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COMMISSION D'ENQU�TE DU PARLEMENT EUROP�EN SUR L'EXISTENCE DE CENTRES SECRETS DE D�TENTION ET L'UTILISATION D'A�ROPORTS DE L'UNION POUR LE TRANSPORT DE PR�SUMES TERRORISTES Le Maroc et l��gypte se disputent le march� de la torture pour le compt
Le Parlement europ�en a install� une commission d�enqu�te sur �l�existence de centres de d�tention secrets en Europe et l�utilisation d�a�roports de l�Union pour le transport de pr�sum�s terroristes et d��ventuelles complicit�s de pays tiers�. Ils seront donc 46 eurod�put�s � travailler durement, minutieusement et de fa�on � �viter les parasitages, les faux tuyaux, les pistes toutes d�sign�es et, surtout, les informations de nature � les mener vers des labyrinthes d�o� il leur sera impossible de sortir. Par pr�caution, les europarlementaires ont pris soin de limiter dans le temps et dans l�espace cette mission. Brief�e par diff�rents rapports de services de pays membres, allemands, fran�ais, britanniques et espagnols notamment, la Chambre basse europ�enne sait, parfaitement, que les investigations des eurod�put�s rencontreront des capitales �trang�res, certes, mais impliqu�es dans ce m�ga-scandale. Rabat, Le Caire, Duba�, Damas et Amman sont, en tout cas, souvent cit�s dans cette sale affaire. D�o� la g�ne des officiels par rapport � cette mission d�enqu�te. Pour rappel, Amnesty International a r�v�l� lundi dernier que la CIA a affr�t� six avions qui ont effectu� 800 vols dans et hors espace europ�en. Ces vols relevant d�un �droit� qui n�existe pas encore sur la plan�te Terre, celui de l�abus de pouvoir � l��chelle la plus �lev�e dans la cha�ne de commandement de la puissance la plus terrifiante des temps modernes, les USA, sont identifi�s par les polices europ�ennes et par les principales organisations de d�fense des droits de l�homme. Les a�ronefs de l�enl�vement et de la torture sont un Boeing 733- Jet qui a effectu� six vols avec 32 si�ges, un Gulfstream V a servi � �transf�rer� Ahmed Agiza de Su�de vers l�Egypte ; un Gulfstream III a �propos� le voyage pour le Syro-Canadien Maher Ararde des Etats- Unis vers la Syrie o� il a �t� d�tenu et tortur� pendant 13 mois. Un Gulfstream IV a �promen� Abou Omar d�Allemagne jusqu�� la lointaine Egypte apr�s avoir �t� kidnapp� en Italie. Dans les plans de vol de ce Gulfstream IV figurent Duba�, la Jordanie, l�Italie, le Japon, la Suisse, l�Azerba�djan et, surtout, le Maroc. Ici, le r�cit par lequel la machine r�pressive et d�un autre �ge marocaine a �livr� du terroriste � la CIA. D�but d�cembre 2005, les preuves am�ricaines contre Jos� Padilla, accus� d�avoir voulu actionner une bombe radioactive � Washington, semblaient indiscutables, infaillibles. Le malheureux Padilla risquait, tout simplement, la peine de mort. Pourtant, quelques semaines plus tard, et gr�ce � Amnesty International, l�opinion publique europ�enne est retourn�e, compl�tement abasourdie. Les Am�ricains n�avaient aucune preuve contre Jos� Padilla. Seuls des aveux arrach�s sous la torture au Maroc auquel a �t� confi� Padilla figurent dans ce dossier. Les exactions, les mensonges, les contrev�rit�s et les atteintes corporelles commises par le Makhzen sur le corps de Jos� Padilla ont oblig�, sous la pression des m�dias, dont certains Am�ricains, � ne plus accuser Jos� Padilla de crime de �combattant ennemi�. Aujourd�hui, il est d�tenu mais sans aucune accusation contre lui. Quelque temps apr�s, Dick Marty, s�nateur suisse, en charge des investigations sur les sites dits noirs (lieux de d�tention secrets en Europe et g�r�s par la CIA), r�v�le que la plupart des prisonniers avaient �t� soit transf�r�s, soit transit�s par le Maroc. D�o� le d�sarroi des �soutiens europ�ens� du Maroc. Cependant, ces affaires ne sont pas de nature � �tre class�es ou mises aux oubliettes. Les tensions � l�int�rieur du Makhzen et la lutte f�roce que se livrent autour de Mohammed VI pro-Fran�ais et pro- Am�ricains, ont permis, sans doute, � Ali El Himma et Ahmed Harrari, deux ��toiles montantes� de l�appareil r�pressif marocain, d�accepter que le Maroc fasse la sale besogne que l�Administration Bush juge utile. D�autres grosses cylindr�es du royaume ont, cependant, opt� pour le parrainage fran�ais plus conforme, leur semble-t-il, aux int�r�ts du Maroc. C�est-�-dire � leurs propres int�r�ts. L�attitude marocaine risque, et des voix europ�ennes autoris�es le disent de plus en plus ouvertement, de porter les islamistes au pouvoir. L�Egypte est l�autre pays escale le plus impliqu� dans ce scandale incroyable o� des avions affr�t�s par le renseignement am�ricain font office de tribunal, de cour, de cour d�appel et o� l�accus� n�a qu�un seul droit : signer des aveux que des tortionnaires arabes et musulmans lui pr�sentent.