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L'observatoire Euro-Med des droits de l'Homme épingle Rabat
Maroc
Publié dans Le Soir d'Algérie le 17 - 04 - 2021

Les autorités marocaines continuent de maintenir les journalistes Omar Radi et Souleiman Raissouni à la prison d'Oukacha à Casablanca, ce qui les a conduits à déclarer une grève de la faim pour demander leur libération, a affirmé jeudi l'observatoire euro-méditerranéen des droits de l'Homme, appelant à cesser de sévir contre la liberté de presse et la liberté d'expression dans le pays.

Exprimant sa grande inquiétude quant à l'état de santé des deux journalistes, l'observatoire euro-méditerranéen des droits de l'Homme a mis en garde dans un communiqué contre les répercussions liées à la grève de la faim entamée par les deux journalistes depuis le 8 avril dernier pour dénoncer leur maintien en détention provisoire. Il explique que « leur décision est intervenue après que le tribunal eut rejeté de nombreuses requêtes soumises par leur défense pour une libération provisoire, car ils remplissent toutes les conditions nécessaires pour comparaître devant le tribunal ». L'observatoire s'est en outre inquiété sur le fait que « la communication directe entre les détenus et leurs familles est interrompue depuis plusieurs jours », faisant savoir que « le seul moyen de communiquer avec eux est de passer par leurs avocats ». Dans ce contexte, l'observatoire des droits de l'Homme déplore le comportement de l'administration pénitentiaire qui a mis « les journalistes à l'isolement et a maintenu leurs cellules fermées toute la journée, dans le but de faire pression et de les forcer à arrêter leur grève de la faim ». L'observatoire euro-méditerranéen a notamment exhorté les autorités marocaines à « prendre des mesures sérieuses et urgentes pour cesser de sévir contre la liberté de la presse et la liberté d'expression dans le pays, et de garantir un environnement sûr et confortable pour que les citoyens puissent exercer leurs droits ». Le communiqué cite le témoignage de Driss Radi, le père d'Omar Radi qui a déclaré que l'état de santé de son fils est extrêmement mauvais à l'intérieur de la prison, car il a perdu une dizaine de kilos depuis son arrestation, et souffre d'asthme et d'une autre maladie chronique qui affecte son intestin nécessitant un traitement continu.
Crimes sexuels contre des critiques, des journalistes et des militants
En ce qui concerne Souleiman Raissouni, la même source a fait part de l'inquiétude qui s'est emparée de sa famille. Cette dernière a assuré que le détenu « a été soumis à l'isolement depuis son incarcération et a perdu environ 15 kilos », en plus de souffrir d'hypertension artérielle chronique, exposant sa santé à un grand danger à cause de son refus de boire de l'eau. La famille de Raissouni a également déclaré que les autorités de la prison « ont fait une descente, au cours des derniers jours, dans la cellule de Souleiman d'une manière humiliante, ont confisqué ses biens et lui ont demandé de mettre fin à sa grève de la faim s'il veut les récupérer ». L'observatoire des droits de l'Homme a, en outre, relevé que « le Maroc a été témoin d'une escalade des accusations de crimes sexuels portées contre des critiques, des journalistes et des militants », citant les cas de Hicham Mansouri, Toufik Bouachrine et de Hajar Raissouni. Pour sa part, le chercheur juridique de l'observatoire euro-méditerranéen, Omar Adjlouni, a déclaré que « si les accusations portées contre les journalistes étaient valables, les autorités marocaines devraient enquêter d'urgence et garantir un procès équitable, au lieu de les maintenir en détention provisoire pour une période indéterminée ». « Le fait de maintenir les journalistes en détention provisoire de cette manière soulève des doutes quant au bien-fondé des allégations portées contre eux », a-t-il ajouté, assurant que « le Maroc est tenu de respecter les principes constitutionnels garantissant aux journalistes l'exercice de leurs fonctions professionnelles, sans aucun harcèlement ». Les deux journalistes détenus sont connus pour avoir critiqué le bilan des droits humains au Maroc.
En mars 2020, Omar Radi a été condamné à quatre mois de prison pour avoir écrit un tweet dans lequel il critiquait les procédures de procès inéquitables des militants du Hirak du Rif et leur emprisonnement, alors que Raissouni est connu pour avoir rédigé des articles critiquant les autorités marocaines. La mobilisation en faveur des détenus prend de l'ampleur. 120 journalistes appellent à la libération de Radi et Raissouni en grève de la faim. Les journalistes marocains ont appellé le gouvernement à libérer leur deux confrères, Omar Radi et Souleiman Raissouni, en grève de la faim depuis une semaine en signe de protestation contre leur arrestation arbitraire et leur maintien en détention provisoire depuis près d'un an, ont rapporté des médias.
R.I /APS


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