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Durban 2 ou le droit à la différence
Publié dans Le Temps d'Algérie le 19 - 04 - 2009

Le sommet des Nations unies sur le racisme arrivera-t-il à franchir le seuil de la paix et de la tolérance.
Le racisme, haine de l'autre, rejet du différent de soi ou refus de côtoyer sa propre complémentarité et de reconnaître de fait ses impérities.
Il est à 'homme ce que l'abscons est à l'évident : une tare d'un ridicule rédhibitoire qui a cependant su se maintenir à travers l'espace et le temps et marquer l'histoire (et de façon indélébile) par l'effusion de sang, la désolation et le vide sidéral que laisse la mort sur son passage.
De la guerre de Troie à la tragédie du Sri Lanka en passant par celle des Bushmen et des Palestiniens, si les raisons de la haine sont différentes les résultats sont les mêmes : à savoir que quand l'extermination n'est pas atteinte, en véritable fléau opportuniste, les tentatives d'assujettissement du dominé par le dominant prend le relais sur un terrain miné par le ressentiment et la haine. De quoi glorifier Ares comme si la première victime de Nietzsche aura été Janus.
Pourquoi la tolérance est-elle si difficilement acquise alors qu'elle est à portée de main ?
Que propose l'ONU ? C'est à cela que tâchera de répondre Durban 2.
L'ONU est-elle plus royaliste que le roi ou juste un machin à revoir ? A partir d'aujourd'hui, la ville de Genève abritera une conférence internationale sur le racisme au destin incertain pour cause de frilosité des participants.
Placée sous l'égide des Nations unies, durant 4 jours, Durban 2 tentera de redéfinir la notion du racisme. Loin des préoccupations étymologiques, les principaux protagonistes plancheront durant sur la religion, la femme, l'esclavage et les minorités ethniques.
Quatre éléments pris indépendamment l'un de l'autre puis ensemble et enfin en interaction et tractés par la locomotive du droit à la différence avec lesquels les Nations unies tenteront d'identifier toutes les faces de l'hydre du fascisme.
Si bien que la religion sera définie comme valeur «intrinsèque» des êtres humains et l'islamophobie (et en filigrane l'antisémitisme) comme cheval de bataille. Quant aux autres sujets, dont les droits de la femme, des minorités ethniques et des descendants des Africains, ils seront également abordés, étayant et revendiquant par la même la préservation de l'éclectisme et les valeurs de l'universalisme.
Ainsi et huit ans après sa première édition dans la ville éponyme sud-africaine (en août 2001), les ségrégations de tous bords et poils sont toujours là immuables et inflexibles aux efforts déployés à ce jour par l'ONU.
Il faut dire que Durban 1 a laissé sceptique plus d'un sur une réelle volonté des uns et des autres à vouloir éradiquer ce fléau. Pour rappel, cette conférence, qui reposait alors sur deux forums, l'un gouvernemental et l'autre réunissant des ONG, avait fini par capoter parce qu'une résolution commune n'a pas pu être émise.
Dans l'impasse, les forums devaient se pencher sur le conflit israélo-palestinien. Celui des ONG, plutôt passionné qu'objectif, avait été entaché de violences.
Car la question palestinienne qui avait été abordée sur le thème du racisme colonial et qui n'est d'ailleurs pas faux au regard des dépassements et bas agissements de l'Etat hébreu marqués par les colonisations sauvages et le droit de tuer et faire taire ce Palestinien devenu encombrant sur sa propre terre aux lendemains des sordides accords de Balfour avec ceux tacites des Occidentaux a fait réagir plus d'un et d'une (ONG).
Les Occidentaux, par sympathie ou vieille culpabilité envers les juifs, avaient convenu de ne pas établir de lien entre la question du Proche-Orient et celle du racisme.
Bref ! Ils avaient encore une fois tenté de cacher l'éclat du soleil avec un tamis. Huit ans après, le crime est criard. Le drame de Ghaza en dit long et de Durban 1 on en garde un amer souvenir du poids du lobby juif dans les hautes sphères décisionnaires qui laissent penser que le bidouillage en droit international est de rigueur.
Et c'est certainement pour contrecarrer ce genre d'approche que la commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Mme Navathem Pillay, a veillé à ce que le document préparatoire de Durban 2 ne fasse plus état d'Israël et ni du Proche-Orient.
Mme Navathem Pillay a veillé aussi à ce que ne soient pas dénoncées les religions, et que toute réparation pour esclavage soit tue car se sont bien là les sujets qui fâchent les Occidentaux prêts à devenir depuis l'avènement Obama amis des taliban.
Consensuelle, la commissaire aux droits de l'homme de l'ONU risque de donner une couleur et consonance à ce rendez-vous. Consonance qui a toute les chances de rimer avec censure et non-impartialité.
Car pour une rencontre mondiale, où toutes les tendances doivent être présentes, des minorités non voyantes (les athées et les agnostiques) risquent d'être absentes, et l'ONU encore une fois prendra le risque de faire l'impasse sur la démocratie tant serinée par son Conseil de sécurité qui a transformé ce régime politique en un concept liberticide.


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