Le rapport �tabli par l�expert, M. Foufa Hamid, ne fait que confirmer la gabegie qui r�gnait au niveau des diff�rentes agences d�El Khalifa Bank. Une situation qui a engendr� un pr�judice de 1,07 milliard de dinars. De l�argent qui �tait cens� �tre transf�r� des diff�rentes agences mais qui n�est jamais arriv� au niveau de la caisse principale. Pour justifier des op�rations douteuses, les responsables de la banque �tablissaient des �critures entre si�ges (EES) �folkloriques�. Appel� � donner son avis de technicien, M. Foufa, qui a pass� en revue les documents comptables de six agences d�El Khalifa Bank, a r�dig� un rapport dans lequel il fait �tat des diff�rentes irr�gularit�s constat�es. Documents � l�appui, il fait savoir qu�au niveau de la banque de Blida, des anomalies ont �t� constat�es au sujet d�op�rations concernant un montant de 47 000 francs fran�ais, auquel s�ajoute 16 000 euros. Des sommes dont il ne trouve aucune trace. Au niveau de l�agence des Abattoirs, la situation n�est gu�re meilleure. 132 �critures n�y sont pas justifi�es avec un pr�judice estim� � 517 de millions de dinars. A Kol�a, le montant du pr�judice est de 14 millions de dinars. A El Harrach, ceux sont pas moins de 91 �critures qui ne sont pas justifi�es avec un total de 485 millions de dinars. Quant � Oran, il s�agit de 35 �critures dont le total s��l�ve � 74 millions de dinars. Comment les diff�rentes agences sont-elles arriv�es � cette situation ? Tout simplement en ne respectant pas la proc�dure qui r�git les EES. M. Foufa a clairement expliqu� qu�en vertu de la r�glementation, tout transfert d�argent entre agences doit s�accompagner par 5 copies d�EES. La premi�re, la seconde et la cinqui�me copie doivent obligatoirement accompagner l�argent � transf�rer. La derni�re fait office d�accus� de r�ception et doit n�cessairement �tre renvoy�e de la caisse principale vers l�envoyeur. C�est de cette mani�re que le caissier principal atteste avoir effectivement re�u de l�argent. Mais � El Khalifa Bank, les m�urs �taient autres et la proc�dure �tait loin d��tre respect�e. L�expert a eu � constater que les comptes d�ordre qui sont en fait des comptes d�attente, ne pouvant recevoir que de mani�re temporaire les op�rations litigieuses, �taient utilis�s par El Khalifa Bank pour loger toutes les op�rations douteuses pendant des ann�es. Pire encore, dira M. Foufa, les EES �tablies �taient un alibi, servant � masquer les trous constat�s au niveau des agences dans lesquelles l�argent sortait sur simple ordre �crit sur des bouts de papier par Moumen Khalifa. Ce qui fera dire � l�expert que �les EES �taient des libell�s folkloriques�. Ils pouvaient en effet servir � justifier un transfert d�argent vers le compte d�un client donn� ou au versement d�int�r�ts au profit de P-dg d�entreprises.