153 000 candidats en course    Le procès Hamel reporté au 24 novembre    Atmane Mazouz auditionné dans le fond    Des condamnations et des relaxes    Fethi Ghares, l'homme de gauche adroit    Un marché hebdomadaire pour les femmes à Boudjima    La Creg réunit les associations des consommateurs de l'Est    Alger ferme    L'Unep plaide pour la création d'une agence des participations de l'Etat    Le Soudan suspendu de toutes les activités    Christopher Ross épingle le Maroc    Lamamra fustige l'approche sécuritaire des Européens    JSK-ESS à l'affiche, le tenant du titre à l'épreuve du CSC    Ultimes révisions avant la finale Algérie-Burkina Faso    La foire des mots !    Stambouli touchera une indemnité de 20 000 euros    Des centaines de personnes sauvées par l'ANP    Le corps de l'avocat Zitouni Mehdi retrouvé    Les syndicats de l'éducation réclament du concret    Le roman Lettre d'un inconnu de Youssef Bendekhis primé    Une opportunité pour les jeunes réalisateurs algériens    Afghanistan : Le ministre fils du mollah Omar se montre pour la première fois    Des femmes luttent seules, en silence et sans moyens    Plus de 374 kg de viande blanche impropre à la consommation saisis    De la surfacturation à la sous-facturation !    Pour la plantation de 50.000 arbustes avant la fin de l'année: Lancement hier de la grande campagne de reboisement    Aïn El Kerma: Exhumation des restes de trois corps de martyrs    Reportage - Tiaret Sur les pas d'Ibn Khaldoun    Un ultimatum fixé à Solskjaer    Inauguration imminente    Le MDN organise un colloque historique    L'artisanat des idées    Quand les Algériens s'en mêlent    Gifles au Roi    Prolongation du couvre-feu jusqu'à fin 2021    La Baraka du baril    5 décès et 79 nouveaux cas en 24 heures    Enfin des logements pour les sinistrés    Cette patate qui menace la République    Tebboune procède à 4 nouvelles nominations    Tebboune présente ses condoléances    Suite et pas fin    «Préservons notre mémoire!»    «La vie d'après» en route    Un facteur de développement durable    "COMME UN MIROIR BRISE"    La distribution d'essence peine à redémarrer    Le rêve d'Ali Zamoum et de Kateb Yacine revisité    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



De quoi sera fait demain en Kabylie ?
Vies humaines, pertes économiques, impact social...
Publié dans Le Soir d'Algérie le 15 - 08 - 2021

Des experts devraient s'atteler à dresser le bilan des incendies qui ont réduit la Kabylie en cendres plusieurs jours durant jusqu'à hier encore. Ce n'est sans doute pas une sinécure tant il est clair que dresser un bilan, ne serait-ce qu'un pan de celui-ci, relève de la prouesse.
Les dizaines de vies humaines perdues dans les circonstances les plus atroces, personne ne pourra jamais mesurer l'affliction qu'elles ont suscitée chez les survivants, chez les rescapés de ces journées et nuits apocalyptiques qui, sans doute, subissent déjà d'affreux traumatismes ; beaucoup garderont des séquelles sur le plan psychologique que seul le temps pourra peut-être guérir, apaiser un tant soit peu. Il est également à se demander quel bilan pourrait fidèlement mesurer les dégâts sur la faune et la flore d'une région, jusqu'à il y a quelques jours, était tellement verdoyante, vivante. Une faune et une flore ayant pourtant bien tenu le coup pour survivre à des conditions climatiques pas très habituelles depuis quelques années.
Hier, à l'heure où ces lignes étaient rédigées, sept feux dévastaient encore des contrées de la Kabylie éplorée, selon un bilan de la Protection civile établi à l'échelle nationale vers la mi-journée. Des lames de feu qui s'en sont allées avaler encore de larges espaces de ces terres que des milliers de personnes ont perdues pour un bout de temps, d'un trait, d'un passage de flammes qui ont réduit à néant le fruit d'un labeur entrepris depuis des lustres, des temps immémoriaux comme pour ces oliveraies entretenues depuis des générations pour constituer la source d'une vie qui n'a jamais été facile dans ces contrées qui, quoi qu'aient fait le temps et les conjonctures, n'ont pu tirer profit des lois de finances ou autres programmes de développement.
Un bilan. Quel bilan ? Celui de ces plantations de toutes espèces qui ont résisté au temps mais dont il ne subsiste aujourd'hui que le souvenir ? Par où commencera l'armée d'experts pour évaluer tout ce qui est parti en fumée comme sur un coup de baguette
maléfique ? Au bout de l'œuvre, le coût risque d'être lourd, très lourd, sur tous les plans. Entre autres, sur le plan socio-économique, les retombées de la catastrophe risquent de peser pendant un temps sur les populations des régions sinistrées.
Déjà sans cela, la wilaya de Tizi-Ouzou n'est pas celle que l'on pourrait qualifier de la plus prospère du pays, son tissu économique étant des plus archaïques, le secteur tertiaire étant outrancièrement dominant par la faute d'une démarche de la part des pouvoirs publics, du moins leurs représentants, hors temps. Les walis qui se succèdent se perdent en constats sans fin dans des visites dès leur installation pour ensuite réunir les potentiels investisseurs issus de la région afin de recenser les contretemps qui ne permettent pas à des projets à forte valeur ajoutée de voir le jour comme c'est le cas dans d'autres contrées du pays.
Peut-être que cette catastrophe dont les populations locales ont payé le prix fort incitera «qui de droit» à enfin mettre en œuvre une autre approche, et que les experts dont parlait le ministre de l'Intérieur mardi dernier, moins de vingt-quatre heures après que le brasier eut été allumé, suggère qu'une espèce de plan Marshall soit dédié à la Kabylie.
En tous les cas, la question se pose dès maintenant : alors de quoi sera fait demain, lorsque commencera à s'estomper, autant que faire se peut, la douleur ?
Azedine Maktour


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.