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Le droit à l'indépendance réaffirmé, le Maroc isolé
Sahara occidental
Publié dans Le Soir d'Algérie le 04 - 03 - 2021

Dans le contexte de la célébration du 45e anniversaire du déclenchement de la lutte du peuple sahraoui pour l'autodétermination et l'indépendance, les soutiens à sa cause sont réaffirmés dans les différents points, en Europe, en Afrique et en Amérique latine à l'exemple du Venezuela, Nicaragua ou Cuba, notamment. C'est une intense activité diplomatique que déploient les représentants de la République sahraouie dans une démarche de clarification de la question sahraouie et de la reprise de la lutte armée suite à la rupture du cessez-le-feu par le Maroc qui joue le fait accompli. Peine perdue puisque le porte-parole de l'ONU en personne a brisé, sans le vouloir, le black-out sur la réalité des affrontements armés le long du mur édifié par le Maroc quand bien même ses louvoiements tendent à semer l'ambiguïté. Au plan diplomatique, la bataille menée par le représentant du Front Polisario à la Cour de justice de l'Union européenne sonne comme un nouveau camouflet porté au Makhzen puisqu'il est réaffirmé que les territoires sahraouis sont sous occupation marocaine illégale et ne font pas partie du royaume alaouite. Le droit à l'indépendance des Sahraouis est d'ailleurs à la base de la crise diplomatique survenue mardi dernier entre l'Allemagne et le Maroc...
ANC, SWAPO, Front Polisario : même combat
Le «Mouvement militant de Maurice» (MMM) réaffirme son soutien au droit à l'indépendance du peuple sahraoui.
Dans une lettre adressée aux dirigeants sahraouis, le leader du MMM a salué «l'engagement et la patience du peuple sahraoui tout au long de sa lutte», déclarant qu'il continuera à «soutenir pleinement son droit inaliénable à l'autodétermination et à l'indépendance», a rapporté l'agence de presse sahraouie SPS.
Le MMM a rappelé qu'«il a toujours défendu ses principes et ses valeurs, y compris la libération de tous les peuples opprimés et la décolonisation de tous les territoires illégalement occupés dans le monde».
Pour cette raison, l'ancien Premier ministre de Maurice a ajouté que son parti «a reconnu dès le départ le Front Polisario et d'autres mouvements de libération, tels que l'ANC et la SWAPO, entre autres».
Le chef du Mouvement militant mauricien a, en outre, rappelé que «lors de notre arrivée au pouvoir en 1982, nous avons officiellement reconnu la République arabe sahraouie démocratique (RASD).
Nous avons toujours maintenu ce statut officiel et nous nous assurons qu'il est maintenu, même lorsque nous sommes dans l'opposition».
R. I.
Poursuite des affrontements armés
Le Front Polisario dénonce les propos ambigus du porte-parole du SG de l'ONU
Alors que le Maroc continue de verser dans le déni de la réalité de la guerre qui fait rage dans les territoires sahraouis occupés et dans certaines localités du sud du Maroc depuis le 13 novembre dernier, le porte-parole du secrétaire général des Nations-Unies, Stephane Dujarric, confirme la poursuite des affrontements militaires au Sahara Occidental.
La Mission des Nations-Unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara Occidental (Minurso) continue de recevoir des rapports faisant état de tirs réguliers le long du mur de sable marocain.
C'est ce qu'a indiqué S. Dujarric lors d'un point de presse quotidien au siège de l'ONU à New York.
Il a souligné que «la Mission continue de suivre la situation dans tout le territoire, y compris à El-Guerguerat (au sud-ouest du Sahara Occidental), dans la mesure du possible, compte tenu de ses capacités tout en exhortant les parties (Maroc/Front Polisario) à faire preuve de retenue».
La déclaration du porte-parole du secrétaire général de l'ONU vient réfuter, une fois de plus, les allégations de Rabat, qui s'efforce de dissimuler la guerre qui fait rage au Sahara Occidental et dans certaines régions du sud du Maroc depuis plus de trois mois.
Malgré les tentatives marocaines de minimiser la gravité de la situation, les attaques de l'Armée de libération populaire sahraouie (APLS) se poursuivent contre les sites de retranchement des soldats de l'occupation marocaine, qui ont subi davantage de pertes en vies humaines et matériels le long du mur de la honte, affirme l'armée sahraouie.
Au demeurant, la désinformation ne faiblit pas. Cela a amené le représentant du Front Polisario à l'ONU, Sidi Mohamed Omar, à dénoncer le caractère ambigu des déclarations du porte-parole de l'organisation onusienne.
Le diplomate sahraoui assure que «malgré l'affirmation selon laquelle la Mission de l'ONU pour le référendum au Sahara Occidental (Minurso) continue de suivre la situation sur l'ensemble du territoire, y compris à El-Guerguerat, la description ambiguë et incohérente de la situation générale dans le territoire montre, une fois de plus, la tentative de la Mission de donner l'impression que le calme global prévaut toujours au Sahara Occidental».
Cette façon de faire, dira-t-il, «sape encore la crédibilité déjà érodée de la Mission et induit le Secrétariat, le Conseil de sécurité (de l'ONU), et la communauté internationale en erreur sur la réalité de la situation actuelle au Sahara Occidental».
B. T.
Crise Maroc-Allemagne
Berlin riposte
Le ministère allemand des Affaires étrangères a convoqué en urgence l'ambassadrice du Maroc en Allemagne.
Cette convocation fait suite à la décision marocaine de suspendre tout contact avec l'ambassade d'Allemagne dans le royaume alaouite. L'ambassadrice du Maroc à Berlin, Zohour Alaoui, a été reçue, dans la soirée du mardi 2 mars, au siège du ministère des Affaires étrangères.
Ainsi, selon des sources médiatiques, les autorités allemandes ont réagi en urgence à la décision marocaine. Le magazine Bild a affirmé que «la diplomate a été convoquée par le secrétaire d'Etat du ministère fédéral des Affaires étrangères pour une discussion urgente, et pour expliquer la décision prise (lundi 1er mars) par son supérieur hiérarchique de suspendre tous les contacts avec l'ambassade d'Allemagne à Rabat». Cette décision allemande intervient après celle du ministère marocain des Affaires étrangères qui a suspendu tout contact avec l'ambassade d'Allemagne au Maroc. Une décision qui a résulté des tensions diplomatiques qui couvent ces derniers jours.
Pour rappel, le chef de la diplomatie marocaine Nasser Bourita avait adressé un courrier au chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, afin de suspendre toute relation avec l'ambassade d'Allemagne au Maroc.
Cette lettre stipule que «tous les départements ministériels et l'ensemble des organismes qui relèvent de leurs tutelles sont priés de bien vouloir suspendre tout contact, interaction, ou action de coopération, en aucun cas ou sous aucune forme, aussi bien avec l'ambassade d'Allemagne au Maroc qu'avec les organismes de coopération et les fondations politiques allemandes qui lui sont liés».
Par ailleurs, même si le Maroc n'a pas donné les raisons de sa décision, certaines sources affirment qu'elle a une relation avec la position de l'Allemagne par rapport à la question du Sahara Occidental.
Le Maroc n'a pas apprécié que l'Allemagne soit l'initiatrice de la réunion du Conseil de sécurité, tenue le 21 décembre, pour examiner la question du Sahara Occidental. Il faut donc s'attendre à la riposte diplomatique de l'Allemagne qui, pour l'instant, n'a pas commenté cette décision.
B. T.
Le Lesotho réaffirme son soutien
Le Premier ministre du Lesotho, Moeketsi Majoro, a réaffirmé que la lutte pour la libération des Sahraouis du colonialisme et de l'occupation marocaine se poursuivra, réitérant le soutien indéfectible de son pays au droit inaliénable du peuple du Sahara Occidental à l'autodétermination.
«Le gouvernement et le peuple du royaume du Lesotho se joignent à moi, à l'occasion de la célébration de votre fête nationale, pour vous exprimer nos félicitations chaleureuses et fraternelles, ainsi qu'au gouvernement et au peuple épris de paix de la République arabe sahraouie démocratique», a écrit M. Majoro, dans son message au président de la République sahraouie, Brahim Ghali, à l'occasion du 45e anniversaire de la RASD, a rapporté l'agence de presse SPS.
«Cette occasion nous rappelle tous qu'il reste encore à faire, et elle nous donne la force et la confiance pour continuer à lutter pour le référendum dirigé par l'ONU, qui libérera le peuple sahraoui de l'occupation marocaine», a-t-il estimé.
Il a également réaffirmé la position de principe du Lesotho en faveur du droit inaliénable du peuple du Sahara Occidental, afin de lui permettre de s'exprimer librement sur son destin, conformément au droit international.
APS
Cour de justice de l'UE (CJUE) :
«Le Sahara Occidental n'est pas le Maroc»
L'ensemble des parties ayant défendu la position de l'Union européenne (UE) devant le Cour de justice de l'UE (CJUE), lors de l'audience consacrée au recours introduit par le Front en annulation de l'accord portant extension des Accords d'association et de libre-échange UE/Maroc au territoire du Sahara Occidental, ont reconnu le statut «séparé et distinct» du territoire sahraoui du Maroc.
C'est ce qu'a déclaré le représentant du Front Polisario en Europe, Oubi Bouchraya Bachir. Il a affirmé que «toutes les parties qui ont défendu mardi la position de l'UE devant la CJUE, y compris le Conseil et la Commission de l'UE, ont reconnu le fait que le Sahara Occidental est un territoire séparé et distinct du Maroc, et que ce dernier n'a aucune souveraineté sur le territoire, puisque c'est le peuple sahraoui qui doit manifester son approbation comme condition préalable à toute exploitation économique de ses ressources naturelles».
Par ailleurs, le diplomate sahraoui a ajouté que «la France est le seul pays des vingt-sept Etats membres de l'Union européenne à avoir présenté un mémorandum pour soutenir le Conseil de l'UE sur cette question».
Cela en soi, d'après le diplomate, «met en évidence un autre nouveau parti-pris de Paris pour défendre les intérêts de la politique économique et expansionniste du Maroc, au détriment de la légalité internationale et aussi du droit européen».
R. I.


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