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Une instance présidentielle, une période de transition de six mois et un rôle pour l'Armée.. La feuille de route de l'opposition
Publié dans Le Temps d'Algérie le 24 - 03 - 2019

Comme toutes les initiatives déjà posées sur la scène politique, les présents à la rencontre tenue au siège du Front pour la justice et le développement (FJD-El Adala) d'Abdallah Djaballah, suggèrent le retrait du président Abdelaziz Bouteflika à la fin de son mandat et la mise en place d'une période de transition.
Des partis et des personnalités de l'opposition ont adopté hier une feuille de route visant à sortir le pays de la crise actuelle au moment où les manifestations populaires pour le départ du régime se poursuivent pour la cinquième semaine de suite. Comme toutes les initiatives déjà posées sur la scène politique, les présents à la rencontre tenue au siège du Front pour la justice et le développement (FJD-El Adala) d'Abdallah Djaballah, suggèrent le retrait du président Abdelaziz Bouteflika à la fin de son mandat et la mise en place d'une période de transition. Etaient présents Ali Benflis, président de Talaie El Hourriyet, Tahar Benbaibèche, président du parti El Fadjr, Mohamed Saïd du PLJ et Noureddine Bahbouh de l'UFDS, en plus de Mohand Arezki Ferrad, ancien député du FFS ainsi que des figures de l'ex-FIS dissous dont Ali Djeddi et Kamel Guemazi. Beaucoup de participants lors de précédentes réunions, à l'image de Mohcine Belabbas du RCD, Abderrezak Makri du MSP, Louisa Hanoune du PT ainsi que l'avocat Mostepha Bouchachi, l'ancien diplomate Abdelaziz Rahabi et les deux anciens chefs de gouvernement Sid Ahmed Ghozali et Ahmed Benbitour ont, par contre, brillé par leur absence. Après avoir décidé de baptiser ces concertations de «Forces du changement pour le triomphe du choix du peuple», les participants ont appelé le peuple algérien «à poursuivre son mouvement», tout en restant «vigilant» contre ce qu'ils qualifient de «tentatives d'infiltration, d'étouffement et de contournement de ses revendications». Dans un communiqué, les partis et personnalités de l'opposition affirment avoir adopté à l'issue de cette rencontre la proposition d'«une feuille de route pour une solution politique». Ce plan trouve son cadre dans «la légitimité populaire» contenue dans l'article 7 de la Constitution. Article qui stipule, faut-il le rappeler, que «le peuple est la source de tout pouvoir. La souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple». L'application de cette feuille de route se fera «après l'expiration du mandat présidentiel en cours», proposent ses initiateurs. Quant aux étapes de cette solution, elles se résument en «l'instauration d'une période de transition de courte durée, lors de laquelle les prérogatives du président sortant seront transférées à une instance présidentielle». L'instance présidentielle sera composée, précise-t-on dans le communiqué, «de personnalités nationales crédibles, honnêtes et compétentes, adoptant les revendications du peuple et qui s'engagent à ne pas se porter candidats lors de la prochaine élection». S'agissant de ses prérogatives, ce sera celles d'un chef de l'Etat et aura pour mission seulement de «nommer un gouvernement de compétences nationales pour la gestion des affaires courantes, mettre en place une commission nationale indépendante d'organisation des élections et enfin réviser la loi électorale de façon à garantir des élections libres et transparentes». Pour les délais de l'application de ce plan de sortie de crise, l'opposition propose que ce soit limité «à six mois». En parallèle, l'institution de l'Armée nationale populaire (ANP) est appelée à jouer le rôle de «répondre aux revendications du peuple et contribuer à les satisfaire dans le cadre du respect de la volonté populaire», soutiennent les participants. Enfin, ces derniers se sont mis d'accord pour poursuivre les consultations autour des étapes supplémentaires en vue d'arracher les revendications du peuple, et concernant les mécanismes à même d'atteindre cet objectif, tout en se disant disposés à étudier d'autres propositions. Les partis et personnalités de l'opposition réunis n'ont pas manqué de dénoncer «la campagne» du ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, à travers les pays étrangers, visant, selon eux «à porter atteinte à la révolte populaire pacifique et à contourner ses revendications».

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