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«Le sondage doit devenir un réflexe»
Saïd Ighilahriz, Président d'Echotechnics, à «LSA Direct» :
Publié dans Le Soir d'Algérie le 17 - 04 - 2021

Echotechnics qui est une entreprise spécialisée dans les sondages a publié le 8 avril dernier, en collaboration avec le quotidien Le Soir d'Algérie, un sondage consacré à la question de la perception de la vaccination contre le Covid-19 par les Algériens. Cette enquête a révélé le scepticisme affiché de la majorité de la population à l'égard de ce vaccin. Revenant sur la méthodologie adoptée pour la réalisation de ce sondage, le directeur d'Echotechnics, Saïd Ighilahriz, qui était hier l'invité de «LSA Direct», a accepté de donner des détails se rapportant aux bases de la réalisation de cette étude.
Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - Saïd Ighilahriz a d'abord rappelé que ce sondage a révélé que plus de 53 % des Algériens rejettent l'idée de se faire vacciner, alors que seulement 30% pensent à le faire.
Pour arriver à ces résultats, Echotechnics a ciblé un échantillon de 1 100 individus de plus de 18 ans, a-t-il expliqué, en ajoutant que le choix des personnes sondées s'est fait de manière totalement aléatoire. «C'est une méthode peu courante mais plus intéressante d'un point de vue scientifique», fait-il remarquer, dans le sens ou «on maîtrise la théorie des statistiques de bout en bout». Comment se prépare ce type de sondage ?
Le directeur d'Echotechnics a expliqué que son entreprise dispose de ce qu'on appelle «des chargés de sondage». «On tire un numéro de téléphone au hasard et on voit d'abord si la personne accepte de répondre aux questions», a-t-il précisé. Il souligne toutefois, que beaucoup d'Algériens hésitent à répondre au questionnaire par téléphone, «par méfiance sans doute». Cela est surtout le cas lorsqu'il s'agit de questions politiques, a-t-il précisé.
Réticences des Algériens vis-à-vis du vaccin
En s'appuyant sur les résultats de ce sondage qui illustre le scepticisme des Algériens, Saïd Ighilahriz a fait ressortir plusieurs raisons qui, selon lui, justifient cette défiance envers le vaccin contre le Covid-19. Il évoque en premier lieu, l'absence d'une campagne de sensibilisation digne de ce nom. D'après lui, le manque d'informations liées à la vaccination contre le Covid-19 dont dispose le citoyen est en grande partie responsable de ce rejet. Il a également indiqué que la plupart des jeunes n'envisagent pas de se faire vacciner, car moins susceptibles de développer des formes sévères de Covid-19. Saïd Ighilahriz attire également l'attention sur le fait que la campagne nationale de vaccination n'a couvert que seulement 0.17 % de la population. Il estime, par conséquent, que si celle-ci était plus rapide, « les gens accepteraient peut-être plus facilement l'idée de se faire vacciner ». L'invité de l'émission appuie qu'en plus il y a des couacs dans une campagne de vaccination, et plus « il y aura des personnes qui refuseront de se faire vacciner ».
Un sondage sur l'immunité collective
S'exprimant sur la question de l'immunité collective qui ne cesse de faire débat, Saïd Ighilahriz juge qu'au lieu de dire que les Algériens ont atteint ou pas cette immunité, « il serait plus raisonnable de faire une enquête qui s'appuie sur des statistiques ». Il a dans ce contexte, regretté que les autorités n'aient pas développé une approche de collecte de l'information généralisée à l'ensemble des Algériens. En sachant que ce type de sondage ou d'enquête, pourrait très bien être pris en charge par l'administration sanitaire.
Le sondage doit devenir un réflexe
Le directeur d'Echotechnics a mis en relief l'importance que constitue le sondage. D'après lui, le recours à cet outil doit d'après lui, devenir « un réflexe au sein des institutions publiques et privées».
Sondage dans le domaine de la politique
Saïd Ighilahriz a expliqué qu'il est très difficile d'effectuer un sondage d'opinion sur un sujet politique en Algérie. Le fait est qu'il n'existe pas « de climat propice pour traiter de certaines questions ». Il précise que la chose politique est très délicate à évoquer lorsque nous avons en face une force arbitraire. De l'autre côté, les citoyens ont beaucoup plus de mal à s'exprimer sur ce plan, pour peu « que des conséquences préjudiciables s'en suivent », a-t-il relevé.
M. Z.


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