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A Tlemcen, une affaire de famille
Andalou
Publié dans Le Temps d'Algérie le 23 - 03 - 2009

Tlemcen est la ville où l'andalou serait le mieux préservé. Sans parler des jeunes filles, certains chanteurs très doués ne rêvent même pas de devenir des stars. Dans cette ville, l'andalou s'apprend naturellement en famille.Dès qu'on pense à l'histoire de la musique andalouse, des noms de personnages nous reviennent à l'esprit.
A Alger, on pense directement à Dahmane Benachour et à ses grands prédécesseurs, tels que les frères Fekhardji, Mahieddine Lakhal, Benteffahi ou Yafil, si l'on remonte plus loin.A Constantine, où le malouf est entré en Algérie directement par la Tunisie, sans passer par l'Espagne, on pense directement à Hadj Tahar Fergani, cheikh Dersouni et leurs maîtres et ancêtres de cet art, Ali Khodja dit H'souna, Abdelkader Toumi, Bestandji, Berrachi...
Bensari et les 24 noubas
Si, aujourd'hui, Tlemcen a comme jolie devanture le chanteur hawzi Mohamed Ghafour, cette ville nous fait toujours penser à cheikh Larbi Bensari qui, paraît-il, était le dernier à maîtriser les 24 noubas de l'andalou. Né en 1872 (ou avant ?), Larbi Bensari n'aurait pas été invité par les premiers directeurs de la RTA. Les motifs sont inconnus. Ils ne savaient peut-être pas que c'était une urgence d'enregistrer le grand maître avant sa disparition. Il faut dire aussi qu'à cette époque, les producteurs avaient trop délaissé notre patrimoine au profit des chansons égyptiennes qui étaient à la mode.
De Tlemcen, le grand public ne connaît pratiquement que Abdelkrim Dali pour ses passages réguliers à la télévision (uniquement) le jour de l'Aïd. Découvert par cheikh Omar Bekhchi, Dali avait été encouragé par Abdesslam, le frère de Larbi Bensari, qui l'invita à faire partie de son orchestre. Très doué, le jeune Abdelkrim montra ses capacités vocales en reprenant des chansons d'Oum Keltoum et de Mohamed Abdelwahab, en vogue à l'époque.
Par la suite, il est remplacé par Redhouane, le fils le plus doué de Larbi Bensari. Il fera alors partie de l'orchestre de cheikha Tetma, qui ne cessa de faire parler d'elle. La rupture avec Larbi Bensari est motivée par le fait que le grand maître a choisi son fils Redhouane pour l'accompagner au Congrès de la musique arabe au Caire, en 1932. Ce choix n'est sûrement pas motivé par le népotisme, car les mélomanes reconnaissent que Redhouane est le plus grand chanteur tlemcénien après cheikh Larbi.
Tetma parmi les meilleures
Tetma, qui est enterrée au cimetière de Sidi M'hamed, à Belouizdad (Alger), sera parmi les meilleures chanteuses de hawzi, aux côtés de Fadhila Dziria et Meriem Fekkaï dite El Bessekria. Maâlma Yamna restera, bien sûr, inégalable. Il fallait attendre les années 1970 pour découvrir Nassima, sa vraie remplaçante. Ce constat est fait par de grands maîtres de l'andalou, notamment Sadek Bedjaoui.
Mahieddine, qui ne ratait jamais l'occasion d'enrôler dans sa troupe les artistes montants, la remarque lors d'une tournée.
Après avoir enregistré son premier disque en 1930, il continuera à accompagner Tetma et à produire des disques. En 1938, il fera une longue tournée à travers le territoire avec «Les tournées Mahieddine», et en 1940, Boudali Safir, alors directeur des programmes arabes de la radio, l'invite à participer aux concerts de l'orchestre andalou.
On y chante en famille
En 1952, il deviendra définitivement membre de cet orchestre. Après l'indépendance, il chantera lors des semaines culturelles algériennes à l'étranger et donnera des cours au Conservatoire d'Alger puis à l'institut national de musique. Comme le grand maître Larbi Bensari, Dali jouait de plusieurs instruments, mais préférait le luth.
Il faut dire qu'il est très difficile d'écrire l'histoire de la musique de Tlemcen sans oublier quelques maîtres, car la ville connaît de nombreux chanteurs et musiciens qui n'ont pas eu la chance ou n'ont pas voulu être médiatisés. En tout cas, à Tlemcen, certains noms, tels que Sekkal, Bekhchi, Dib et Brixi, sont très connus. Actuellement, il y a toute une génération d'hommes, tels que le cardiologue Yahia Ghoul qui s'est donné à fond pour mettre en valeur cette musique.Il faut rappeler que le docteur Yahia Ghoul est le président de l'association Nassim El Andalous d'Oran.
Ce mélomane avait créé une association portant le même nom lorsqu'il était aux USA. A Tlemcen, les associations et les artistes foisonnent. La musique andalouse est pratiquée dans la plupart des familles. D'ailleurs, lors des fêtes familiales, les chanteurs n'avaient pas besoin de chorale. Tous les spectateurs connaissent les textes et prennent un plaisir à suivre la mélodie.


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