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«Tourner un film, c'est comme une histoire d'amour»
Selon Costa-Gavras
Publié dans Le Soir d'Algérie le 24 - 09 - 2019

Costa-Gavras a 86 ans, le sourire aux lèvres et une passion intacte pour le cinéma, un art qui «a déjà changé le monde», dit le réalisateur gréco-français dans un entretien accordé à plusieurs médias au Festival de Saint-Sébastien (20-28 septembre).
Décrit par le festival espagnol comme «un des plus grands représentants du cinéma politique et de dénonciation sociale» des 50 dernières années, Costa-Gavras a reçu samedi le prix honorifique Donostia pour l'ensemble de sa carrière. «Tourner un film, c'est comme une histoire d'amour. Tu ne peux pas vivre deux, trois ou quatre ans avec une histoire sans l'aimer profondément», confie-t-il, en recevant la presse étrangère dans une suite de l'hôtel Maria Cristina, avec une élégance impeccable et une bonne humeur communicative.
Né en 1933 dans la région grecque d'Arcadie, au cœur du Péloponnèse, il a émigré à Paris à 22 ans, alors qu'il parlait à peine français. Depuis, son cinéma a abordé nombre de drames politiques : la dictature des colonels grecs dans Z (Oscar du meilleur film étranger et du meilleur montage en 1969), la dictature uruguayenne dans Etat de siège (1972), les disparitions à la suite du coup d'Etat de Pinochet au Chili dans Missing (Palme d'or 1982 ex-æquo à Cannes), le nazisme dans Music Box (1989) et Amen (2002), l'émigration du Moyen-Orient vers l'Europe dans Eden à l'ouest (2009)... Une œuvre qui a évolué «avec ma perception des choses, avec mon âge et mon expérience», mais «tout ce que je fais, j'essaie de le faire avec passion» et le cinéma est «un art qui a changé le monde», dit-il. Cette fois, il est présent à Saint-Sébastien avec Adults in the room, l'adaptation du livre du même nom de l'éphémère ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, en poste moins de six mois en 2015 jusqu'à sa démission. Un ouvrage qui relate le bras de fer du ministre avec l'Europe pour tenter de mettre fin aux politiques d'austérité dans son pays. Le cinéaste explique avoir commencé à glaner des éléments sur la crise grecque dès son commencement, au moment de l'introduction des premières mesures d'austérité, puis avoir trouvé le fil rouge de la narration dans le livre que Yanis Varoufakis préparait. Il «commença à m'envoyer un chapitre après l'autre et on a commencé à parler et à concevoir le scénario», explique Costa-Gavras, qui a finalement acheté les droits d'adaptation du livre, paru en 2017, et voit en cet ancien ministre un homme «cohérent, qui résiste». Le résultat est un drame compact et à tonalité sarcastique dans lequel, de bureau en bureau et de capitale en capitale, Yanis Varoufakis (Christos Loulis) bataille contre ses homologues européens, et en particulier le puissant et intraitable ministre allemand Wolfgang Schäuble (Ulrich Tukur).
Les rares respirations viennent de la musique, «un personnage de plus, qui aide les personnages grecs à s'exprimer et à être plus crédibles», glisse le cinéaste. La crise de la dette grecque fut tout un problème existentiel pour l'Europe, un épisode dont Costa-Gavras fait une lecture particulière.
Se référant à la dureté de l'Allemagne au cours de ce processus, il admetc qu'un «Etat n'a pas d'amis mais des intérêts». Cependant, ce raisonnement «ne colle pas en Europe», dit-il ; «nous devons changer les choses ensemble ; si nous ne le faisons pas, nous ne sommes pas européens». Quant à l'avenir de la gauche, son pronostic n'est pas très flatteur, au moins pour la France où il vit, et pour la Grèce, où la gauche radicale — le parti Syriza — a perdu le pouvoir cette année. «Le besoin de gauche est là, la philosophie de la gauche est là, mais les gens capables de faire marcher n'existent pas», pense-t-il.


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