Les spécialistes ont fait savoir que le paludisme est une maladie grave, mais si la prise en charge est précoce et adéquate, la guérison est possible. L'Algérie a été choisie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) parmi les pays éligibles à la certification d'élimination du paludisme. Pour cela, un programme épidémiologique très efficient a été mis en place pour lutter contre le vecteur de l'anophèle, qui est un insecte qui transmet le paludisme. Les médecins plaident pour la réservation des enveloppes financières à la prévention plutôt que de consentir les efforts sur le plan curatif. En termes de chiffres, le nombre de cas de paludisme a connu une baisse sensible puisqu'il est passé de 887 cas importés en 2012 à 434 en 2017, dont le plus grand nombre est enregistré dans le grand Sud, tandis que la wilaya de Tizi-Ouzou a enregistré, quant à elle, seulement vingt et un (21) cas importés entre 2010 et 2017. Ce sont les chiffres qui ont été communiqués par les spécialistes du service d'épidémiologie et de médecine préventive (SEMEP) du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou, à l'issue d'une rencontre scientifique de sensibilisation qui a été organisée sous le thème : «Zéro paludisme, je m'engage», au niveau de l'amphithéâtre de cet établissement et ce, à l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme. A cette occasion, les spécialistes ont fait savoir que le paludisme est une maladie grave, mais si la prise en charge est précoce et adéquate, la guérison est possible, mais aussi une maladie à déclaration obligatoire en Algérie et qui est présente dans les pays chauds, notamment en Afrique, avec 200 millions de cas dénombrés, a fait savoir le Dr Toudeft, chef du SEMEP au niveau du CHU de Tizi-Ouzou. Elle a tenu à expliquer que cette pathologie se propage à travers les personnes qui voyagent dans les zones endémiques, sans qu'il y ait un dispositif de prévention et de lutte contre la contamination par cette maladie. La même responsable a affirmé qu'un programme a été mis en place par le ministère de tutelle pour l'élimination de cette maladie en Algérie. On citera entre autres la mise en place de laboratoires entomologiques au niveau des établissements hospitaliers pour surveiller et éliminer le vecteur de l'anophèle. «Il y a toute une procédure menée par le ministère de la santé pour éliminer cette maladie, arriver à prévenir cette maladie chez toute personne qui se déplace et la lutte contre le vecteur de l'anophèle». Le Dr Toudeft a tenu à expliquer que cinq parasites provoquent cette maladie. Il s'agit du Plasmodium falciparum, Plasmodium vivax, Plasmodium ovale, Plasmodium malariae et celui Knowlesi. Les médecins ont affirmé que des campagnes de sensibilisation sont organisées dans le sud du pays où il y a la circulation migratoire des subsahariens.