Tottenham : Mauvaise nouvelle pour Son Heung-min    Fatma-Zohra Zerouati élue à la tête du parti TAJ    Liban: appels à s'attaquer aux raisons de l'obstruction pour surmonter l'impasse politique    L'opération de révision des listes électorales s'est déroulée dans de bonnes conditions    Adel Kansous installé dans sa nouvelle fonction de PDG de l'ANEP    Sahara occidental: mise en garde contre l'escalade marocaine    Le procès en appel de Ali Haddad reporté au 11 octobre    Accidents de la route: 6 morts et 390 blessés en une semaine dans les zones urbaines    Rentrée scolaire 2020-2021: la date pas encore fixée    Covid-19: 153 nouveaux cas, 104 guérisons et 3 décès    Ferhat buteur face au RC Lens    ANSEJ : Large mouvement au niveau des directions d'annexes    Le MSP décide de voter "Non" à la révision constitutionnelle    EMIGRATION CLANDESTINE : Sauvetage de 755 personnes durant la dernière semaine    RAGE : 900 cas et 15 décès en Algérie en 2019    MOSTAGANEM : 100 logements sociaux et des questions à Fornaka    SIDI BEL ABBES : Commémoration de l'assassinat des 11 enseignantes    Alger : sit-in des avocats pour réclamer le règlement de leurs problèmes professionnels    Schalke 04 : Bentaleb voit son entraineur se faire limoger    CONDOLEANCES    Abdelwahab Maïche, l'homme au tempérament de gagneur    Le leader du Mouvement M5 rappelle le rôle primordial de l'Algérie    23 morts dans le crash d'un avion militaire    40 terroristes présumés tués par l'armée    Ces nids à problèmes    Le FFS refuse de cautionner le référendum constitutionnel    "On veut nous neutraliser !"    Les locataires tirent la sonnette d'alarme    Les travaux traînent en longueur    Algérie-Mexique, le 13 octobre à La Haye    Programme dense par le TNA et les théâtres régionaux    Ouverture de la galerie "Diwaniya Art Gallery" à Alger    La Foire du livre de Francfort invite les libraires pour une formation    Une bouffée d'oxygène pour l'Algérie ?    FC Barcelone : le grand «Koemancement»    Sommes-nous tous victimes de l'abstraction sélective ?    Et si on causait d'érotisme dans Les Mille et une Nuits ?    Robes noires    AS Aïn M'lila: Un retard considérable à rattraper    LES CROCS AIGUISES DE LA REALITE DES PRIX    Faire le pied de grue devant un distributeur fâché    Tlemcen: Un nouveau quota d'eau pour les terres agricoles de Fehoul    Massacres du 17 octobre 1961: Une Association française demande la reconnaissance du crime    Vers l'abandon progressif de l'essence super à partir de 2021    L'avis des experts    Règlement de la crise malienne: les efforts de l'Algérie salués    Importation: Pas de retour aux licences    L'ennemi extérieur est uniquement dans la tête des dirigeants.    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





LE SOIR D'ALGERIE FÊTE SES 30 ANS
Le Soir : 4 septembre 1990 - 4 septembre 2020
Publié dans Le Soir d'Algérie le 04 - 08 - 2020

Pour le trentenaire de la fondation du Soir d'Algérie, nous proposons à nos lecteurs, tout au long de ce mois d'août, un retour sur les principaux évènements, étapes et dates ayant marqué le parcours du journal, et aussi l'histoire du pays. Un devoir de mémoire pour entretenir le souvenir d'une épopée et raviver la flamme d'une aventure qui se poursuit.
Le Soir perd l'un de ses piliers
L'année 2019 a été particulièrement marquée pour l'Algérie. La lame de fond du Hirak, qui a mobilisé des millions de citoyens aux quatre coins du pays, a emporté dans ses flots le régime de Bouteflika pour le jeter définitivement aux oubliettes de l'Histoire. Cette révolution du sourire, unique par son ampleur, a ouvert la voie vers la nouvelle république tant souhaitée.
2019, c'était, hélas, le départ précipité et sur la pointe des pieds, vers un monde meilleur, de l'un des piliers fondateurs du Soir d'Algérie et son directeur de la publication, 20 années durant, Fouad Boughanem. Une nouvelle accablante qui a affligé la grande famille du Soir d'Algérie et endeuillé le monde de la presse d'une manière générale.
Avec la disparition de Fouad Boughanem, c'est une nouvelle page de l'histoire du pionnier de la presse indépendante qui est en train de s'écrire. Un hommage particulier lui a été rendu par ses collègues, par les confrères et par des personnalités de divers horizons.
Badreddine Manaâ, directeur de rédaction, écrivait : «C'est comme s'il avait voulu ne pas gâcher à sa famille, ses amis et proches la première journée de l'Aïd. Fouad a attendu le lendemain pour partir comme il a vécu : le plus discrètement possible. Tous ceux qui l'ont côtoyé durant sa longue et riche carrière vous confirmeront ce paradoxe : ce grand monsieur de la presse tenait beaucoup à rester effacé. Effacé mais efficace !» Membre fondateur du Soir d'Algérie en 1990, avant d'en assurer la direction 9 ans plus tard, Fouad a été de tous les combats démocratiques.
Refusant de céder le moindre pouce de terrain face aux hordes intégristes durant la décennie de sang, l'homme a continué son combat dans les années 2000 et l'avènement du bouteflikisme. Face aux multiples suspensions et pressions dont le journal faisait l'objet, il a su se montrer intraitable sur l'indépendance du titre. A ses proches collaborateurs, il tenait souvent à rappeler qu'il fallait préserver cette tribune ouverte aux «sans-voix » tout en essayant de sauvegarder l'outil de travail qui nourrit des centaines de familles.
Habitué à encaisser avec dignité et courage les coups durs et les multiples pertes qui ont jalonné son histoire tourmentée, Le Soir d'Algérie a, encore une fois, réussi à surmonter cette douloureuse épreuve et poursuivre le travail accompli durant ces 30 années d'existence.
B. B.
Un billet pour la gratitude
Après avoir surmonté avec succès les nombreuses embûches qui entravaient le début de son parcours et en réponse à l'engouement d'un nombre de plus en plus grandissant de lecteurs qui bravaient les longues files d'attente pour se procurer un exemplaire du Soir, les responsables du titre n'ont pas hésité à dire leur gratitude pour cette confiance, à travers un billet que nous avons jugé utile de publier in extenso en ce mois du souvenir.
Des unes et des évènements
Le Hirak galvanise la société
On s'attendait à de grandes manifestations de contestation d'un cinquième mandat de Abdelaziz Bouteflika, on a eu droit, finalement, à une extraordinaire déferlante populaire qui, aux quatre coins du pays, a exprimé un impressionnant rejet, massif, unanime et sans appel, du candidat, de son bilan et de son système en général. Une sorte de référendum grandeur nature que les Algériens ont organisé, en cet historique vendredi 1er mars 2019, que le régime n'oubliera pas de sitôt. Une première dans l'histoire de l'Algérie post-indépendance, à l'exception peut-être des manifestations de l'été 1962, qu'à travers tout le pays, les Algériens expriment, en même temps, les mêmes slogans, à travers des marches qui n'étaient chapeautées par aucune structure de quelque ordre que ce soit. Des marches et des manifestations spontanées, synchronisées et, surtout, pacifiques et populaires au sens propre du terme. Le haut degré de civisme qui a caractérisé cette démonstration de rue, où des familles, des femmes, des jeunes filles, des jeunes, des vieux, d'immenses foules qui sillonnaient, pendant des heures, les grandes artères de toutes nos grandes villes sans le moindre incident, est frappant. Des marées humaines, composées de toutes les franges de la société, exprimaient, dans une ambiance de fête et dans une communion inhabituelle pour ce genre d'événements, leurs opinion et position politique : non à un cinquième mandat pour Bouteflika.
Une petite porte pour Bouteflika
Fin d'une époque : Abdelaziz Bouteflika quitte définitivement le pouvoir, en notifiant officiellement au Conseil constitutionnel sa décision «de mettre fin à son mandat», ce mardi 2 avril 2019, en début de soirée. Une démission qui met fin à un règne de vingt ans , le plus long de toute l'histoire de l'Algérie indépendante et qui n'aura été interrompu que par une historique révolution populaire.
Une révolution populaire qui, depuis le 22 février dernier, «soufflera», d'abord, le projet du cinquième mandat, puis la tentative de prolongement du quatrième que Bouteflika voulait imposer de fait, en procédant à l'annulation de la présidentielle initialement prévue pour le 18 avril, puis, l'ultime tentative encore d'aller jusqu'au bout de son mandat expirant le 28 avril.
Bouteflika annonçait, à travers un communiqué de la présidence de la République, sa décision de déposer sa démission «avant le 28 avril» mais aussi, au préalable, «des mesures importantes», en vue de préparer la transition. En somme, il aura tout fait pour ne jamais quitter le pouvoir, lui qui, à 82 ans, postulait encore à un cinquième mandat, alors qu'il avait accompli le quatrième et même la fin du troisième dans des conditions pénibles et inédites pour un chef d'Etat complètement abattu par l'AVC du 27 avril 2013 dont il ne s'est jamais relevé. Entouré de l'ensemble des membres de l'état-major, des commandants de forces, des chefs de Régions, le chef de l'armée signifiera clairement que l'institution militaire ne reconnaissait plus désormais ni Abdelaziz Bouteflika ni encore moins ses décisions.
L'Algérie sur le toit de l'Afrique
Une finale se gagne ! Celle opposant, hier soir, au Cairo-Stadium, en clôture de la 32e édition CAN de football, en est une de rêve ! Algériens et Sénégalais, dont c'étaient également les retrouvailles dans ce tournoi, ne pouvaient déroger à la règle. Pour marquer l'Histoire. Celle de Belmadi et son équipe, d'une Algérie qui gagne, après 29 ans de vaches maigres.
Sauf que, pour vaincre et s'offrir, par-dessus, le trophée, il fallait oublier le rendez-vous du 27 juin dernier. Vainqueurs et vaincus compris.
L'Algérie a laissé passer l'orage et a confirmé sa belle CAN en s'offrant un but, œuvre de Bounedjah, pour devenir les maîtres de l'Afrique. Les hommes de Djamel Belmadi avaient étonné leurs propres supporters, de même que leurs pires détracteurs, en franchissant les écueils l'un après l'autre. Un premier tour sans faute, des huitièmes en dilettante, un quart au prix d'une formidable force mentale et une demi-finale de feu.
Abdelmadjid Tebboune, nouveau Président
Le 12 décembre, l'Algérie élisait son 7e président de la République depuis l'indépendance. Abdelmadjid Tebboune l'a emporté haut la main avec un total de 4,9 millions de voix, soit un taux de 58,15%. Il est suivi par Abdelkader Bengrina avec 1, 4 million de voix, soit un taux de 17,38%. Ali Benflis se place en troisième position avec 896 000 voix, soit 10,55%. En quatrième position, c'est le secrétaire général par intérim du RND qui obtient 617 000 voix, soit 7,26%, et enfin dernier de la liste, Abdelaziz Belaïd avec 566 808, soit 6,66%. Au bout d'un long et laborieux processus engagé dans un contexte extrêmement tendu, cette élection présidentielle du 12 décembre a donc eu lieu, sans incidents majeurs graves, et c'en est là en soi une réussite indéniable de ce scrutin. Avec un taux de participation de 39,33% à l'échelle nationale, l'élection confère au nouveau président de la République, Abdelmadjid Tebboune, la légitimité nécessaire pour entamer sa lourde mission, celle d'abord d'affronter une crise multidimensionnelle et avec bien des urgences nationales immédiates. Prioritairement, le nouveau locataire du palais d'El-Mouradia ne doit pas perdre de vue que toute une région, la Kabylie, n'a pas participé à son élection ni même pris d'ailleurs part au scrutin dans son ensemble.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.