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L'artiste peintre Faiçal Barkat.. «L'art numérique fait du tort à l'art traditionnel»
Publié dans Le Temps d'Algérie le 17 - 04 - 2019

Trente tableaux. Soi trente bonnes raisons d'aller voir la première exposition de Faiçal Barkat, venu spécialement de Biskra. Un artiste certes autodidacte, mais qui n'a rien à envier aux diplômés des écoles d'art. Grâce à son talent, un don qui exige le respect, le jeune artiste a littéralement fasciné les algérois. Intitulée «Lumière de Biskra», son exposition est à découvrir jusqu'au 30 avril courant à la galerie d'art Aïcha-Haddad à Alger. Dans cet entretien, Faiçal Barkat nous parle de ses inspirations et de ses ambitions.
Entretien réalisé par : Sara Boualem
Le Temps d'Algérie : «Lumière de Biskra» est votre première exposition individuelle. Pourquoi Biskra ?
Faiçal Barkat : Même si elle n'est pas ma ville natale (né à M'Sila et arrivé à 12 mois à Biskra), Biskra est ma ville de cœur. En plus de la bonté et générosité de ses habitants, ses paysages et ses lumières me fascinent. Les prises de vues y sont incroyables. Du coup, j'ai tenu à l'immortaliser dans un travail artistique qui me ressemble. Aussi, j'ai voulu faire connaître la wilaya de Biskra à ceux qui ne la connaissent pas. Alors que certaines personnes ayant visité Biskra m'ont dit reconnaître des villages et autres endroits que j'ai peints, d'autres m'ont dit que cette exposition leur a donné envie de visiter cette ville.
Deux parties composent votre exposition : une dédiée à l'habitat traditionnel de la ville et l'autre consacrée à ses paysages naturels. Comment s'est fait le choix de ces lieux ?
Exact, en une trentaine de tableaux, j'ai tenu à restituer aux visiteurs des pans du patrimoine bâti de la ville des Zibans ainsi que ses paysages naturels. Pourquoi l'habitat ? Car il est en déclin. Son état se détériore et le constat est alarmant. C'est un patrimoine qui disparaît sous nos yeux. Certains anciens villages (bâtis en terre) de la ville étaient dans un état de délabrement désastreux, et aujourd'hui malheureusement, ils n'existent plus… En outre, pour toutes ces raisons, et faute de restaurations adéquates, j'ai décidé de peindre ces sites de façon à conserver une trace du moins immatérielle. J'ai donc choisi de peindre les vieux villages de Mchounèche, ce qui reste des K'sour de Chetma, Skifa, le village de Boukhalfa après la pluie, La porte bleue, La vieille porte… J'ai essayé aussi d'immortaliser les points d'eau et la verdure, le coucher de soleil dans la région d'El Kantara ou des paysages d'automne à Mchounèche. Des palmeraies typiques de la ville, d'autre part, dans ces tableaux que j'ai intitulés : Les ombres des orangers, Oued El Hadjeb, L'été de la saqia, L'automne de la saqia ou encore L'entrée de la forêt de Boukhalfa, traduisent une nature luxuriante, parfois fantasmée où je joue sur l'effet miroir, les reflets et les lumières. Je tiens à dire qu'avant tout, j'aime ces endroits et lorsqu'ils sont submergés de lumière au lever du jour, à la mi-journée et au coucher du soleil, je trouve cela sublime et ça m'inonde d'inspiration.
C'est un travail minutieux qui a dû vous prendre beaucoup de temps…
Tout à fait. J'ai réalisé ces tableaux durant une période entrecoupée. Certains datent de 2014, de 2016, de 2017, ou plus récents de 2019 que j'ai pu réaliser en une semaine, ou en une journée. Je ne me focalise pas sur le temps. Je peins lorsque l'inspiration me vient et j'aime apprécier ce que je fais.
L'impressionnisme pourrait traduire vos œuvres…
Tout à fait. C'est le style de peinture qui me parle le plus. Par ailleurs, je suis étonné et déçu de l'absence d'œuvres dignes de ce nom dans ce genre de peinture. J'aurais aimé découvrir des expositions d'œuvres impressionnistes afin de me booster dans mon travail. J'ai remarqué qu'aujourd'hui, on fait plus d'abstrait qu'autre chose. Je ne généralise pas, mais c'est ce qui se fait le plus. Je suis un grand passionné des peintres orientalistes et plus précisément d'Eugène Girardet et d'Etienne Dinet. Ce sont de véritables artistes qui n'avaient pas besoin de prendre des photos pour réaliser leurs tableaux et leurs œuvres étaient d'un réalisme hallucinant. Par ailleurs, les gens préfèrent prendre aujourd'hui, sans doute, par manque de moyens ou d'intérêt, des photos disponibles sur internet que de véritables œuvres d'artistes. Et c'est triste, car cet art numérique concurrence et fait du tort au véritable art. Heureusement, il reste encore quelques connaisseurs et passionnés qui apprécient un tableau authentique.
Des projets en perspective ?
Je prépare un projet que je souhaite réaliser en grand. Ce sera des toiles en grand format à travers lesquelles je vais jumeler deux mouvements, l'hyper-réalisme classique et l'impressionnisme. Je tiens vraiment à associer ces deux styles. De l'hyper-réalisme, je veux prendre la palette de couleurs, et de l'impressionnisme, la technique. Par ailleurs, le thème sera toujours la ville de Biskra, mais aussi Alger (la Casbah), Ghardaïa, les marchés que je veux aussi exploiter. Je suivrai mon inspiration. C'est un challenge que je me donne. J'aime me lancer des défis pour m'améliorer et avancer dans ma passion.


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