Les prix du pétrole reculaient mais restaient proches de leurs plus hauts niveaux en trois ans et demi alors qu'Israël et l'Iran pourraient perturber l'offre venue du Moyen-Orient. Ainsi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 77,23 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 24 cents par rapport à la clôture de la veille. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour le contrat de juin cédait 22 cents à 71,14 dollars une heure après son ouverture. Les cours avaient atteint jeudi leur plus haut depuis novembre 2014, à 78 dollars pour le Brent et à 71,89 dollars pour le WTI. Malgré le recul de vendredi, les prix restaient en forte hausse sur la semaine et depuis le début du mois. «La tendance à la hausse provoquée par la sortie américaine de l'accord sur le nucléaire iranien a été confirmée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient, qui menacent de perturber la production», a commenté Lukman Otunuga, analyste chez FXTM. Le ministre israélien de la Défense Avigdor Lieberman a exhorté vendredi le président syrien Bachar al-Assad à «mettre les Iraniens dehors», au lendemain d'une escalade militaire inédite entre Israël et l'Iran en Syrie.