Une �tude sur la vie socioprofessionnelle des travailleurs de la Fonction publique men�e r�cemment par le Syndicat national autonome des travailleurs de la Fonction publique (Snapap) aupr�s de 22 482 employ�s � travers le territoire national dans cinq secteurs-cl�s (�ducation, sant�, int�rieur et collectivit�s locales, formation professionnelle et enseignement sup�rieur), a d�montr� que pr�s de 8 travailleurs sur 10 (76%) sont oblig�s de recourir au cr�dit pour subvenir � leurs besoins et ceux de leurs familles, les plus �l�mentaires (nourriture, habillement et autres charges). Lotfi Merad - Alger (Le Soir) - La baisse du pouvoir d�achat et l�inflation galopante ont durement grev� le budget des travailleurs de la Fonction publique toutes cat�gories confondues. Selon les r�sultats de la m�me �tude rendus publics hier par les cadres du syndicat autonome, pour un salaire mensuel moyen de 27 000 DA, la nourriture et autres d�penses domestiques repr�sentent 67% soit 17 450 DA.Auxquelles s�ajoutent des d�penses li�es aux diff�rentes charges du logement (gaz, eau et �lectricit�) qui reviennent en moyenne � 3 750 DA soit 14,38% du salaire ainsi que les autres d�penses sur les membres de la famille (�pouse et enfants) estim�es � 6 425 DA soit 21,5% du salaire. A la lumi�re de ces donn�es, le Snapap est arriv� � une conclusion selon laquelle, les d�penses mensuelles les plus �l�mentaires d�un travailleur sont sup�rieures de 30% par rapport � son salaire moyen. Un �tat de fait qui pousse bon nombre de fonctionnaires � s�adonner � une activit� compl�mentaire r�mun�r�e pour combler ce d�ficit. L�activit� compl�mentaire tr�s r�pandue Selon les conclusions de l��tude du Snapap, le recours par les travailleurs de la Fonction publique � une activit� compl�mentaire �pour joindre les deux bouts� est tr�s r�pandu. Ainsi, sur les 6 132 travailleurs du secteur de l��ducation, 1 876 ont affirm� exploiter leur temps de repos, apr�s les horaires de travail ou pendant les jours f�ri�s, au transport clandestin ou bien � dispenser des cours particuliers pour 2 121 autres ; soit plus de 65% des travailleurs. Dans le secteur de la sant�, ils sont 52% (2 741 sur 5 223) � recourir au travail compl�mentaire dans des structures priv�es pour arrondir leur fin de mois. M�me constat parmi les fonctionnaires des secteurs des collectivit�s locales (65%), la formation professionnelle (44%) et l�enseignement sup�rieur (68%). Des activit�s compl�mentaires destin�es surtout � couvrir les besoins les plus �l�mentaires de la famille et non pas pour s�offrir le luxe des activit�s de loisirs. Attentes A une question sur leurs attentes, les r�ponses des travailleurs sond�es vont toutes dans le m�me sens. La revalorisation des salaires et la r�vision � la baisse de l�imp�t sur le revenu. Mais aussi, une augmentation des allocations familiales � 2 000 DA pour celle de la femme au foyer (actuellement de 800 DA) et les primes de scolarit� � 2 000 DA �galement (600 DA actuellement) ainsi que l�augmentation du SNMG � 20 000 DA et du point indiciaire de 45 � 60 DA. Des attentes qui seront formul�es dans une plateforme de revendications devant �tre soumise aux pouvoirs publics en pr�vision de la prochaine rentr�e sociale.