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Une nouba en hommage aux maîtres de l'andalou
Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011
Publié dans Le Temps d'Algérie le 05 - 09 - 2011

Dans le cadre du programme de la manifestation Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011, des journées sont organisées du 13 septembre au 17 novembre en hommage aux maîtres de la musique andalouse. Ces journées intitulées «Nouba» se dérouleront à la maison de la culture Abdelkader Alloula de Tlemcen.
Des concerts animés par de grands chanteurs et des associations andalouses ainsi que des conférences sont prévues durant toute cette période.
Des spécialistes de la musique andalouse tels que Amine Kalfat et Nasreddine Baghdadi animeront des conférences débats autour des itinéraires des grands maîtres de l'andalou notamment cheikh Larbi Bensari, son fils Redouane, Sadek Bedjaoui, Abderrahmane Sekkal et du doyen du malouf Mohamed Tahar Fergani.
Une exposition photo sera organisée en marge de ces journées. Les visiteurs pourront découvrir des photos de chanteurs et musiciens notamment de Tlemcen tels que Cheikh Abboura, Mustapha Brixi et Omar Bekhchi. Pour le volet des concerts, il y aura des hommages à Ahmed Serri qui fut pendant des dizaines
d'années professeur de la doyenne des associations algéroises El Mossilia, Abdelkrim Dali et Fergani.
Des chanteurs et moins jeunes se produiront à cette occasion. Il faut rappeler que Tlemcen est la ville où l'andalou
est le mieux préservé en Algérie.
Dans cette ville, l'andalou s'apprend et se chante naturellement en famille. Des jeunes filles et garçons très doués ne pensent même pas à entamer une carrière professionnelle car pour eux, chanter l'andalou ou jouer d'un instrumen de musique est un acte naturel et une nécessité pour le moral de tout individu et non un métier.
Si à Alger, Blida, Médéa et Cherchell, on pense directement à Dahmane Benachour, Hadj Mahfoudh, Kheznadji, Serri et leurs grands prédécesseurs tels que les frères Fekhardji, Mahieddine Lakhal, Benteffahi ou Yafil, à Tlemcen, on a rapidement l'image de cheikh Larbi Bensari, son fils Redouane et Abdelkrim Dali.
Des oublis
Si aujourd'hui Tlemcen est représentée surtout par le chanteur de hawzi Mohamed Ghafour, cette ville nous fait toujours penser à cheikh Larbi Bensari qui, paraît-il, était le dernier à connaître les 24 noubas de l'andalou. Né en 1872 (ou avant ?),
Larbi Bensari n'aurait pas été invité par les premiers directeurs de la RTA à enregistrer. Les motifs sont inconnus. Ils ne savaient peut être pas que c'était une urgence d'enregistrer le grand maître avant sa disparition. Il faut dire aussi qu'à cette époque, les producteurs avaient trop délaissé notre patrimoine au profit des chansons égyptiennes qui étaient à la mode.
De Tlemcen, le grand public ne connaît pratiquement que Abdelkrim Dali pour ses passages réguliers à la télévision (uniquement) le jour de l'Aïd. Découvert par cheikh Omar Bekhchi, Dali avait été encouragé par Abdesslam, le frère de Larbi Bensari qui l'encouragera et l'invitera à faire partie de son orchestre.
Très doué, le jeune Abdelkrim montrera ses capacités vocales en reprenant des chansons de Oum Keltoum et de Mohamed Abdelwahab en vogue à l'époque. Par la suite, il sera remplacé par Redouane le fils le plus doué de Larbi Bensari. Il fera alors partie de l'orchestre de cheikha
Tetma qui ne cessait de faire parler d'elle. La rupture avec Larbi Bensari est motivée par le fait que le grand maître ait choisi son fils Redouane pour l'accompagner au Congrès de la musique arabe au Caire en 1932.
Ce choix n'est sûrement pas motivé par le népotisme car les mélomanes reconnaissent que Redouane est le plus grand chanteur tlemcénien après cheikh Larbi. Mahieddine qui ne ratait jamais l'occasion d'enrôler dans sa troupe les artistes montants remarque Dali lors d'une tournée et l'encourage à enregistrer son premier disque en 1930.
En 1938, il fera une longue tournée à travers le territoire avec «Les tournées Mahieddine» et en 1940, Boudali Safir, alors directeur des programmes arabes de la radio, l'invite à participer aux concerts de l'orchestre andalou.
En 1952, il deviendra définitivement membre de cet orchestre. Après l'indépendance, il chantera lors des semaines culturelles algériennes à l'étranger et donnera des cours au conservatoire d'Alger puis à l'institut national de musique. Comme le grand maître Larbi Bensari,
Dali jouait de plusieurs instruments mais préférait s'accompagner au luth. Enfin, d'après le programme de ces journées, il paraît que certains grands maîtres de l'andalou méritant bien un hommage auraient été oubliés. C'est le cas de cheikh Mahieddine Lakhal et de ses élèves Dahmane Benachour, Hadj Mahfoudh et Saïd Bestandji.


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