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Il avait exporté la musique Targuie.. Othmane Bali, un artiste un exceptionnel
Publié dans Le Temps d'Algérie le 16 - 06 - 2019

Othmane Bali, cet artiste qui est mort emporté par les crues d'un Oued du Tassili N'âjjer, le 17 juin 2006, a mis son savoir et ses dons artistiques pour devenir une vitrine culturelle et artistique de sa ville natale Djanet et de tout le Sahara.
Il faut vivre parmi les Touaregs pour constater qu'au Sahara, la pratique de la musique est naturelle et quotidienne chez les femmes qui jouent la nuit des temps à l'Imzad, ce monocorde, père du violon et interdit au hommes qui se contentent de chanter et ne jamais toucher à cet instrument. Othmane Bali qui a appris les rudiments de la musique et chanson auprès de sa mère avant de porter sa voix et celle de sa région à travers les différentes villes d'Algérie et du monde Othmane Bali avait défié la tradition du Tassili en devenant le premier homme ayant osé jouer à l'Imzad pour le faire connaitre avant de devenir un virtuose du ôud. Il est également le premier chanteur à faire connaitre et exporter la musique Targuie. Il est à rappeler que l'Imzad aurait pu rester inconnu si ce n'était l'association Sauver l'Imzad fondée par Mme Farida Sellal à Tamanrasset qui l'avait mis au devant de la scène et réussi à le classer comme patrimoine mondial de l'UNESCO.
Succès mondial
Othmane Bali, ce grand artiste qui a toujours gardé son habit traditionnel a sillonné le monde en donnant des concerts dans les plus grandes villes. Malgré le grand succès, Othmane Bali a gardé les pieds sur terre en restant attaché à sa ville natale Djanet. En 2001, il avait déclaré dans une interview accordée au journaliste et écrivain Belkacem Rouache : «Moi, je n'ai pas un autre pays en échange, mon unique pays. C'est ma terre nourricière : c'est l'Algérie» avant d'ajouter «Ma mère est poétesse et chanteuse en Targui. J'ai appris cet art en étant fœtus, d'ailleurs le premier son que l'enfant entend, c'est celui de sa mère».
Cet artiste qui était déjà connu à Djanet et sa région fut découvert par le grand public dans l'émission Mosaïque de la télévision algérienne en 1978. Ce passage a été le grand virage dans la carrière de cet artiste qui deviendra une véritable institution de la musique Targuie. Né en mai 1953, Othmane Bali est parti trop tôt mais a tracé la voie à de jeunes chanteurs dont son fils Nabil. Grâce à lui, des dizaines de chanteurs et chanteuses du Sahara ont émergé. Il est considéré comme le pionnier de la chanson Targuie. Après s'être imposé dans sa région, le grand artiste qui a toujours gardé son habit traditionnel a décidé d'aller plus loin en sillonnant le monde en donnant des concerts dans les plus grandes villes notamment en France et en Allemagne où enregistrements été très demandés. Il avait donné des concerts au Canada, aux Etats unis et au Japon.
Une salle en son nom
Le chanteur qui avait fait découvrir le Tindé à travers le monde avait collaboré avec les plus grands musiciens. Il avait donné un concert enregistré en live à Caracas (Venezuela) en compagnie du bassiste et percussionniste américain Steeve Shehan comme il avait collaboré avec le groupe de jazz italien Vincenti. Malgré le grand succès, Othmane Bali a gardé les pieds sur terre et est resté attaché à sa ville natale Djanet. Ceux qui ont eu l'occasion de visiter Djanet ont rencontré de jeunes chanteurs et sont revenus tous en fredonnant des succès de cette ville du sud du pays telle que Djani Djani, un tube que les chaines de radio et télévision devraient diffuser pour montrer que la voie tracée par Othmane Bali est bien suivie par les nouvelles générations de chanteurs touareg. Le chanteur et virtuose du Oud qui s'inspirait de la beauté du Sahara a laissé des chansons qui ne meurent pas notamment «Amine Amine», «Demaâ», «Tanemirt In Allah» et «Yarekdine Ouline». On ne sait pas si le ministère de la culture a pensé à baptiser une salle de spectacle ou maison de la culture en hommage à ce grand artiste.


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