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Des dossiers qui refont surface
Affaire Ghediri, Khalida Toumi, Djamel Ould Abbès
Publié dans Le Soir d'Algérie le 16 - 02 - 2021

Les premières affaires liées à la corruption ont franchi les principales étapes dans leur traitement judiciaire, elles ont donné lieu à une relative accalmie en matière d'organisation de procès mais cette situation n'a ralenti en rien le rythme de traitement de nombreux autres dossiers similaires au niveau de différentes instances judiciaires.
Ces derniers jours, les regards sont rivés vers la chambre d'accusation d'Alger qui rendra ce 21 février son verdict dans l'affaire Ali Ghediri, général-major à la retraite et ancien candidat à la présidentielle de 2019 incarcéré depuis le 13 juin 2019. La décision à venir est attendue depuis l'acceptation de la Cour suprême de la cassation introduite par ses avocats. Cette dernière a annulé l'unique et principale charge qui pèse sur Ghediri, à savoir «atteinte au moral des troupes de l'ANP» ce qui fait aujourd'hui dire à son collectif de défense que «le dossier s'est totalement vidé de son contenu».
Un dossier lourd attend également les magistrats du pôle spécialisé du tribunal de Sidi-M'hamed où démarrera incessamment l'instruction de l'affaire de l'ancienne ministre de la Culture, Khalida Toumi, apprend-on auprès de ses avocats. Son dossier a fait l'objet de plusieurs expertises portant sur sa gestion durant des événements culturels passés : «Alger capitale de la culture arabe» en 2007, le Festival panafricain en 2009 et «Tlemcen capitale de la culture islamique» en 2011. Pour l'heure, rien n'a filtré sur la teneur de ces documents transmis à son collectif de défense qui rappelle, toutefois, qu'il n'y a pas eu retour des réponses des commissions rogatoires dépêchées à l'étranger. Incarcérée le 4 novembre 2019 par un magistrat de la Cour suprême, Khalida Toumi en est à son quinzième mois de détention jugée «illégale» par ses avocats qui ont saisi, en octobre dernier, le président de la République lui demandant de veiller à l'application de la loi et «garantir son droit à la liberté». Les instances judiciaires concernées avaient, quant à elles, répondu en affirmant que le dossier suivait son cours dans le « respect de la loi». Dans ses différentes interventions sur le sujet, Me Miloud Brahimi a tenu de son côté à relever le fait que sa cliente était poursuivie pour délit de gestion et que cela « ne nécessitait donc pas d'incarcération du moment que le président de la République a appelé à dépénaliser ce fait».
«L'acte de gestion» est également une raison pour laquelle a été incarcéré l'ancien ministre de la Solidarité, Djamel Ould Abbès, tient à rappeler son avocat, Me Ksentini qui s'apprête à introduire une nouvelle demande de mise en liberté de son client «qui fête ses 88 ans en prison», dit-il. «C'est un homme très âgé, atteint de plusieurs maladies pour lesquelles il est d'ailleurs pris en charge en prison, son état physique s'est dégradé, nous allons demander à la justice de faire part de clémence et d'humanisme en le laissant recouvrer sa liberté, rien n'empêche cela, il présente toutes les garanties requises à cet effet.» En septembre dernier, Djamel Ould Abbès a vu sa première peine, dix ans de prison, ramenée à huit ans de prison, lors de son procès en seconde instance. En juillet 2019, il avait été placé sous mandat de dépôt par un juge d'instruction de la Cour suprême qui l'avait inculpé, entre autre, pour mauvaise utilisation de sa fonction.
Le pôle spécialisé du tribunal de Sidi-M'hamed se trouve également sous le poids d'une trentaine de dossiers qui donneront lieu à de nouveaux gros procès. Ici, une dizaine de juges d'instruction continuent à instruire les affaires des ministres et hommes d'affaires inculpés pour corruption et obtention d'indus avantages. Les défilés des anciens hauts responsables sont ainsi très fréquents.
Au niveau de la Cour suprême, les magistrats plient sous les dossiers de cassation qui leur parviennent. Anciens ministres et hommes d'affaires condamnés en appel ont tous introduit des recours auprès de cette haute instance. Le dernier dossier en date a été déposé par les avocats de Ali Haddad. En novembre dernier, l'ancien patron de l'ETRHB avait vu sa première peine, dix-huit ans, réduite à douze ans de prison. Ce dernier espère aujourd'hui pouvoir comparaître lors d'un nouveau procès qui lui offrira une nouvelle chance.
A. C.


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