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Entre les espoirs d'un vaccin et la baisse des stocks et de l'offre
Marché mondial du pétrole
Publié dans Le Soir d'Algérie le 17 - 09 - 2020

« Le chemin vers la stabilité est encore long. Nous devons rester vigilants. Tant qu'un traitement ou un vaccin efficace ne sera pas disponible dans le monde entier, les risques sur la stabilité du marché ne peuvent être ignorés .» Ainsi commentait le ministre algérien de l'Energie, Abdelmadjid Attar, l'actualité du pétrole dans un entretien accordé cette semaine à un fournisseur mondial de data sur les marchés et de business intelligence.
Au plus fort du pessimisme ambiant depuis plusieurs semaines, pessimisme appuyé par les perspectives pas très encourageantes de l'Opep, corroboré avant cela par une chute des prix des deux barils de référence de 6% sur la semaine, les cours du pétrole ont offert quelque répit aux investisseurs dans le secteur en reprenant la courbe ascendante, hésitante certes mais ascendante tout de même, en gagnant plus d'un dollar pour le baril de référence américaine et juste en deçà de 1 dollar pour le Brent de la mer du Nord, à l'issue de la séance de mardi. Une séance influencée par les nouvelles du front anti-Covid-19 ainsi que les inquiétudes sur les conséquences de l'ouragan Sally sur une partie de la production aux Etats-Unis, donc une potentielle diminution de l'offre, à un moment où le pompage s'intensifie, dans les pays du Golfe notamment, noyant un peu plus le marché. Une tendance à la hausse qui se maintenait jusqu'à hier avant la mi-journée, portée par la fermeture d'installations pétrolières dans le golfe du Mexique, induisant ainsi une baisse de l'offre. Toutefois, il est bien à craindre, eu égard aux indicateurs du marché, que la remontée ne soit que momentanée avant que, finalement, la conjoncture aille dans le sens des perspectives établies par l'Opep et l'AIE, auteurs de rapports reflétant le pessimisme ambiant notamment, entre autres raisons, tant qu'un traitement ou un vaccin efficace ne sera pas disponible dans le monde entier, comme l'évoquait Abdelmadjid Attar dans son entretien accordé cette semaine à Argus Media.
L'AIE a revu ses prévisions de demande pour 2020, rabaissant ses perspectives précédentes déjà peu enthousiasmantes de 200 000 barils/jour pour les porter à 91,7 millions de b/j, soit à peine mieux que les 90,2 millions de b/j attendus par l'Opep qui, elle, s'est appuyée sur le constat selon lequel «la demande pétrolière en Inde, en Indonésie, en Thaïlande et aux Philippines a été bien moins élevée que ce qui avait été attendu initialement» pour expliquer son pessimisme qui tranche avec les propos du ministre algérien de l'Energie qui confiait dans son entretien de la semaine que l'impact de la pandémie sera probablement moins dramatique qu'au printemps. Conjoncture toujours aussi particulière qu'elle l'est depuis février dernier qui induira, selon l'Opep, un rebond de la demande revu à la baisse pour 2021, pour s'établir à 96,9 millions de b/j, soit 400 000 barils/j de moins que les précédentes prédictions. Comme le disait Abdelmadjid Attar à Argus Media, «les incertitudes restent importantes. Le nombre de nouveaux cas infectés monte en flèche dans certains pays», impactant les prix du pétrole, entre autres effets. Cela, sans parler du cas «pesant» de la Chine sur le marché mondial. En effet, les importations record de pétrole brut par les Chinois ont soutenu les prix du pétrole à la fin du printemps et à l'été, lorsque la reprise de la demande de pétrole dans le reste du monde venait juste de commencer, puis a vacillé au milieu des craintes d'une deuxième vague Covid-19, constate une experte d'un site américain spécialisé qui ajoute qu'en août, on s'attendait à ce que la Chine ait importé ce qui constituait la dernière des cargaisons bon marché, celles que les raffineurs avaient achetées en avril. Mais, les données douanières ont montré que les importations de pétrole brut de la Chine en août ont chuté, d'un mois à l'autre, pour s'établir à 11,18 millions de b/j pour induire, avec le rebond des cas de Covid-19 dans de nombreux pays de l'OCDE, la baisse des cours de ces dernières semaines, d'une part, et les perspectives peu emballantes d'entités qui pèsent dans le monde du pétrole et de l'énergie en général, Opep et AIE. Tout compte fait, et à prendre la question sous tous les angles, le prix du pétrole dépend, pour beaucoup, d'un traitement ou vaccin contre le Covid-19 d'une part, comme le souligne donc Abdelmadjid Attar, et de la discipline des pays producteurs, notamment ceux faisant partie de l'Opep, contre l'appât du gain immédiat et de la baisse des stocks.
Azedine Maktour


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