Le rideau est tomb� vers les coups de 0h30 ce jeudi sur la quatri�me �dition du Festival national de la musique et de la chanson citadines dans une salle comble du th��tre r�gional Azzedine-Medjoubi de Annaba. La soir�e de cl�ture a d�but� par des danses ex�cut�es par les �l�ves du conservatoire de musique de Annaba, habill�s de costumes traditionnels, finement brod�s aux mejboud et fetla. Avant de quitter la sc�ne, les jeunes danseurs du conservatoire ont, dans un geste hautement appr�ci� par le public, salu� ce dernier par un jet de fleurs. Ce fut ensuite au tour du virtuose du haouzi, l�artiste Nasredine Chaouli, de bercer la salle de morceaux choisis de son riche r�pertoire. Le public, compos� de nombreuses familles, �coutait religieusement l�artiste, digne repr�sentant de la �an�a� propre � la r�gion d�Alger. Entre les deux parties du programme, la troupe de th��tre El- Beliri de Constantine est mont�e sur sc�ne pour jouer une pi�ce intelligente, directe et sensible, o� le rire �tait aux larmes. Celle-ci, intitul�e Fananoun oua laken (artistes, mais�), �voquait dans une s�rie d'exercices de d�rision soutenus par des costumes et des d�cors appropri�s, la situation des professionnels de la culture, en g�n�ral, et des com�diens, en particulier. La pi�ce ayant capt� l�int�r�t du public pr�sent, celui-ci le fera remarquer � la fin de la pr�sentation, en pl�biscitant cette pi�ce d�lirante, f�roce et joyeuse en m�me temps. Il l�a fait, debout, � travers une m�ga ovation saluant le jeu des com�diens. La deuxi�me et derni�re partie de cette soir�e de cl�ture �tait r�serv�e � la sublime chanteuse tunisienne Nabiha Karaouli. Alliant modernit� et authenticit�, elle a chant� durant plus d�une heure les meilleures de ses chansons, repris en ch�ur par la salle. La chanteuse �tait visiblement tr�s contente de l�accueil du public annabi. Durant neuf soir�es, le public de l�antique Bouna s�est retremp� dans une ambiance festive faite de musiques et de chansons hadri (citadines) allant du haouzi au malouf, en passant par le cha�bi, l� aroubi, le kabyle et le gharnati. Il y avait des ma�tres de ces genres de musique citadine, h�ritage commun � tous les Alg�riens, � l�image de Abdelkader Chaou, Nadia Benyoucef, Naserdine Chaouli, Hasnaoui Amchetouh. Comme ont pris part �galement � ce festival, entre autres, les artistes Le�la Benmerah, Kamel Bourdib, Boughamza Allaoua, Salah Benini, Fay�al Kahia, Mohamed Bellil et les associations musicales vers�es dans l�andalou � l�exemple d�Ichbilia de Souk-Ahras. Institu� par le minist�re de la Culture depuis quatre ann�es, le festival n'aurai jamais atteint, au fil des �ditions, le remarquable succ�s dont il peut aujourd'hui se pr�valoir, sans l�implication des responsables locaux de la culture, avec � leur t�te un homme f�ru de culture sous toutes ses facettes. Il s�agit en l�occurrence du po�te Dris Boudiba, directeur de la culture de Annaba. �L�engouement du public constat� lors de cette quatri�me �dition nous impose de r�fl�chir d�s � pr�sent au prochain festival, afin de pr�senter un programme encore plus riche et plus diversifi� de notre patrimoine hadri (citadin)�, estime Dris Boudiba. Et d�ajouter : �Ce succ�s, loin de signifier pour nous une fin en soi, nous incite, au contraire, � plus de volont�, comme il nous donnera davantage d�impulsion pour ne pas s�arr�ter en si bon chemin.�