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SETIF
La d�cadence d�une ville
Publié dans Le Soir d'Algérie le 07 - 01 - 2007

La ville de S�tif �tait, autrefois, une ville propre, consid�r�e comme la plus propre du pays, aux march�s et rues les plus entretenus. La gestion �tait assur�e par des S�tifiens respectant les r�gles �l�mentaires d�assainissement de la ville, ou voirie, avec nettoyage et ramassage journalier des ordures m�nag�res, curage et d�sinfection hebdomadaire des march�s. Au niveau des art�res principales de la ville, les caniveaux et autres r�seaux d��vacuation des eaux us�es (vannes et pluviales) �taient r�guli�rement entretenus.
Aujourd�hui, c�est un autre d�cor qui s�offre � la vue des visiteurs. Des odeurs naus�abondes et pestilentielles se d�gagent des march�s. Des caniveaux non cur�s, jonch�s d�immondices o� stagnent des eaux dans certains quartiers et cit�s. Le cadastre, plan directeur de la ville n�est plus consultable parce que les d�cideurs n�en jugent plus l�utilit�. Alors les zones ont totalement disparu. Les r�serves fonci�res publiques sont pass�es dans la sp�culation fonci�re. Les espaces verts n�existent plus au profit de constructions priv�es. Si bien qu�aucune structure publique ne peut �tre agrandie par manque d�espace. La ville conna�t aussi de plus en plus un engorgement permanent de ses principales art�res routi�res. En effet, s�tif a vu sa population augmenter de fa�on exponentielle avec l'accentuation du ph�nom�ne de l'exode rural. La plupart de ces populations, qui sont g�n�ralement sans aptitudes techniques av�r�es, viennent grossir le monde des petits m�tiers et du petit commerce. Etant donn� que la ville n'offre pas � tous des espaces am�nag�s pour exercer ces m�tiers, il ne leur reste qu'� occuper tous les coins et recoins d'o� ils pourraient susciter l'attention d'une client�le de plus en plus agac�e par les bousculades du march� ou press�e d'accomplir ses achats. Ainsi, les abords des grandes art�res de la ville sont devenus des places pour le commerce informel. Les autorit�s semblent ellesm�mes accepter le fait accompli ou fermer les yeux sur un ph�nom�ne qui tend � rendre la ville invivable. L'illustration la plus �loquente est fournie par le cas du march� Abacha-Amar. C�est un grand bazar � ciel ouvert qui jouxte le nouveau si�ge du tribunal de S�tif et les cit�s r�sidentielles, install� de fa�on anarchique au c�ur de la ville. Ce souk polarise toute la population s�tifienne. C'est alors qu'en son sein se sont d�velopp�es rapidement des activit�s commerciales qui ont fini par faire de ce lieu un march� bien �tabli. D�s l�aube, des centaines de vendeurs prennent d�assaut le site, �talant leurs marchandises dans un vacarme indescriptible, au grand dam des habitants de la cit� qui sont oblig�s de s�accommoder de cette situation apr�s la d�mission totale des pouvoirs publics. Vers le cr�puscule, le march� informel l�ve le camp, laissant derri�re lui un v�ritable d�sastre. Sachets en plastique, cartons, fruits et l�gumes pourris, et autres produits jonchant le sol, on se croirait dans une d�charge publique. Vers la nuit tomb�e, les employ�s de la commune s�attellent � faire dispara�tre, mais � quel effort, toute cette montagne de salet� et de d�tritus, en savant pertinemment que le lendemain ce sera le m�me d�cor. Et dire que ces vendeurs ne sont assujettis � aucune taxe ni imp�t. Sur un autre chapitre, c�est peu dire aujourd�hui que les S�tifiens ou plut�t bon nombre de S�tifiens n�ont pas froid aux yeux. Et chaque jour que Dieu fait, on assiste r�guli�rement � des actes et comportements qui suscitent souvent l�indignation, voire la col�re. Dans la ville de S�tif, l�incivisme a visiblement pignon sur rue. La vie y est rythm�e par une course effr�n�e au mieux-�tre. Nul n�ignore que la conjoncture �conomique qui y s�vit depuis environ une d�cennie a fini par bouleverser certaines habitudes, contraignant ainsi la population � sortir de son mutisme et � s�engager dans la bataille pour des lendemains meilleurs. Et c�est dans un tel contexte que des initiatives sont d�velopp�es �� et l� dans le but non seulement de se faire une place au soleil, mais �galement de contribuer au d�veloppement de la cit�. Mais encore faut-il que tout cela se d�roule dans le strict respect des r�gles qui r�gissent la soci�t�. Toujours est-il que de nos jours, l�incivisme est en train de gagner du terrain � S�tif avec des sc�nes qui suscitent des questionnements sur le r�le, voire l�existence des autorit�s. Un exemple �loquent. Au niveau de l�avenue Abacha- Amar, s�y d�roulent chaque jour des sc�nes d�sobligeantes. Les bus de la ligne 21 desservant la localit� de A�n-Trik, ou encore ceux des lignes 7 et 18 bloquent carr�ment la circulation en stationnant au beau milieu de la route pour faire descendre leurs voyageurs sans se soucier des usagers de la route. Cette situation cr�e des embouteillages indescriptibles sur cette chauss�e tr�s fr�quent�e, et cela, au grand dam des automobilistes compl�tement m�dus�s et qui n�ont d�autre choix qu�� faire des d�tours. Tout se passe alors comme si les conducteurs de ces bus sont au-dessus de la loi. Des usagers alors de se demander ce que font les autorit�s dans cette ville o� les r�gles qui r�gissent la circulation sont de plus en plus bafou�es. Comme c�est le cas de ces automobilistes, qui d�s la nuit tomb�e, apr�s le d�part des agents de la circulation, font fi du code de la route et font r�gner leur diktat. Feux tricolores ��br�l�s��, non-port de la ceinture de s�curit�, panneaux d�obligation non respect�s� Ces chauffards profitent de l�absence de la police pour imposer leur loi. De tels actes d�incivisme, on en voit presque tous les jours dans les rues de S�tif comme si les services de maintien d�ordre n�existaient pas. Une indiff�rence qui a eu pour cons�quence de cr�er une grande anarchie sur certaines art�res o� les accidents sont devenus monnaie courante. La situation, malheureusement, va de mal en pis, car outre ces usagers de mauvaise foi, on assiste de nos jours � un autre ph�nom�ne, celui de l'occupation anarchique des trottoirs, poussant les pi�tons � aller sur la chauss�e. Les voies de circulation sont alors gorg�es de monde, entra�nant une grande ins�curit� pour les usagers des voies publiques. Ni les services de l�APC ni la police n�interviennent pour mettre fin � ces pratiques. L�autre point noir de la ville de S�tif est li� aux v�hicules de transport urbain. Ces bus sont un v�ritable danger roulant. Ils envahissent les art�res de la ville. Masses effrayantes d�acier en mouvement, pr�tes � �craser, comme de vulgaires insectes, tout sur leur passage, semant la terreur et parfois, h�las, la mort. Une calamit� pour la circulation et une hantise pour tous, pi�tons, cyclistes et autres v�hicules l�gers. Quand ils se faufilent ou quand ils vous croisent, ils projettent toujours la m�me sensation. Celle d�un �l�phant qui charge. Un �l�phant qui prom�ne sa grosse carcasse dans un magasin de porcelaine. Les risques qu�ils provoquent ? Une foule. Les �num�rer est une corv�e. Les d�crire remplirait tout un� camion. Vitesse d�passant les limites autoris�es (parfois on assiste � une v�ritable course- poursuite entre les bus afin d�arriver en premier � l�arr�t et charger), slaloms en pleine ville, freins d�faillants, arr�ts en pleine chauss�e, refus de serrer � droite, feux �blouissants et mal �quilibr�s, absence de feux de stop, et la liste peut facilement s�allonger. La plupart dans un �tat lamentable, d�passant parfois les vingt ans d��ge, ces bus accentuent la pollution avec leurs rejets gazeux, ainsi que leur bruit, ils empoisonnent carr�ment la circulation, provoquant souvent des accidents graves. Bon nombre de conducteurs de ces v�hicules sont des jeunes, insensibles aux dangers, arrogants face aux risques et malveillants face aux usagers en transformant leurs bus en de v�ritables discoth�ques roulantes. Et pendant ce temps, les autorit�s locales sont dans une hibernation voulue et prolong�e et qui peut durer tr�s longtemps encore. Le moins que l�on puisse dire est que la situation demeure inqui�tante dans les rues de la capitale des Hauts-Plateaux o� l�ins�curit� est bien r�elle avec les �normes risques d�accident qui devront d�sormais amener les autorit�s de la ville � entreprendre une campagne de sensibilisation � l�adresse des citoyens pour le respect des r�gles r�gissant la vie dans la cit�. Cela contribuerait non seulement � s�curiser davantage les populations, mais �galement � �viter ces sc�nes macabres que l�on voit chaque jour sur nos routes.

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