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Le ras-le-bol des citoyens de la côte Ouest
Béjaïa
Publié dans Le Soir d'Algérie le 06 - 03 - 2021

La prolifération de lieux de débauche, de « cabarets sauvages » et l'insécurité sont autant de causes ayant amené toute une agglomération à se constituer en groupes aux fins de paralyser la circulation automobile depuis deux jours au niveau de Dar Djebel sur la RN 24, relevant du chef-lieu de Béjaïa.
Des pères de famille, des jeunes et moins jeunes sont sortis cette fois et pour une énième contestation, face au mutisme de l'administration pour résoudre l'épineux problème de la zone « rouge » de Boulimat.
Car dans ce jadis havre de paix, il règne depuis des années une anarchie indescriptible dans la gestion, d'abord urbanistique et ensuite sécuritaire.
Des centaines de repris de justice ont choisi cette presque-île comme refuge. Ils viennent des quatre coins du pays, pour s'adonner au trafic de drogue, la prostitution et autres délits. La profusion de cabanons, construits illicitement, a multiplié ce genre de fréquentation, pour le malheur des propriétaires du site. Les multiples descentes des services de la gendarmerie dans cette zone interdite n'ont nullement dissuadé cette communauté « bannie ». Plusieurs interpellations ont été opérées, ciblant des criminels de premier ordre, néanmoins, il est impossible d'éradiquer les multiples fléaux sociaux existants dans cette région balnéaire.
Eté comme hiver, Boulimat grouille de monde, particulièrement, les fêtards de la nuit qui sont beaucoup plus important et plus dangereux à tout point de vue que ceux qui recherchent la beauté du paysage et le calme des lieux en ces journées ensoleillées. Les citoyens des localités de Boulimat, de Saket et tous ceux qui longent la RN 24 vivent le calvaire où sévissent le crime et les agressions tous azimuts.
La fermeture de la RN 24 demeure le seul salut de cette population pour se faire entendre par les autorités locales. Plusieurs fois dans l'année, ils investissent la rue comme ces deux derniers jours, pour revendiquer la fermeture de ces lieux de débauche. « Nous ne bougerons pas d'ici si le problème persiste, tout le monde sait que ce fléau touche pas mal de monde, non seulement les voyous et les criminels, mais aussi ceux qui profitent de cette criminalité à grande échelle. La complicité est partout même en haut lieu », dira un jeune citoyen, présent sur les lieux du rassemblement.
Un père de famille précisera : « Nous ne pouvons plus circuler en paix, croyez-moi, j'ai peur de faire sortir ma famille pour une petite balade en mer. Ils sont partout, ces individus sans scrupules, ils règnent en maîtres des lieux. Des agressions par des bandes sont enregistrées le jour, et personne n'ose intervenir.
De ma vie je n'ai vu notre région basculer dans cette horreur. Il est urgent de mettre fin à cette situation et arrêter ces hors-la-loi. » Jeudi, les esprits étaient survoltés, et la fermeture de l'axe Béjaïa Tizi-Ouzou, via Azeffoun, risque de perdurer.
Kamel Gaci


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