Plus que le handicap, ce sont les difficult�s et les exclusions que ressentent de plus en plus les personnes handicap�es. Le message est on ne peut plus clair : il a �t� adress� aux pouvoirs publics, � la soci�t� civile, hier � la cit�e sociale Mahfoud-Boucebci, � l'occasion de la c�l�bration de "leur" journ�e. Au-del� de l'esprit festif, l'�v�nement, en soi, est bien l�, une occasion pour les 315 pensionnaires et m�me pour certains responsables de cette cit�e qui regroupe cinq �tablissements sp�cialis�s (handicap�s moteurs, mentaux, enfance et personnes �g�es, les CMP et les jeunes aveugles) de faire une halte sur les moyens existants, l'absence et le manque d'encadrement sp�cialis� ou pluridisciplinaire, l'absence de toute prospection d'avenir apr�s les ann�es de formation et d'�ducation sp�cialis�es. "Le drame, pour nous, c'est de travailler uniquement � court terme. Que pourrons-nous leur offrir � long terme ?..." Cette sentence faite par le directeur du CMP pour les enfants inadapt�s mentaux suffit � elle-m�me pour donner une image de ce qu'endure cette frange de la soci�t�. En effet, au-del� du cycle d'instruction adapt�e, qui varie g�n�ralement de 6 � 8 ans, il n'existe pas de structure de formation aux m�tiers professionnels. Ce � quoi il faudrait rem�dier en instaurant, selon notre interlocuteur, de nouvelles strat�gies politiques qui inciteraient les op�rateurs �conomiques, publics et priv�s, et la soci�t� civile � agir en leur faveur pour leur permettre une meilleure insertion sociale. A ce sujet, les handicap�s ne profitent gu�re, ou peu, des dispositifs mis en place pour la cr�ation de l'emploi (coop�ratives, micro-cr�dits...), c'est dire que le combat reste long pour eux. Profitant de la c�l�bration de cette journ�e, le wali de Tizi-Ouzou qui s'est d�plac� sur les lieux a r�ceptionn� une salle de sports polyvalente accompagn�e d'un lot d'�quipements. Il a, par ailleurs, sollicit� la participation active du mouvement associatif pour une meilleure, mais efficace, prise en charge des 27 117 handicap�s recens�s en 2004. La cit� sociale a �galement b�n�fici� d'un ensemble d'�quipements de psychomotricit�, d'un atelier informatique, de fournitures didactiques pour aveugles et de deux batteries psycholinguistiques ; au total, 144 unit�s qui viennent s'ajouter au 866 autres attribu�es l'ann�e derni�res (fauteuils roulants, tricycles � moteur, proth�ses auditives, cannes canadiennes...).