Jaguar Land Rover travaille au développement de nouveaux matériaux premium, comme alternatives au cuir traditionnel. Consommer de façon responsable est devenu une priorité pour la majorité des citoyens à travers le monde. Privilégier des produits respectueux de l'environnement, certifiés, labellisés, issus idéalement d'une production locale ou, à tout le moins, du recyclage est aujourd'hui un critère de choix essentiel. Le constructeur Jaguar Land Rover (JLR) l'a bien compris et entend du coup s'inscrire dans cette tendance. Pour le constructeur, dans un habitacle, le cuir est synonyme de luxe. Un matériau distingué dont l'industrie automobile est friande pour habiller selleries et tableaux de bord des modèles haut de gamme. Seulement, le cuir souffre de plus en plus d'une image négative. Entre la déforestation causée par l'élevage intensif du bétail, la maltraitance animale liée à l'abattage, la grande consommation d'eau et l'utilisation de chrome pour assouplir et tanner les peaux, son bilan environnemental est peu flatteur. Soucieux de son empreinte écologique sur la planète, le groupe JLR s'est mis au défi de proposer des alternatives qualitatives au cuir au sein de ses habitacles : «l'offre est née en 2017 avec le Velar», explique Amy Frascella, directrice des matériaux au sein de la marque britannique. «Le challenge était de proposer un matériau à la fois beau, costaud et chic. Nous avons opté pour un textile haut de gamme, développé par la maison danoise Kvadrat. Celui-ci recouvre les sièges et l'accoudoir central et est combiné avec d'autres matériaux high-tech comme le Microfibre Suede Textile, une étoffe très douce conçue à partir de matériaux recyclés issus de déchets plastiques. Pour l'Evoque, en 2019, nous avons voulu franchir un pas de plus. C'est comme ça qu'est né l'Eucalyptus Mélange, un tissu végétal très soyeux, réalisé à l'aide de fibres d'eucalyptus. Avec ces deux textiles de nouvelle génération, nous avons été l'un des premiers constructeurs à proposer un habitacle premium, dénué de tout matériau provenant du monde animal», poursuit Amy Frascella.