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Les citoyens victimes d'une situation de non-droit
Pénurie de pièces de rechange et défaillance des SAV
Publié dans Le Soir d'Algérie le 16 - 12 - 2020

Les automobilistes vivent, en ces temps, une situation qu'on croyait définitivement oubliée, celle des pénuries récurrentes de pièces de rechange d'origine pour leurs véhicules. La défaillance des concessionnaires en titre est flagrante, et leur désengagement face à des obligations réglementaires et contractuelles est plus que condamnable.
Une situation qui concerne, hélas, des marques qui ont été représentées officiellement ces derniers années, européennes ou asiatiques. Un relâchement dans le respect des engagements au niveau de la prise en charge des clients dans le domaine du service après-vente qui pourrait, certes, s'expliquer par la conjoncture particulière que traverse le secteur automobile en Algérie et aussi les complications générées par la pandémie de Covid-19, mais qui ne saurait, néanmoins, justifier une pénurie de pièces d'usure et de produits indispensables à l'entretien routinier des véhicules. Et c'est d'autant plus incompréhensible s'agissant des nombreux cas encore couverts par la période de garantie constructeur.
Non-respect des clauses contractuelles
Une défaillance qui porte préjudice, non seulement à l'état du véhicule et à sa pérennité, mais qui remet en cause, surtout, le principe de prise en charge par le constructeur en cas de problèmes techniques inhérents à la fabrication de la voiture. Autrement dit, le client sera tout simplement débouté, pour cause de non-application des clauses incluses dans le document de garantie et portant sur le respect des périodes de révision et l'utilisation exclusive des pièces de rechange et composants recommandés par le constructeur.
Au niveau des ateliers de service après-vente, la pénurie concerne plusieurs pièces de première importance, à l'image des filtres à l'huile, à air, de l'habitacle, des plaquettes de freins, et plus inquiétant encore, les huiles pour moteur et boîte de vitesse. Autant dire les éléments de base pour assurer le bon fonctionnement d'une voiture et sa longévité.
Et, fait inexplicable, et en totale contradiction avec les obligations contractuelles et la charte de l'éthique, il est souvent demandé aux clients d'acheter eux-mêmes les pièces auprès de revendeurs particuliers vers lesquels ils sont, en plus, orientés. Des commerces installés en force dans plusieurs quartiers de la capitale, notamment à Bab Ezzouar, El Hamiz, Jolie-Vue, Oued Smar et Cheraga.
Toutefois, ces revendeurs proposent parfois la pièce d'origine recherchée, mais également beaucoup de contrefaçons affichées à des prix séducteurs pour des clients peu soucieux de la qualité. Ces pièces sont par la suite installées par les techniciens du concessionnaire concerné avec, en prime, l'apposition du cachet faisant foi sur le manuel d'entretien. Il est juste précisé au client que cette pièce, qui n'est pas agréée par le constructeur, ne peut avoir, à l'évidence, la même durée d'utilisation que l'originale.
Absence de tout contrôle
Une pratique illégale qui nuit gravement à l'image de ce métier, dont la professionnalisation et la conformité avec les standards internationaux avaient pourtant atteint, faut-il le rappeler, il y a quelques années, des niveaux appréciables, avant de replonger, à nouveau, dans le chaos et le désordre, en l'absence de tout contrôle, tant des autorités compétentes que des constructeurs, habituellement très vigilants sur le respect des normes de fonctionnement d'une concession et de la qualité des prestations assurées aux clients.
En tout état de cause, d'aucuns auront relevé que durant les années passées, les efforts de certains opérateurs ont été consacrés à l'activité assemblage et vente de voitures en reléguant au second plan l'autre volet, pourtant tout aussi important de leur métier : le service après-vente et la disponibilité de la pièce de rechange.
On a même relevé des cas où le concessionnaire recourait à une opération de désossage en bonne et due forme d'un autre véhicule pour répondre à une pression de clients pistonnés.
Une question reste pour le moment, sans réponse : par quel miracle ces pièces d'origine viennent à manquer dans les magasins et ateliers de concessionnaires officiellement agréés et se retrouvent sur les rayons de revendeurs de quartier ? D'autant que l'importation de la pièce de rechange n'a jamais été suspendue, contrairement à celle des véhicules ou des kits d'assemblage.
Il est à espérer que la refondation en cours du secteur et la relance de ses activités pourront mettre un terme à cette situation de non-droit dont la seule victime actuellement n'est autre que le citoyen algérien.
B. Bellil


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