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Plus de prises à brancher…
Publié dans Le Temps d'Algérie le 17 - 05 - 2019

Difficile est l'explication de la servitude, de la dépendance à un ordre établi. Depuis l'indépendance, le berger marche devant, et les moutons se pressent derrière lui. Point de manipulation des esprits : le mouton est mal placé pour juger. S'il n'entend plus son berger, il se sent perdu. Là, les choses se gâtent, et la discipline moutonnière vole en éclats. Qui va donc prendre soin de lui, qui va le protéger des loups, de la pluie, des maladies ? Le berger, pardi ! Manque de pot, ce berger n'est pas là, pour que tous les moutons puissent brouter à leur gré. Plus de discipline moutonnière, donc. Ceux qui ont des idées pour une éventuelle solution au problème sont traités de moutons noirs, et la solution devient problème. C'est que le mouton noir a une très mauvaise réputation, et dans un troupeau, il ne fait pas bon d'être différent des autres. Tout ce préambule, cette parabole moutonnière respectueuse du genre humain, pour dire que le citoyen ne peut éternellement être comparé à un mouton perdu dans un troupeau, fut-il noir, blanc ou roux.
Il est en train de changer, et il va changer pour la simple raison qu'il ne se commande pas. Il doit suivre la marche de l'histoire, et s'il n'avance pas, les forces de l'histoire pourront être redoutables. Evidemment, il existe toujours cette légitimité révolutionnaire, revendiquée surtout par les tenants au pouvoir. Mais, elle est en fin de parcours, elle ne peut pas vivre ad vitam æternam. Le monde avance, l'Algérie se doit de suivre les changements, qu'ils soient sociaux, économiques ou politiques. Pourvu qu'ils soient bénéfiques au pays et à son peuple. Certes, il faudra un ordre à établir pour présider, gouverner et écouter ce peuple, actuellement en bisbille avec le képi et la casquette. «La sécurité du pays, avant tout !» rétorquent les décideurs, hantés par la «fawda» et le désordre à tous les étages. Mais la conjoncture n'est plus la même, elle a évolué depuis l'ordre préétabli, postindépendance, pour légitimer les désignés au pouvoir. Elle tenait amplement du clientélisme qu'à la discipline moutonnière du socialisme dit spécifique. En fait, la menace extérieure tend à se convertir en menace intérieure, quand ce peuple ne veut plus être traité de moutons de Panurge. Ce personnage de Rabelais avait fini, par sa ruse, à se faire noyer en mer, bêtes et bergers suiveurs…
En clair, le mouvement populaire du 22 février veut être debout, droit dans ses bottes et non pas à genoux, les quatre pattes flageolantes, au gré des intrigues politico-judiciaires et d'une présidentielle plombée. Il a prit conscience de lui-même, de ses droits légitimes de justice sociale. Il dégage ainsi la voie à ses enfants et petits-enfants, qui n'auront plus à subir la spirale de l'aliénation à la pensée étriquée. Tout ça, c'est de l'histoire ancienne. La nouvelle, c'est celle qui laisse ouvertes les portes du changement, les portes de l'émancipation des peuples de par le monde. Et il n'est qu'à voir ou entendre les slogans brandis dans les rues d'Alger, Béjaïa, Annaba, Sidi Bel-Abbès ou Constantine, pour se rendre à l'évidence : rien ne sera plus comme avant. Il ne pouvait en être autrement, c'est une langue naturelle qui parle de progrès et que tous comprennent, de haut en bas. Les intimidations, les tentatives de récupération, les pseudo-hommes providentiels, la faim, la soif du ramadhan, n'ont plus de prises à brancher pour qu'il y ait envie de silence…


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