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La reconversion des seconds couteaux
Publié dans Le Soir d'Algérie le 13 - 07 - 2020

Cette histoire est comme beaucoup d'autres «classiques» qui se racontent dans une multitude de versions, avec des protagonistes qui changent d'identité et des lieux qui vont du nord au sud, de l'est à l'ouest, des montagnes à la vallée et du désert au bord de mer. L'histoire donc, nous ramène aux manifestations de joie populaire que le pays a vécues dans les premiers jours de l'indépendance. Quelque part en Algérie, un homme était au premier rang de l'une de ces manifs spontanément entamée dans sa localité. Débordant d'enthousiasme, exubérant, bruyant, entreprenant, limite zélé, il ne pouvait pas passer inaperçu. En tout cas pas aux yeux d'un proche qui connaissait bien son passé de petit larbin de l'administration coloniale. Alors, il est allé vers lui pour lui dire simplement à l'oreille : toi aussi, tu fêtes l'indépendance ?! L'histoire n'est peut-être pas vraie mais elle est vraisemblable. Personne ne sait vraiment où elle a eu lieu et avec quels protagonistes. Mais elle aurait pu survenir n'importe où et les larbins qui crient victoire, ce n'est pas ce qui manque. Partout et de tout temps. Justement, ça ne se voit pas beaucoup, sans doute parce que ça n'a pas les faveurs de l'actualité mais il en est beaucoup question depuis un moment. Ils étaient les clients de l'ancien régime, puis ils ont vu le monde déraper sous leurs pieds. Devenus orphelins de leurs privilèges, ils ne crèvent pas la dalle pour autant. C'est que «chez ces gens-là», ça accumule et ils se sont tous fait un matelas confortable qui compensera largement les années de «disette» à venir. Quand la chute était devenue inéluctable, ils ont commencé à se faire discrets et quand elle advint, ils se sont attelés à trouver une issue sans dégâts. Bien sûr, ils n'ont pas été aussi audacieux que le bonhomme de l'été 62. Mais ils ont vite compris qu'ils ne pouvaient pas s'en sortir à si bon compte. Alors, ils se sont dit qu'il fallait rejoindre la colère populaire ou... mieux, faire savoir leur disponibilité - toujours intacte- à servir ceux qui sont maintenant aux affaires. Dans l'une comme dans l'autre option, on les voit se déployer avec un égal... sens de l'entreprise. Comme ils ont aussi le sens des priorités, il est d'abord question de se mettre à l'abri des vagues, par bonheur trop... hautes pour les atteindre dans leur posture de seconds couteaux. Pour l'instant du moins. La colère populaire a des préoccupations trop urgentes pour balayer dans ses rangs et la justice dispose de clients plus... sérieux. Le sens des priorités, toujours.
S. L.

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