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L'empire Haddad s'écroule
Il a été condamné à dix-huit ans de prison et tous ses biens sont saisis
Publié dans Le Soir d'Algérie le 02 - 07 - 2020

Il s'agit de la peine la plus lourde prononcée jusque-là contre l'un des hommes d'affaires jugés pour corruption : Ali Haddad a été condamné à dix-huit ans de prison par le tribunal de Sidi-M'hamed.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - L'empire de l'ancien patron de l'ETRHB s'est officiellement écroulé hier. Le magistrat chargé de juger son affaire a non seulement confirmé la peine requise par le procureur de la République, mais il a de plus décidé de saisir tous les biens de l'accusé.
Ces derniers s'étalent dans une liste quasiment impossible à énumérer de par leur nombre et leur diversité également puisqu'ils partent de simples maisons ordinaires, comme le F3 de Sidi-Yahia, aux villas somptueuses d'El-Biar, aux vastes terrains de Staouéli, aux centaines d'hectares détenus dans pas moins de neuf wilayas, aux constructions en cours... Une vingtaine de comptes personnels ont été également bloqués et il doit de surcroît verser une amende s'élevant à un million de dinars d'amende pour réparer le préjudice causé au Trésor public.
Samedi passé, dernier jour des auditions entreprises dans le cadre de ces jugements, Haddad s'était carrément effondré à la barre. Lorsque le juge lui a demandé de prononcer son dernier mot avant la clôture du procès, il a laissé couler des larmes et clamé son innocence tout en affirmant que ses affaires avaient permis à l'Algérie d'économiser des dépenses inutiles. Il n'avait pu également cacher son émotion de voir ses frères forcés à répondre à des charges qu'il voulait assumer seul. «Ils n'ont rien à faire dans cette histoire, je suis le seul responsable, c'est moi qui dois m'expliquer», s'est écrié ce dernier devant le juge. Ils n'ont toutefois pas été épargnés par la justice qui a condamné Rebbouh (ex-président de l'USMA), Mohand et Ameziane Haddad à quatre années de prison ferme et 8 millions de dinars d'amende.
Les deux anciens chefs de gouvernement ont été, quant à eux, condamnés chacun à douze ans de prison et une amende d'un million de dinars. Abdelmalek Sellal échappe ici à une aggravation de sa peine puisque le procureur avait préalablement requis quinze années de prison à son encontre. Etant définitivement condamné à douze ans de prison dans le premier acte de l'affaire de l'automobile qui s'est déroulée en décembre dernier, il aurait de ce fait pu écoper de trois années d'emprisonnement supplémentaires en vertu des dispositions qui rendent applicables les peines les plus élevées mais sans cumul.
La bonne nouvelle pour Sellal, c'est également la décision du tribunal d'éteindre l'action publique le concernant dans l'affaire du financement occulte de la campagne pour le cinquième mandat.
L'ancien ministre des Travaux publics, Amar Ghoul, écope d'une peine de dix ans de prison assortie d'une amende d'un million de dinars. Comme Ouyahia et Sellal, il avait imputé tous les faits qui lui étaient reprochés à Abdelaziz Bouteflika. Ses successeurs à la tête du ministère se sont vu condamnés à des peines moins importantes. Des peines allant respectivement de trois, deux et cinq ans ont en effet été prononcées à l'encontre de Boudjemaâ Talai, Abdelghani Zaâlane et Abdelkader Kadi qui doivent également verser des amendes s'élevant à 500 000 DA. Amara Benyounès, poursuivi en qualité d'ancien ministre du Développement industriel et de la Promotion de l'investissement, a été, pour sa part, condamné à trois années de prison assorties d'une amende de 500 000 DA. Youcef Yousfi et Mahdjoub Bedda, anciens ministres de l'Industrie, ont écopé de deux années de prison et d'une amende de 500 000 DA.
La condamnation la plus lourde, vingt ans de prison, a été prononcée à l'encontre de Abdeslam Bouchouareb, actuellement en fuite et objet d'un mandat d'arrêt international. Tous ces anciens ministres ont été entraînés par Haddad dans sa chute.
Les avocats estiment que les véritables responsables de cette situation n'ont, en revanche, pas été cités dans cette affaire. Ils réclament la présence de l'ancien chef de l'Etat, unique détenteur des pouvoirs de décision durant ces vingt années de règne.
Le juge et le procureur ont déclaré que la demande de citation de ce dernier n'avait pas été introduite par la défense. Le procès en appel apportera-t-il du nouveau dans ce sens ?
A. C.


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