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Des entreprises mises en garde par Tebboune
ELLES SONT SOMMEES PAR LE PRESIDENT DE NE PLUS TRAVAILLER AVEC DES SOCIETES HOSTILES À L'ALGERIE
Publié dans Le Soir d'Algérie le 11 - 05 - 2021

Dans une instruction adressée au Premier ministre, aux membres du gouvernement et aux responsables des entreprises du secteur public marchand, le Président Tebboune donne un délai de 10 jours à certaines entreprises pour résilier les contrats qui les lient à des entreprises étrangères, en raison de leur caractère attentatoire à la sécurité nationale.
Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Dans ce document dont nous détenons une copie, le chef de l'Etat fait état de la réception, au siège de la présidence de la République, de plusieurs rapports évoquant « de graves atteintes à la sécurité nationale » dans lesquelles sont impliquées des entreprises publiques et privées ayant contracté des accords avec des entités étrangères « sans prendre en considération les intérêts économiques et stratégiques du pays».
Il cite à titre d'exemple la Société algérienne d'assurance (SAA) et la Compagnie algérienne d'assurance et de réassurance (CAAR) « qui ont établi des contrats avec des entreprises marocaines », et l'opérateur de téléphonie mobile Djezzy dont « la publicité est gérée par des sociétés proches de lobbies étrangers hostiles à l'Algérie ». « Ces relations, engagées sans concertation, se traduisent par la mise à la disposition d'entités étrangères de données et d'informations sensibles qui peuvent porter atteinte aux intérêts vitaux du pays et à sa sécurité.»
Evoquant les effets négatifs de ces pratiques qui tendent à se généraliser, Abdelmadjid Tebboune a demandé à tous les responsables concernés des entreprises de mettre un terme à ce type de rapports « dans un délai maximum de dix jours ».
Ces derniers sont appelés également à faire preuve, à l'avenir, de plus de responsabilité et de circonspection dans leurs relations avec leurs partenaires étrangers et de veiller en toute circonstance à la préservation des intérêts supérieurs de l'Etat. Et de mettre en garde contre toute défaillance dans l'exécution de son instruction. Ce qui sera considéré, a-t-il averti, comme relevant « de la concussion et de la complicité et sera traitée en tant que telle, conformément à la législation en vigueur ».
Le chef de l'Etat a, en effet, affirmé que le plus souvent, ces contrats qui génèrent des sorties de devises vers l'étranger pour des prestations qui ne sont pas vraiment compliquées peuvent être fournies par des entreprises algériennes. Pour freiner ces sorties, M. Tebboune dit avoir instruit le ministre des Finances « pour que ne soit transféré à l'étranger aucun dividende lié à de tels contrats qui doivent être résiliés sur le champ ». De quoi s'agit-t-il ? Selon une source bien informée dans le secteur des assurances, les deux sociétés citées dans l'instruction ont acquis le programme de stabilisation du système d'information Orass auprès d'une société marocaine qui serait même un sous-traitant d'un groupe international. Ce système appelé «Progiciel » aurait été acquis par la SAA vers 2008 pour 54 milliards selon nos sources et par la CAAR en 2007. «C'est une sorte de logiciel qui devait relier tout le réseau. Depuis son acquisition, les Marocains intervenaient régulièrement pour les mises à jour et pour régler les problèmes qui surviennent sur ce réseau, ce qui nécessite des dépenses énormes en devises », indiquent nos sources. Le plus grave dans cette situation, a-t-on précisé, est que ce système met non seulement toutes les données entre les mains des Marocains, mais il est presque défaillant.
« Depuis son acquisition à ce jour, nous ne sommes même pas arrivés à éditer un état de rapprochement bancaire. Le pire, à chaque fois que les cadres et travailleurs soulèvent ce problème, ils sont sanctionnés. Pour les responsables, il ne fallait jamais dire que le système est défaillant mais juste dire qu'il nécessite des mises à jour qui sont très coûteuses », affirment les mêmes sources, selon lesquelles l'instruction du Président aurait provoqué un vent de panique au sein de ces sociétés.
K. A.


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