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Spectaculaire rebond de l'émigration clandestine
ENCOURAGE PAR LA PERSISTANCE DU BEAU TEMPS
Publié dans Le Soir d'Algérie le 23 - 09 - 2020

Le phénomène de l'émigration clandestine est revenu en force ces derniers mois.
Regagnés par le désespoir, les jeunes tentent à nouveau une traversée périlleuse de la Méditerranée. Les harragas n'hésitent pas à filmer leur aventure, avant de partager les images sur les réseaux sociaux une fois arrivés à bon port. Avec la fermeture des frontières aériennes dans le sillage de la lutte contre le coronavirus, la filière turque, qui était très prisée en raison de la facilité de l'obtention du visa avant de poursuivre le voyage par route vers les pays européens, notamment la France, l'Espagne, l'Italie et l'Allemagne, a été abandonnée. Le trafic a, dès lors, pris de l'ampleur à partir du littoral de l'ouest du pays, notamment de l'Oranie, d'où, selon des candidats qui ont payé fortement leur place, la traversée vers l'Espagne est moins risquée et prend moins de temps.
Mais depuis fin juillet dernier, suite à l'opération spectaculaire de l'arrivée de 418 harragas en Espagne en 24 heures seulement, les choses sont devenues plus difficiles à cause de la surveillance de plus en plus minutieuse des mouvements sur le large par les gardes-côtes algériens. Des candidats, selon nos informations, ayant payé rubis sur l'ongle le droit de passage qui approche les 70 millions de centimes, ont dû quitter la ville d'Oran où ils attendaient leur tour pour embarquer. Entre-temps, plusieurs passeurs ont été neutralisés.
Près de 500 personnes sauvées en 5 jours
Le phénomène a pris tellement d'ampleur qu'en l'espace de 5 jours seulement, 42 interventions des forces navales ont été enregistrées pour avorter des tentatives d'émigration clandestine ou pour secourir des candidats en danger. Selon un bilan rendu public lundi soir, le ministère de la Défense nationale a fait état de sauvetage de 485 personnes lors d'opérations distinctes menées dans les eaux territoriales algériennes par des unités des gardes-côtes durant la période allant du 15 au 19 septembre.
« Dans la dynamique des efforts de nos Forces navales pour mettre un terme au phénomène de l'émigration clandestine, des unités des gardes-côtes ont procédé, lors de 42 opérations distinctes menées dans nos eaux territoriales entre le 15 et le 19 septembre 2020, à l'interception et au sauvetage de 485 personnes qui tentaient de prendre la mer de manière illicite, et qui ont été prises en charge par les services compétents, alors que 10 dépouilles d'émigrants clandestins dont l'embarcation a chaviré ont été repêchées », a précisé la même source.
Détaillant ces opérations menées par les unités flottantes de recherche et de sauvetage, le MDN a expliqué que 22 opérations ont été exécutées au niveau de la façade maritime ouest, au cours desquelles 255 émigrants clandestins ont été interceptés et sauvés. 19 autres opérations ont été exécutées au niveau de la façade maritime est, au cours desquelles 227 émigrants clandestins ont été interceptés et sauvés, tandis que 3 émigrants clandestins ont été interceptés et sauvés au niveau de la façade maritime centre.
Cela sans compter bien sûr le nombre des personnes qui ont réussi la traverser et elles seraient nombreuses, à l'image de ce groupe qui serait parti de Zéralda il y a quelques jours et accosté en Espagne « sain et sauf ». Ce dernier pays semble être le choix prioritaire des organisateurs de ces aventures. À en croire la presse espagnole, les Algériens représentent la première nationalité des arrivées illégales en Espagne. Le ministère de l'Intérieur de ce pays, repris par la presse locale, a affirmé que plus de 2 000 Algériens sont arrivés de manière illégale sur les côtes ibériques depuis le début de l'année.
Mais les harragas, dont le prix de la place dans l'embarcation de fortune est pris en charge par leurs parents, utilisent l'Espagne comme un pays de transit et ne s'y installent que rarement. Leur première destination reste la France.
En plus des passeurs dont les tarifs exigés sont « excessifs », selon des candidats, certains groupes ont développé de nouvelles méthodes : ils cotisent entre eux et achètent carrément des embarcations plus sûres qu'ils abandonnent une fois sur les rivages des pays de destination.
Mauvais temps pour les passeurs
Pour les passeurs, la situation s'est compliquée depuis fin juillet suite à l'opération spectaculaire des 418 personnes arrivées en Espagne en une seule journée et qui avait tourné au scandale. L'étau s'est resserré depuis sur eux et ils se retrouvent pris en flagrant délit. En effet, des dizaines d'éléments ont été arrêtés depuis début août et plusieurs réseaux ont été démantelés.
Ce 20 septembre, deux réseaux de passeurs ont été démantelés par les services de police à Aïn-el-Turk (Oran). Les deux réseaux sont composés de 6 individus, âgés de 20 à 36 ans, selon la police de la ville qui a saisi deux embarcations, des moteurs d'une puissance de 120 chevaux, des gilets de sauvetage et un montant de 465 millions de centimes.
Ce 16 septembre, la police relevant de la Sûreté de daïra à Achaâcha, à l'est de Mostaganem, a annoncé l'arrestation de deux passeurs originaires de cette localité, âgés de 26 et 27 ans.
Trois jours plus tôt, soit le 13 septembre, la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) du service de wilaya de la police judiciaire de Aïn-Témouchent a démantelé, en coordination avec une unité des gardes-côtes du port de Bouzedjar, un réseau national spécialisé dans l'organisation de traversées clandestines par voie maritime à partir des côtes de l'ouest du pays. L'opération a eu lieu après que les gardes-côtes de la station maritime du port de Bouzedjar ont mis en échec un plan d'émigration clandestine en interceptant une embarcation au large à 5 milles au nord-ouest de cap Figalo, avec à son bord 12 personnes. Le 10 septembre, la police a annoncé le démantèlement d'un réseau de passeurs constitué de cinq personnes originaires des wilayas de Tizi-Ouzou et de Boumerdès.
Dans la région de Boghni-Draâ-el Mizan, particulièrement ravagée par l'émigration clandestine, des informations faisant état de la neutralisation d'un réseau de passeurs ont circulé ces derniers jours. La plus grande opération enregistrée ce mois de septembre s'est déroulée à Aïn-Defla au début du mois. Les services de police de la wilaya ont démantelé, en coordination avec le parquet territorialement compétent, un réseau criminel international organisé spécialisé dans l'incitation, via l'espace cybernétique, et l'organisation de vagues d'immigrations clandestines vers l'Europe, avait annoncé la DGSN.
Ce réseau est constitué de 45 suspects dont 5 individus établis à l'étranger. Du matériel et des équipements de navigation dont 2 grandes embarcations, une petite barque avec moteur, ont été saisis.
K. A.


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