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Les avocats obtiennent gain de cause
Au deuxième jour de leur grève
Publié dans Le Soir d'Algérie le 25 - 02 - 2021

La grève des avocats s'est achevée sur une note positive, celle de la libération de leur confrère du barreau de Blida, mais sans apaiser, cependant, les tensions qu'a générées cette affaire avec les magistrats.
La nouvelle est donc tombée hier en fin de matinée. La chambre d'accusation de Blida a décidé de remettre en liberté l'avocat qui avait fait l'objet d'un mandat de dépôt dix jours auparavant. Son incarcération avait soulevé un vent de colère parmi la corporation qui évoquait un «abus de pouvoir» et rappelait que cet emprisonnement résultait d'un conflit personnel entre une magistrate et un avocat du barreau de Blida. La procédure est remise en cause par la défense du concerné qui saisit la chambre d'accusation de cette même wilaya. La colère a fini par éclater lorsque cette instance décide de mettre l'affaire en délibéré et annonce un verdict sous huitaine, « du jamais vu dans les dossiers de mandat de dépôt», affirment ses collègues. Me Abdelaziz Mejdouba, bâtonnier de Blida, informe que «le débrayage a eu lieu lorsque la chambre d'accusation qui, au lieu de statuer, comme il est d'usage, le jour même sur la demande de mise en liberté d'un avocat, a mis en délibéré l'affaire sous huitaine».
Mercredi dernier, des images en provenance de la cour de Blida montrent des avocats très en colère qui décident sur place d'entamer un mouvement de protestation contre les irrégularités de la procédure. Les termes «exécutions d'instructions» et «pressions» reviennent dans toutes les interventions des avocats. A Alger, le bâtonnier, Me Sellini, soutient le mouvement de protestation et annonce une grève de deux jours dans la wilaya. L'Union des barreaux d'Algérie appelle, elle aussi, à une journée de grève. Leur démarche, déclarent-ils, est un soutien à leur confrère du barreau de Blida, placé sous mandat de dépôt, le rejet de «la justice des instructions» et un acte visant à réclamer «le respect de l'Etat de droit». Des sit-in ont lieu dans plusieurs régions du pays, dans les tribunaux les activités sont quasiment paralysées ce qui donne lieu à un renvoi systématique de toutes les affaires programmées. Les avocats mettent une nouvelle fois le monde de la justice en ébullition. C'est la quatrième grève déclenchée en une année autour des mêmes revendications. La dernière en date remonte à septembre dernier. Une altercation verbale entre Me Sellini et le président du tribunal (de la cour d'Alger) siégeant dans l'affaire Sovac dégénère. Un conflit ouvert éclate entre avocats et magistrats. Une grève de plusieurs jours est entamée. Une rencontre destinée à dénouer la crise se déroule entre les magistrats de la cour d'Alger et les représentants des avocats et met fin à la grève.
La nouvelle affaire découlant de l'incarcération d'un avocat du barreau de Blida a, en revanche, donné lieu à une sortie publique du peu apprécié (par les avocats) président du Syndicat national des magistrats (SNM), Issad Mabrouk. Ce dernier considère que la réaction des avocats est une sorte de pression exercée sur les magistrats dans l'exercice de leur métier. Dans une déclaration rendue publique, ce dernier a, en effet, qualifié la manifestation des robes noires à l'intérieur de la cour de Blida de «clownesque et ayant pou but de consacrer la justice des pressions et de la dictée». Il a aussi apporté son soutien à la présidente et aux magistrats de la chambre d'accusation en rappelant qu'ils «sont les seuls habilités à rendre les décisions, loin de toute pression ou intervention».
A. C.


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