique et pour sa condamnation publique de l'invasion de la Hongrie.
C'est ainsi que Giovanni Catelli, sur la base de ces faits, a consacré des recherches minutieuses pour rechercher des témoins encore vivants afin d'accréditer la thèse de l'assassinat. Tout en fournissant une multitude de «preuves», de déclarations recoupées et de faits têtus, l'auteur, qui a donné des leçons de littérature italienne dans les universités de Prague, Olomouc, Bratislava, Nitra ainsi que d'Odessa, Kiev et Lvov, fait tout pour suggérer que l'accident de voiture devrait être classé au rang d'«assassinat politique», avec comme trame de fond la guerre des services de renseignement entre l'URSS et la France.
Une thèse difficile à faire passer quand même... Mais Camus fascine toujours.
Kader B.


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