Projet de révision de la loi électorale: Le candidat à la présidentielle doit déposer une garantie financière    Chanegriha supervise un exercice tactique avec munitions réelles    Le procès en appel du DG d'Ennahar reporté au 1er février    La solidarité ne va qu'aux nécessiteux    Djerad aux walis: Les actes d'urbanisme doivent être délivrés dans les délais    TRUMP ET LES DEMONS DE LA GUERRE DE SECESSION    Sahara Occidental : la décision de Trump en cours d'examen    MC Alger: L'appétit vient en mangeant    CR Belouizdad: Méforme ou accident de parcours ?    Tournoi de l'UNAF - U17: Victoire logique de l'Algérie face à la Libye    Première phase de vaccination contre la Covid-19: 124.000 personnes ciblées    Réalisés pour parer à l'informel: 21 marchés «parisiens» désertés depuis plusieurs années    Aïn El Turck: Une tentative de construction illicite avortée    Dossier mémoriel Algérie-France: Le rapport Stora remis demain à l'Elysée    Lettre à une jeune étudiante    Restauration de la mosquée du Pacha: Lancement des travaux le mois de mai prochain    259 nouveaux cas et 4 décès en 24 heures    7 longues années d'attente    Tournoi de l'UNAF (U17): entame réussie pour les Verts    Barca : Lionel Messi ne sera pas lourdement sanctionné !    Mondial 2021 de handball. Portugal 26 – Algérie 19 : Réaction encourageante du sept national    Saisie de 376 millions de centimes en faux billets à Annaba    Saïd Chengriha lors de sa visite hier à Béchar : «Nous mettrons en échec tous les desseins hostiles»    Après 20 mois de détention, le sort de Ali Ghediri toujours pas connu    Numérisation de la CNAS : Les arrêts de travail déclarés via le portail El Hanaa    L'Algérie concernée par la mise à jour de l'OMI    Le CPE en hibernation    Mercato exceptionnel du 25 au 31 janvier    Session de formation aux métiers de l'export    Prolongation de mandat    Enquête    «Pour des raisons électorales ou intérêts calculés, les démocrates ont pactisé avec les islamistes»    Le Conseil de sécurité diffuse les propositions de l'UA    Le lieu de stockage du vaccin anticovid gardé secret    Caravane médico-sociale au profit des habitants    La radio locale sensibilise aux dangers du monoxyde de carbone    LE DROIT SELECTIF DU CRIME CONTRE L'HUMANITE    Quand Suzanne Tamim crie justice !    Affaire GB Pharma : Le procès en appel reporté    Résidences de formation pour les praticiens du 4e art dans le Sud algérien    Hommage à Abou Laïd Doudou, l'homme de lettres    Lancement prochain de fouilles archéologiques à Portus Magnus    À la découverte de la musique actuelle africaine    Une solidarité efficace et autonome    Principes et autres considérations    Direction générale des impôts: Nouvelles modalités de radiation du registre de commerce    L'Algerie se tourne vers l'Afrique    222 nouveaux cas, 181 guérisons et 5 décès    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'Iran réfléchit à sa riposte
Au lendemain de l'assassinat de l'un de ses savants
Publié dans Le Soir d'Algérie le 30 - 11 - 2020

Téhéran réfléchissait, dimanche, à la riposte à donner à l'assassinat, attribué à Israël, d'un éminent physicien nucléaire iranien à qui les autorités rendent un hommage religieux spécial avant son inhumation lundi.
Au Parlement, les députés ont signé à l'unanimité un appel à venger le savant et à adopter une loi par laquelle l'Iran cesserait d'autoriser l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à inspecter ses installations nucléaires.
Mohsen Fakhrizadeh a été tué vendredi dans une attaque au véhicule piégé suivie d'une fusillade contre sa voiture, selon le ministère de la Défense iranien, qui a présenté la victime comme le chef de son département recherche et innovation, chargé notamment de la «défense antiatomique».
Israël le présentait comme la tête d'un programme nucléaire militaire secret dont Téhéran a toujours nié l'existence.
Après une cérémonie spéciale dans deux des principaux lieux saints chiites d'Iran (à Machhad, dans le Nord-Est, et Qom, dans le Centre), sa dépouille devait transiter par le mausolée de l'Imam-Khomeiny, à Téhéran, pour un nouvel hommage.
Selon la télévision d'Etat, l'enterrement est prévu pour aujourd'hui, lundi, à Qom.
L'Iran a accusé Israël d'être derrière la mort de Fakhrizadeh.
Le Président Hassan Rohani a affirmé que l'Etat hébreu cherchait à semer le «chaos» et promis une riposte «en temps et en heure». Mais il a aussi prévenu que l'Iran ne tomberait pas dans le «piège» tendu selon lui par Israël.
Depuis l'annonce de la victoire de Joe Biden à la présidentielle américaine, M. Rohani a multiplié les signes d'ouverture montrant sa volonté de sauver ce qui peut l'être de l'accord nucléaire.
Ce pacte international offre à Téhéran un allègement des sanctions internationales en échange de garanties, vérifiées par l'AIEA, destinées à attester de la nature exclusivement pacifique de son programme nucléaire.
Le Président américain Donald Trump, qui a fait de l'Iran sa bête noire, a sorti unilatéralement son pays de l'accord en 2018, trois ans après la conclusion à Vienne de ce pacte que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, n'a cessé de combattre.
Les sanctions imposées ou réimposées par Washington ont plongé l'économie iranienne dans une violente récession et poussé l'Iran à suspendre l'application de la plupart de ses engagements, mais pas l'accès consenti aux inspecteurs de l'AIEA.
M. Biden a dit vouloir faire revenir les Etats-Unis dans l'accord de Vienne.
Mais il disposera de peu de temps entre sa prise de fonctions (le 20 janvier) et la présidentielle iranienne (18 juin), pour laquelle les conservateurs partent favoris après leur victoire écrasante aux législatives de février aux dépens de l'alliance des modérés et réformateurs soutenant M. Rohani.
Dimanche matin, le président du Parlement, Mohammad-Bagher Ghalibaf, a plaidé pour «une réaction forte» susceptible d'assurer «dissuasion» et «vengeance».
Un communiqué signé par tous les députés juge que «la meilleure réponse» face aux actes de «terrorisme et de sabotage» d'Israël, des Etats-Unis et de leurs alliés, est de «relancer la glorieuse industrie nucléaire de l'Iran» en cessant d'appliquer le protocole additionnel de l'AIEA.
Aux termes de l'accord de Vienne, Téhéran a accepté de se plier aux exigences de ce document prévoyant un accès illimité des inspecteurs de l'AIEA à ses installations nucléaires, avant même sa ratification par le Parlement.
Depuis vendredi, les plus ultras des conservateurs iraniens crient haro sur les inspecteurs de l'Agence.
«Non seulement nous interdirons leurs visites, mais aussi leurs entretiens avec des experts ou des scientifiques», a ainsi déclaré le député Mahmoud Nabavian à l'agence Tasnim.
Selon lui, Fakhrizadeh a pu être «identifié» par «l'ennemi», soit par du «travail de renseignements», soit par des «entretiens» qu'il aurait pu donner à l'AIEA, et il faut «couper toutes les voies» permettant que des scientifiques iraniens puissent être pris pour cible.
Mais Behrouz Kamalvandi, porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, a déclaré samedi à l'agence officielle Irna que la question de l'accès des inspecteurs devait être «décidée au plus haut niveau», laissant entendre que ce n'était pas du ressort des députés.
Dans un violent éditorial, le journal ultraconservateur Kayhan a appelé à attaquer le port israélien d'Haïfa de façon à «détruire totalement ses infrastructures» et à faire de nombreux morts s'il est «prouvé» qu'Israël est derrière la mort de Fakhrizadeh.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.