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La Quatrième épouse de Kaddour M'Hamsadji.. Retour sur une époque pas si lointaine
Publié dans Le Temps d'Algérie le 17 - 05 - 2019

Paru aux éditions Casbah, «La quatrième épouse» de Kaddour M'Hamsadji est un roman fascinant qui plonge le lecteur dans la nature humaine avec, en toile de fond, la guerre de libération nationale.
«La quatrième épouse» de Kaddour M'Hamsadji, paru aux éditions Casbah, dépeint sur 380 pages, les contours d'une vie très riche, celle de Bakir Ghouzlani, protagoniste de l'histoire. L'ambiance est au temps de la guerre de libération nationale. Le lecteur découvre petit à petit les péripéties de la vie hétéroclite de Bakir Ghouzlani, ce septuagénaire habitant la commune de Birkhadem à Alger. L'homme a déjà eu quatre filles avec ses trois premières femmes. Pour des circonstances familiales et des problèmes d'héritage qui l'opposent à son frère aîné Slimane le cupide, depuis plus de dix ans, Bakir décide après une longue période de réflexion de se remarier pour la quatrième fois dans le seul espoir d'engendrer un garçon, donc un héritier.
Héritage
«Ce roman, «La Quatrième épouse», complète un thème général abordé dans Le Silence des cendres et dans Le Rêve derrière soi ; il porte sur quelques aspects de la vie quotidienne de la société algérienne pendant la guerre d'Algérie (1954-1962). Et pas seulement… La colonisation a forcément eu son juste contraire : la décolonisation. Mais de l'émancipation de la femme et… de l'homme, qu'en est-il ? Aussi est-il vrai que, tout comme l'Algérie, la femme est dépossédée de sa personnalité et que, tout comme le peuple, l'homme est spolié de son pur héritage civilisationel. […] «La Quatrième épouse» est le roman des rapports humains, plus largement entre la femme et l'homme, entre les hommes et les femmes, là où une âme est éprouvée par l'esprit systématique du mépris, de la domination et donc de l'injustice», peut-on lire en quatrième page de couverture. Avec une maîtrise parfaite de la langue française, Kaddour M'Hamsadji embarque le lecteur dans un beau voyage temporel. En effet, son roman est ficelé et construit avec beaucoup d'intelligence.
Racontant la passionnante idylle de son héros Bakir et Christine Almodovar, fille d'un réfugié sévillan et petite-fille du colon raciste Georges Wilhem dont les ancêtres ont spolié les terres des algériens, l'auteur livre en même temps et dans un contexte colonial comment s'est faite l'union entre Bakir et sa première épouse à l'insu du grand-père mais avec l'accord du père. Bakir décide de fuir cette dure réalité et part au maquis. La guerre d'Algérie bat son plein et dans ces circonstances, Bakir se remarie au maquis avec le médecin Tasfhout qui meurt au cours d'une embuscade. Blessé, il est envoyé comme instituteur à Ghardimaou. A son retour, il prend pour épouse Dhrifa, la sœur de son ami Arezki, qui lui donne trois filles, Houria, Rouqia et Dounia.
Solidarité
Cette troisième épouse meurt, mais avant, elle lui donne une quatrième fille, Siham. De nouveau, Bakir devenu Hadj se remarie pour la quatrième fois avec la jeune Safia, persuadé que cette dernière lui donnera un garçon, c'est-à-dire un héritier. Ce périple familial basé sur fond de guerre se lit d'un seul trait. Un roman nostalgique et probant pour mieux comprendre cette époque dure mais où la solidarité, l'entraide et la tolérance entre algériens étaient de mise.
Né en 1933 à Sour El Ghozlane, Kaddour M'Hamsadji a fait partie de l'équipe fondatrice de la toute première Union des écrivains algériens, en 1963. Ayant écrit dans tous les genres littéraires, à commencer par le théâtre, à l'exemple de La dévoilée, avec un jugement d'Albert Camus et une préface d'Emmanuel Roblès. Il est également l'auteur de plusieurs romans, nouvelles, poésies, essais, contes, éducation et formation, émissions radiophoniques, de nombreux articles culturels dans la presse et des scénarios et dialogues pour des feuilletons de télévision.


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