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ENTRETIEN AVEC SID- AHMED AGOUMI
Le th��tre, le plaisir de dire et les m�diocres
Publié dans Le Soir d'Algérie le 26 - 05 - 2011


Entretien r�alis� par AHMED CHENIKI
Sid-Ahmed Agoumi, un g�ant de la sc�ne, une ic�ne, nous entretient de son exp�rience, du th��tre en Alg�rie et n'oublie nullement d'esquisser quelques propositions de sortie du tunnel tout en ne m�nageant ni les uns ni les autres.
C'est l'un des rares hommes de th��tre alg�riens actuels qui a une extraordinaire ma�trise de la sc�ne et des jeux th�oriques fondant la pratique th��trale. Acteur de cin�ma et de th��tre, ma�trisant toutes les langues en pr�sence (kabyle, arabe dialectal, arabe litt�raire et fran�ais), Agoumi s�duit, utilisant tous les registres linguistiques et artistiques, son spectateur qui l'adopte facilement. Il a touch� � tous les genres de th��tre et c�toy� de grandes personnalit�s du spectacle et de la litt�rature. Il lit beaucoup, passe de Camus � Tch�khov, puis Beckett, mais reste marqu� par Kateb Yacine.
Le Soir d�Alg�rie : Ne serait-il pas plus int�ressant et plus op�ratoire de monter des pi�ces en Alg�rie, ce qui te permettrait peut-�tre de mieux cerner l'�tat du th��tre en Alg�rie aujourd'hui ?
Sid-Ahmed Agoumi : Cela fait d�j� longtemps que je me pose la question relative � l'organisation de mon retour en Alg�rie. En exer�ant mon m�tier en France, je n'enrichis que ma propre personne. Il est �go�ste de penser � soi et � sa carri�re alors qu'il est possible d'apporter aux autres qui attendent peut-�tre un surcro�t de soutien. Je m'interpelle en cherchant � rendre ce que j'ai re�u, ce que j'ai acquis de ce m�tier. Le th��tre est l'espace privil�gi� du partage. Sans la g�n�rosit�, l'acteur perd une grande partie de lui-m�me, sa force, son humanit�. Je me dis qu'il est temps de permettre aux autres de b�n�ficier de mon exp�rience, de mes acquis d'homme de th��tre. Je ne pourrais �tre utile qu'en mettant en sc�ne des pi�ces pouvant �veiller chez les jeunes com�diens cette folle envie, d'apprendre, de se former et de mieux se confronter avec les exp�riences th��trales actuelles. Ce que j'ai remarqu� tout de m�me � Alger, c'est cette floraison de monologues et de pi�ces � petite distribution qui donne une certaine id�e, peu joyeuse, de l'activit� th��trale. Je comprends tout � fait ce choix, mais cela demeure une forme tronqu�e du th��tre. Le monologue est assez dangereux parce qu'il ne permet pas aux acteurs d'interpr�ter et de cristalliser les espaces complexes du jeu th��tral. N'est pas Gogol qui veut. Il faut tout de m�me que vous sachiez que j'ai �t� le premier com�dien alg�rien � interpr�ter un monologue. Il s'agit du Journal d'un foude Gogol. Aujourd'hui, du moins pour les pi�ces que j'ai eu � voir, les acteurs n'interpr�tent plus, ils ne re-pr�sentent qu'eux-m�mes. Il est temps de renouer avec le r�pertoire classique. Durant les premi�res ann�es de l'ind�pendance, le th��tre alg�rien a mont� Shakespeare, Calderon, Moli�re, Goldoni, O'Casey, Brecht et j'en passe. C'�tait le temps de l'embellie th��trale marqu�e par une extraordinaire curiosit� et une inextinguible soif d'apprendre. Puis, surtout, � partir de la fin des ann�es 80, les choses ont s�rieusement connu un dramatique d�clin � tous les niveaux de l'activit� th��trale.
Un projet qui devait �tre produit avant ton d�part en France a �t� interrompu et tu as �t� oblig�, juste apr�s l'assassinat de Alloula, de quitter l'Alg�rie pour t'installer en France...
A quoi bon vivre de regrets et plonger dans l'univers incongru du regret. Il se trouve qu'aujourd'hui, je reprends ce projet, c'est l'essentiel. Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie. Il n'y a pas de vie de rechange. Je ne peux avoir de regrets. J'ai v�cu une autre exp�rience qui m'a permis de me confronter � d'autres �critures et � d'autres espaces. Tu sais, la mort n'est pas effrayante, elle l'est si la projection de soi n'est pas aboutie. Tout individu qui se projette dans une sorte d'espace futur devrait aboutir � une sorte d'ouverture, d'extase. En Alg�rie, ce que je craignais, ce n'est pas la mort, mais le fait de vivre la mort au quotidien, une sorte d'ersatz de la culture de l'ordinaire.
Justement, que t'a apport� cette exp�rience fran�aise ?
Il faut que je vous dise qu'elle ne m'a absolument rien apport� en tant que formation dans la mesure o� j'ai fait mes �coles en Alg�rie. Par contre, j'ai d�couvert d'autres textes et d'autres auteurs comme Kolt�s et Pirandello (revisit�) mont�s par de grands metteurs en sc�ne. Si j'ai trouv� ma place en France, c'est gr�ce � mes acquis ant�rieurs. On ne m'a pas fait de cadeau. C'est vrai, j'ai �t� confront� � d'autres exp�riences, d'autres intelligences et � de nouvelles approches th��trales. Avoir toujours les m�mes partenaires, c'est scl�rosant. Cette sortie du pays m'a permis de visiter des lieux ludiques extraordinaires, d'autres pays o� j'ai jou� comme le Canada, la Suisse, la Belgique, la France. J'ai appris comment fonctionne le th��tre dans ces contr�es parce que le th��tre est une merveilleuse entreprise qui exige une remise en question perp�tuelle et un travail infini. Le th��tre est avant tout une le�on d'humilit�, une projection dans le futur, une courageuse d�couverte de soi et des autres et une mobilisation de toutes les �nergies vitales. Je n'ai pas fait ce m�tier pour cachetonner. Si je l'ai fait, c'est parce que j'appr�hende assez son pouvoir et aussi ses limites.
Le th��tre est donc, pour toi, une sorte d'aventure permanente, un renouvellement constant...
Oui, cela va de soi. L'exp�rience th��trale est paradoxale, individuelle et collective � la fois, litt�raire et sc�nique, �ternelle et instantan�e. C'est tr�s complexe. Chacun porte sa vision, ses desseins. A l'�poque de la d�centralisation, on mettait toujours en avant l'esth�tique th��trale dans laquelle s'incruste le politique comme si le th��tre pouvait �tre r�duit � l'action politique. Tout le monde sait que depuis Aristote et sa �po�tique �, le th��tre est pleinement travaill� par le politique, son essence est politique. Il faudrait lire les grands tragiques, Eschyle, Sophocle et Euripide. Pourquoi donc le surpolitiser ? Dr�le de mani�re d�embastiller l'univers th��tral. R�duire le th��tre � sa dimension politique, c'est l'appauvrir, l'affadir, le rendre prisonnier de discours ext�rieurs et �trangers � sa vocation. Il faudrait savoir que le propre du th��tre, c'est le donner � voir. Le public, trop nourri de cin�ma et de t�l�vision, va au th��tre avec une image singuli�re, celle de red�couvrir ses constructions imaginaires. Nous sommes ainsi oblig�s de concevoir notre esth�tique par rapport � la technique cin�matographique. Mais cela ne veut pas dire que nous devrions �tre prisonniers des go�ts et des attitudes du public. Cette paresseuse posture d�figure le th��tre. Quand on dit, il faudrait r�pondre � l'attente du public et r�aliser des pi�ces �comiques� ou des pi�ces purement �politiques�, c'est soutenir une vision erron�e et factice de l'attente du public. Ce choix est strictement politique. Ainsi, ces gens-l� nous demandent d'appauvrir notre discours pour �tre au niveau du public, infantilis� et m�pris� par ceux-l� m�mes qui cherchent � le rabaisser. C'est la m�me chose pour le cin�ma et la t�l�vision.
Tu viens d'�voquer le cin�ma et la t�l�vision. Quels rapports entretiens-tu avec ces trois structures mitoyennes que sont le th��tre, le cin�ma et la t�l�vision ?
Je ne regrette pas d'avoir fait du cin�ma et de la t�l�vision. Je regrette certains films que je n'ai d'ailleurs pas vus. C'est gr�ce au cin�ma et � la t�l�vision que je me suis fait une petite place dans le c�ur des Alg�riens. Le m�tier incite l'acteur � cultiver un certain narcissisme et � saisir la pauvret� de l'univers artistique. Nous avons un s�rieux probl�me d'�criture. Les bons r�alisateurs ne sont pas l�gion.
L'Alg�rie a connu, � un certain moment de son histoire, des romanciers, des peintres et des po�tes de valeur, mais semble trop pauvre, surtout ces derni�res ann�es, dans les m�tiers du th��tre et du cin�ma, c'est ce que j'ai compris de ce que tu dis...
Effectivement, les ann�es 50, 60, 70 par exemple, ont connu une floraison de bons �crivains, mais le cin�ma n'a pas v�cu la m�me situation. L'Alg�rie peut �tre fi�re d'avoir produit les meilleurs romanciers du Maghreb et du monde arabe. Tr�s peu d'auteurs se sont int�ress�s au th��tre. Il y eut, certes, Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, Dib mais sa pi�ce, Mille hourras pour une gueuse, ne marque pas les esprits, sa th�matique est assez obscure. Le cadavre encercl� de Kateb Yacine est plut�t un long po�me dramatique. Nous l'avions jou� en arabe litt�raire, ce qui a obscurci davantage le texte, malgr� une belle traduction. L'absence d'auteurs de th��tre a pouss� des com�diens � �crire pour le th��tre, avec des fortunes diverses, certains avec beaucoup de bonheur.
Si l'�criture dramatique te semble peu s�rieuse, qu'en est-il, selon toi, de l'univers de la mise en sc�ne ?
Je dois reconna�tre que j'ai eu deux metteurs en sc�ne qui m'ont beaucoup appris. Il s'agit de Mustapha Kateb qui m'a inculqu� l'intelligence du texte et de Allel El Mouhib qui m'a enseign� le mouvement et le rythme. En alliant les deux exp�riences, je me suis fait une sorte de construction qui me permet de mieux appr�hender la r�alit� sc�nique. Je ne peux oublier la rigueur de Ziani. Quant � mes rencontres en France, elles m'ont permis d'approcher de grands metteurs en sc�ne europ�ens. Mais il faut que je te dise que ce qu'on me propose ici, en France, ne m'enthousiasme gu�re. Il y a cette pens�e cart�sienne qui est parfois synonyme d'embastillement qui vous rappelle sans cesse vos origines. Acteur, je ne fais que me redire. Se redire, c'est ennuyeux. Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu ici en France des choses int�ressantes. Cette exp�rience � l'�tranger m'a ouvert la voie de la d�couverte d'autres univers dramatiques et de nouvelles conceptions de la sc�ne. J'ai jou� Novarina, Mateivisniec, Kolt�s et bien d'autres qui m'ont donn� � voir une autre conception du monde et du th��tre.
C'est vrai que tu as toujours �t� fascin� par les nouvelles �critures, m�me si tu es aussi marqu� par le r�pertoire classique, tu as �t�, � ma connaissance, le premier � monter en Alg�rie En attendant Godotde Beckett.
C'est vrai. L'artiste doit �tre toujours en qu�te de nouveaux styles, de nouvelles �critures et d'univers sc�niques originaux. J'ai �t� le premier � avoir mis en sc�ne Beckett que j'ai intitul� de fa�on pr�monitoire �Fi intidhar el mehdi�, partant de ces deux devises-phare : �malheur � un peuple qui a besoin de h�ros� (maxime brechtienne) et �malheur � un peuple qui veut attendre son salut d'un autre�. C'est pour cette raison qu'on m'avait d�gomm� de la direction du th��tre d'Annaba, parce que le th��tre est un instrument de combat. Je disais dans la pi�ce qu'un peuple ne doit son salut qu'� lui-m�me. Cette pi�ce a abord� des probl�mes non abord�s, tus, mais je l'ai fait, non pas dans une perspective didactique, mais en sugg�rant, en privil�giant la dimension spectaculaire, fonci�rement th��trale. La place de l'acteur �tait primordiale. J'ai toujours accord� une importance particuli�re au jeu de l'acteur.
Justement, comment l'acteur devrait-il s'exprimer, r�v�ler ses performances ?
Le talent n'est pas un myst�re. Tout le monde peut �tre talentueux. Un musicien a un outil, son instrument. Quel est l'instrument de l'acteur ? C'est son corps qui est le lieu d'articulation de toute son interpr�tation et d'un ensemble de gammes. Ce qu'a �crit l'auteur ne suffit pas � l'acteur qui doit nourrir et alimenter continuellement son imaginaire. Le com�dien ne devrait pas �tre paresseux, il devrait toujours �tre en qu�te de nouveaux savoirs. Rouiched me tan�ait souvent pour lui expliquer la distanciation et les jeux de l'�criture dramatique pouvant l'aider dans sa d�marche dramatique.
Tu viens de parler de corps. En Alg�rie, abandonn�, marqu� du sceau de l'oubli, scl�ros�, il semble peu agile, absent. Qu'en dis-tu ?
Nos acteurs ont un pressant besoin de formation. La m�diocrit� investit tous les espaces de la cr�ation. Ce qui est terrifiant, ce n'est pas la m�diocrit� en soi, mais c'est quand l'autorit� se place en autorit�, se drape des oripeaux de l'autorit�. Les m�diocres ne me d�rangent que quand ils osent penser. Aujourd'hui, les structures th��trales permettent un tas de niaiseries...
Qu'en est-il justement de l'entreprise th��trale, notamment apr�s la d�centralisation ? Tu as v�cu le parcours du th��tre en Alg�rie comme acteur, metteur en sc�ne, directeur du th��tre r�gional de Annaba et du TNA, ce qui te donne le droit d'appr�cier l'exp�rience th��trale...
Les structures r�gionales �taient obsol�tes d�s leur naissance. Nous n'avons fait que reproduire, sans aucune r�flexion, quelques textes l�gislatifs fran�ais qui n'ont pas �t� revisit�s. Il fallait les revoir, et accorder plus de souplesse et de libert� � l'entreprise et � la cr�ation. Les textes d'aujourd'hui favorisent le fonctionnariat et n�gligent la dimension artistique. Actuellement, il faudrait recourir au m�c�nat, cr�er des lieux de th��tre en dehors des structures officielles devant �tre au service de l'�uvre, non pas au service des gens qui y travaillent. Le syst�me politique qui nous r�git sent-il la n�cessit� d'avoir une culture libre et ind�pendante ou se contente-t-il d'une culture de repr�sentation ? C'est une question ouverte.
Que faut-il faire pour changer les choses ?
Les choses peuvent changer � partir de situations individuelles. La solution est individuelle. C'est en laissant se confronter les exp�riences des uns et des autres et en permettant � ces exp�riences d'aller au bout d'elles-m�mes que le meilleur s'imposera. Il faudrait multiplier les lieux, diversifier les points de vue. Nous avons un public � retrouver. Ces exp�riences ne peuvent se faire qu'en pr�sence du public, mais on ne doit pas lui faire totalement confiance parce que, parfois, il va vers la facilit�. Tous les th��tres sont excentr�s. Le centre de la ville s'est d�plac�. Il faudrait donner aux structures th��trales une certaine convivialit�.


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