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Hommage à Fernand Iveton
Institut français d'Alger
Publié dans Le Soir d'Algérie le 18 - 02 - 2021

Intéressantes rencontres, littéraire et cinématographique, samedi et dimanche prochains autour du roman De nos frères blessés de Joseph Andras, à l'Institut français d'Alger.
Durant la journée de samedi (20 février 2021 à 14h puis à 17h, sont programmées, en partenariat avec les éditions Barzakh, des projections du film éponyme de Hélier Cisterne, adapté du roman de Joseph Andras, sur la vie et le combat du militant communiste français Fernand Iveton pour l'indépendance de l'Algérie. Le lendemain dimanche (21 février) à partir de 16h, est prévue une rencontre littéraire (réservation : [email protected]), avec Salah Badis, écrivain, traducteur de l'ouvrage du français vers l'arabe et avec Fabrice Henry, comédien et metteur en scène, qui a adapté le roman au théâtre (modération: Sofiane Hadjadj, éditeur Barzakh).
Dans son livre De nos frères blessés, Joseph Andras parle de l'arrestation, la détention, le procès et l'exécution (par guillotine) de Fernand Iveton, le 11 février 1957, dans la cour de la prison de Barberousse à Alger. Mais, il évoque aussi son enfance dans son pays l'Algérie et s'attarde sur sa rencontre en France avec Hélène qui deviendra son épouse. Dans ce roman paru aux éditions Barzakh en Algérie et Actes Sud, en France, Joseph Andras a également rapporté les derniers propos de Fernand Iveton : «La vie d'un homme, la mienne, compte peu. Ce qui compte, c'est l'Algérie, son avenir. Et l'Algérie sera libre demain. Je suis persuadé que l'amitié entre Français et Algériens se ressoudera.»
À Alger, en 1956, Fernand Iveton, jeune ouvrier communiste anticolonialiste rallié au FLN, a déposé une bombe dans l'usine où il travaillait. «Il a choisi un petit local à l'écart des ateliers pour ce qui doit être un acte symbolique : il s'agit de marquer les esprits, pas les corps», comme écrit dans la présentation de l'ouvrage. La bombe qui devait exploser après la sortie des travailleurs pour ne pas faire de victimes sera désamorcée. Arrêté, Fernand Iveton sera, pourtant, condamné à la peine capitale. Il sera exécuté au matin du 11 février 1957 et restera dans l'Histoire comme le seul Européen guillotiné durant la guerre de Libération nationale. Dans ce roman «brûlant d'admiration et de colère, tendu par la nécessité de la justice et cinglant comme une sentence», Joseph Andras a rendu hommage à Fernand Iveton né le 12 juin 1926 au Clos-Salembier (aujourd'hui El-Madania) à Alger et mort guillotiné le 11 février 1957, dans la cour de la prison de Barberousse, à Alger, lui et deux autres militants nationalistes : Mohamed Lakhnèche, dit «Ali Chaflala», et Mohamed Ouenouri, dit «P'tit Maroc».
L'écrivain français Joseph Andras est né en 1984 au Havre. Outre De nos frères blessés, il a également publié S'il ne restait qu'un chien, avec le rappeur et slameur D' de Kabal (Actes Sud, 2017) et Kanaky. Sur les traces d'Alphonse Dianou, Actes Sud, 2018).
Son roman De nos frères blessés avait reçu le prix Goncourt du premier roman, que l'auteur a refusé au motif qu'il n'approuve pas l'institutionnalisation de l'écriture et l'idée même de «compétition» dans ce domaine. Joseph Andras a visité plusieurs pays, notamment l'Algérie.
Kader B.


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