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TRAITEMENT ET �LIMINATION DES ORDURES M�NAG�RES
Une affaire de professionnels
Publié dans Le Soir d'Algérie le 25 - 11 - 2012


Par Bachir Laraba
Depuis quelques ann�es, et sous la pouss�e d�un d�veloppement �conomique et d�mographique exponentiel, l�Alg�rie a fait de la protection de l�environnement et de l�am�nagement du territoire son cheval de bataille.
L�organisation de l�espace et le d�veloppement territorial comprennent, entre autres, la ma�trise de l�urbanisation et de la gestion de l�eau, la relance des infrastructures routi�res et ferroviaires, la promotion de l��nergie renouvelable (�olienne, solaire, etc.), en la rendant accessible � tous, mais aussi la r�habilitation des d�charges anarchiques pour transformer leurs nuisances en niches de profits consid�rables. Am�nager l�environnement permet une meilleure r�partition de la population qui a tendance � fuir les zones rurales, parce que mal exploit�es et offrant, a priori, moins d�opportunit�s. C�est aussi une r�ponse au souci d�all�gement des handicaps naturels et g�ographiques. Un bon am�nagement des zones suburbaines et rurales contribue, sans doute, � effacer, du moins all�ger, les in�galit�s territoriales et, par cons�quent, � d�sencombrer nos villes et r�duire les risques li�s aux al�as naturels. De m�me, prot�ger l�environnement pr�serve les ressources naturelles et entra�ne une meilleure gestion des d�chets m�nagers et industriels. En effet, il est un ph�nom�ne notable et alarmant que l�on observe aujourd�hui dans beaucoup de nos villes, � savoir le nombre important des d�charges sauvages. Celles-ci sont sources de d�sagr�ments au quotidien, de pollution intempestive, de d�gradation des ressources naturelles et de maladies graves, jadis tr�s peu r�pandues. La r�habilitation de ces d�charges anarchiques s�av�re alors indispensable. Elles doivent �tre, t�t ou tard, remplac�es par des Centres d�enfouissement technique (CET) pour les d�chets domestiques, comme cela se fait partout dans le monde ; les CET semblant �tre une solution adopt�e par les pouvoirs publics, compte tenu du co�t et de l�impact sur le biotope. Les sols mal am�nag�s et abandonn�s aux d�charges sauvages r�duisent d�autant les surfaces habitables et agricoles et polluent l�air et l�eau indispensables pour la vie de la faune, la flore et l�homme. Enfin, parall�lement aux investissements mat�riels que notre pays consent, il est imp�ratif qu�ils soient accompagn�s d�actions de sensibilisation continuelle du citoyen � depuis son �ducation scolaire � pour que le souci �cologique le hante partout et soit omnipr�sent dans sa vie, dans ses gestes, au quotidien.
Un exemple d�investissement environnemental
Aujourd�hui, l�Alg�rie compte plus d�une centaine de CET qui sont soit r�alis�s soit en cours de l��tre, dont plus d�une quarantaine sont mis en exploitation. Voulant rompre avec les anciennes m�thodes de gestion des d�chets, les pouvoirs publics ont mis l�accent sur l�importance de leur traitement et de leur recyclage et ont mis� sur cette solution. Le CET de Hamici, r�alis� par la soci�t� priv�e Amenhyd, est, � bien des �gards, une premi�re dans notre pays. D�abord, au vu de l�infrastructure m�me et de son site d�implantation et de son exploitation qui le rend rentable, fiable et viable. Ce CET est le premier � �tre �quip� d�un centre de tri des d�chets et d�une station de traitement du lixiviat en Alg�rie ; le lixiviat �tant le liquide r�siduel qui provient de la fermentation des d�chets et grossi par les eaux de pluie, qui a une grande teneur en polluants organiques et min�raux. Si la fonction premi�re d�un CET est l��limination des d�chets, il est � noter que celui-ci constitue une source inestimable d�alimentation de l�activit� du recyclage de divers produits tels le plastique, le papier, le verre etc. Ils sont non seulement r�introduits dans les cycles de production, mais contribuent aussi � la sauvegarde de l�environnement. Ajoutez � cela le compostage des d�chets m�nagers qui permet d�obtenir des engrais d�une qualit� tr�s recherch�e (compost) et les biogaz qui s�en d�gagent, qui seront utilis�s pour la production de l��nergie �lectrique. En r�gle g�n�rale, un centre d�enfouissement technique se pr�sente sous la forme d�un ensemble d�excavations, nomm�es casiers, imperm�abilis�s � l�aide de g�o-membranes, � l�int�rieur desquels sont d�vers�s et stock�s les d�chets m�nagers d�pourvus des produits recyclables. Une fois remplis, ces casiers sont herm�tiquement ferm�s et l�espace ainsi recouvert est par la suite remis � son �tat initial d�avant l�implantation du CET. Il sera alors pr�t pour de nouvelles activit�s humaines. Les camions, acheminant les ordures m�nag�res journali�res, sont syst�matiquement pes�s � l�entr�e au moyen d�un pont bascule, afin d��valuer les entrants pour des raisons de capacit� mais aussi de rentabilit�. Les d�chets sont ensuite d�vers�s dans des fosses, � l�int�rieur d�immenses hangars, puis charri�s par des tapis roulants vers la centrale de tri. Si plusieurs op�rations sont automatis�es (comme le d�chiquetage des sacs poubelles par une broyeuse, ou la s�paration des d�chets m�talliques des autres d�chets au moyen d�aimants) le tri, quant � lui, est effectu� par des ouvriers qualifi�s qui s�parent les diff�rentes mati�res recyclables. Les d�chets non recyclables sont alors rejet�s � l�ext�rieur et recueillis par des camions � benne pour �tre finalement stock�s dans le casier principal du CET. Il est � noter qu�une fois les d�chargements termin�s, le CET de Hamici dispose d�une station de lavage des v�hicules pour un meilleur respect de l�environnement. Le dispositif de traitement du lixiviat s�apparente aux stations d��puration des eaux us�es. Le casier principal qui re�oit les d�chets est �quip� d�un syst�me de drainage du lixiviat lequel est achemin� � travers des conduits vers un bassin, puis il est trait� et �pur� dans un centre d��puration pr�vu � cet effet. Il en r�sulte une eau nettoy�e et utilisable pour des fin d�irrigation ou de lavage, et des d�chets solides qui suivront un autre chemin pour �tre finalement �limin�s. La r�alisation d�un centre d�enfouissement technique passe par des �tapes plus ou moins d�licates. L�une des premi�res difficult�s, et non des moindres, qui se pr�sente au d�part est le choix du site, choix qui est fait en collaboration avec les autorit�s locales, le secteur de l�environnement, de la sant�, des ressources en eau et de l��nergie. Une �tude est r�alis�e au pr�alable pour pr�venir contre tout impact n�gatif sur l�environnement et la sant� du citoyen, d�o� l�importance d�une bonne communication afin de rassurer les gens et leur fournir des explications sur les avantages et bienfaits d�un CET, � court, moyen ou long termes, et de les sensibiliser sur l�importance de respecter l�environnement dans lequel ils vivent. Si le CET appara�t aujourd�hui comme l�une des m�thodes les plus efficaces pour l��limination des d�chets m�nagers, il faut souligner, cependant, l�importance de sa bonne gestion et exploitation. Il appara�t n�cessaire qu�elle soit faite par des professionnels et qu�il faut acqu�rir, en amont, une certaine ma�trise et un savoir-faire pour que ces centres puissent offrir tout leur potentiel �cologique, �conomique et social.
B. L.
DJAMEL EDDINE CHELGHOUM, PDG DU GROUPE AMENHYD :
�Le CET de Hamici est une premi�re en Alg�rie�
Le Soir d�Alg�rie : L�environnement est devenu une question capitale dans la politique du pays, et Amenhyd est un acteur dans ce domaine. Pour quelle raison vous �tes-vous sp�cialis� dans l�environnement ?
Djamel Eddine Chelghoum : Parce que l�environnement est un prolongement logique des activit�s li�es � l�am�nagement. C�est son premier m�tier. Par la suite, il a conquis le march� de l�hydraulique, o� il accumule plus de dix ans d�exp�rience. L�environnement et l�hydraulique constituent ses deux principales branches. Concernant l�environnement, de par son impact, il ne cesse d�acqu�rir de l�importance � travers le monde. L�Alg�rie a pris conscience des enjeux et �chafaude des plans de prise en charge dans lesquels Amenhyd s�inscrit et forge sans cesse ses outils en mati�re d�engineering et de r�alisation. Elle peut se targuer d��tre le leader en Alg�rie. Elle a � son actif de tr�s nombreux projets.
Amenhyd a r�alis� le premier CET en Alg�rie en 2001, et en a r�alis� plusieurs, depuis...
En effet, mais il faut rappeler qu�� l��poque, le minist�re de l�Environnement n�existait pas, et la gestion des d�chets n��tait pas parmi les pr�occupations majeures. Amenhyd a �t� charg�e de nettoyer la d�charge sauvage d�Ouled Fayet, car elle d�bordait sur la RN24. Malheureusement, le probl�me n��tait r�gl� que momentan�ment. Etant pr�t � investir dans ce domaine, apr�s nous �tre suffisamment inform�s aupr�s d�entreprises � l��tranger et visit� de nombreux CET en cours de r�alisation et en exploitation, nous avons sugg�r� au wali d�Alger de r�aliser un centre d�enfouissement technique. Les autorit�s y ont �t� attentives et ont lanc� un avis d�appel d�offres pour lequel nous �tions l�unique soumissionnaire. Amenhyd a alors r�alis� l�engineering et la construction du projet. Or, comme la wilaya ne pouvait pas mobiliser le budget n�cessaire pour r�aliser le CET dans sa globalit�, c�est-�-dire avec son centre de tri et ses stations de traitement du lixiviat et des biogaz, il n�a �t� construit que le casier de d�p�t des d�chets. Depuis, d�autres CET ont �t� r�alis�s pour soulager la wilaya, ce qui a ouvert la voie � des dizaines d�autres dans une trentaine de wilayas. Pour le CET d�Ouled Fayet, sa dur�e de vie est arriv�e � terme, Amenhyd est charg�e de le refermer pour remettre le site � son �tat initial.
Le bilan est-il positif ?
C�est incontestable. Et pour cause, la plupart des wilayas disposent au moins d�un CET. Mais ce qui est le plus remarquable est la prise de conscience de l�importance de g�rer les d�chets et de respecter, ainsi, l�environnement. Par ailleurs, il y a eu la cr�ation du minist�re de l�Environnement et de l�Am�nagement du territoire, avec ses d�membrements au niveau de chaque wilaya : les directions de l�environnement, disposant de ressources cons�quentes. Outre cela, notre pays s�est dot� d�un arsenal juridique et r�glementaire de standard international. Et je conclus pour dire que l�environnement est, aujourd�hui, enseign� � l��cole, en Alg�rie.
Ce n�est pas rien, croyez-moi ! Pensez-vous que le CET soit la r�ponse la plus appropri�e pour se d�barrasser des d�chets m�nagers ?
Certes, d�autres solutions existent, dois-je reconna�tre. Chacune r�pond � un contexte d�termin�. Ce qui convient � l�Alg�rie, ne l�est pas au Japon, par exemple ou � certains pays europ�ens. L�espace, le co�t et l�impact �cologique sont d�terminants dans les choix des r�ponses � donner � la probl�matique de gestion des d�chets. Il faut aussi souligner que la nature des d�chets diff�re d�un pays � un autre. Chez nous, contrairement aux pays d�velopp�s qui consomment beaucoup de conserves et produits surgel�s, la consommation est domin�e par les produits frais qui g�n�rent des d�chets � forte contenance en eau. L�incin�ration, comme solution adopt�e par plusieurs de ces pays, ne se pr�sente pas comme la solution la mieux adapt�e en Alg�rie ; le CET offre bien plus d�avantages.
Comment la population limitrophe accueille-t-elle un CET ? Pensez-vous qu�elle soit assez inform�e de son fonctionnement et son utilit� ?
J�ai pour habitude de dire que l�environnement est surtout une question de culture. Prenons le cas d�Ouled Fayet. Les riverains ne se rendaient m�me pas compte des effets �pouvantables de la d�charge sauvage qu�ils c�toyaient � longueur d�ann�e, et ce, depuis les ann�es 1970. Ils n�avaient jamais r�agi auparavant. Pourtant, lorsque Amenhyd allait entamer les travaux du CET, en vue de les soulager du drame qu�ils subissaient au quotidien, on a observ� des r�actions des plus farouches, en opposition au projet. N�est-ce pas paradoxal ?! Il faut reconna�tre qu�il y a eu un d�faut flagrant de communication des parties concern�es. Nous avons d� suppl�er � cela par des actions de communication r�p�titives, alors que ce n�est pas notre r�le. Mais c��tait pour faire aboutir le projet. Les choses ont �volu� aujourd�hui. Des associations sont cr��es autour de la question de l�environnement. Cette derni�re est devenue un sujet d�actualit� qui se conjugue avec tous les aspects de la vie du citoyen. Les collectivit�s locales auront un r�le cardinal et devront assurer un travail de proximit� soutenu.
Un CET d�un genre exceptionnel en Alg�rie est en phase d�ach�vement � Hamici (r�gion Centre). C�est votre entreprise qui le r�alise. Pouvez-vous nous en parler ?
Le CET de Hamici est une premi�re en Alg�rie. C�est l�aboutissement d�un effort de plus de dix ans. Nous sommes fiers de l�avoir r�alis�, parce qu�il est dot� d�une technologie avanc�e pour le traitement du lixiviat et le tri des d�chets. Le centre ne re�oit que les d�tritus m�nagers. La centrale de tri permet de r�cup�rer, en amont, les mat�riaux recyclables tels que le carton, le plastique, le verre, etc. Le lixiviat est r�colt� pour �tre trait� et obtenir une eau bonne pour l�irrigation. Le syst�me de r�cup�ration des biogaz sera une source �cologique d��nergie �lectrique.
Serait-on capable de g�rer efficacement le CET de Hamici, ou bien serait-on oblig� de recourir � des �trangers ?
Il est clair que l�exploitation d�un CET est l�affaire de professionnels. Notre Pays n�en dispose pas actuellement. Hamici exige la collaboration d�un partenaire �tranger. Amenhyd a l�ambition de s�y lancer. Elle en a les moyens et s�y est bien pr�par�e � travers des visites et des contacts avec des managers de CET europ�ens. Vous savez, un CET se g�re comme une usine. Il lui faut des managers, ing�nieurs en maintenance, des chimistes et biologistes pour ses laboratoires, etc.


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