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Projets structurants du secteur des ressources en eau à Tizi Ouzou : Les raisons du retard
Publié dans Le Temps d'Algérie le 12 - 02 - 2016

Plusieurs projets inscrits à l'indicatif de la wilaya de Tizi Ouzou en matière de ressources en eau accusent un grand retard dans leur réalisation, au grand dam des citoyens qui continuent à faire face au problème des pénuries d'eau potable.
Dans un rapport présenté par la Direction des ressources en eau lors de la dernière session de l'APW, sur les projets structurants du secteur, il ressort que les sept inscrits à l'indicatif de la wilaya, accusent un grand retard pour de multiples raisons. C'est le cas du projet du barrage Souk n'Tleta, situé sur l'oued Bouguedoura, au sud de la ville de Draâ Ben Khedda dont le taux de réalisation ne dépasse pas 15% alors que les travaux ont débuté le 15 mai 2015 pour un délai de réalisation de 40 mois. Selon ce rapport, ce retard dans la réalisation de cet important barrage qui devait alimenter en eau potable 188 villages pour une population de 240 000 habitants des communes de Tirmitine, Sidi Naâmane, Tadmaït, Maâtkas, M'kira, Aït Yahia Moussa et le futur pôle d'excellence de Oued Fali, est imputé au problème récurrent des oppositions. Une situation qui a fait perdre à ce projet un montant de 5,785 milliards DA, un retard de plus d'une année suite aux innombrables arrêts du chantier confié à un groupement d'entreprises turques. Selon le rapport de la DRE, les oppositions des riverains ont causé pas moins de 32 arrêts au chantier, totalisant ainsi un retard de 27 mois. Afin de débloquer la situation, une commission de wilaya composée de représentants de l'exécutif, de responsables de sécurité et d'élus locaux, s'est déplacée sur le site du barrage le 12 décembre 2015, pour trouver une issue au conflit. C'est ainsi que les autorités de la wilaya ont décidé d'accorder une enveloppe de 500 000 DA aux protestataires dans le cadre de l'aide à l'habitat rural, ainsi que l'établissement d'une liste des familles à reloger pour les communes de Tadmaït et Tirmitine. Des décisions qui seraient reçues avec satisfaction par les citoyens concernés. En effet, selon la direction des ressources en eau, le groupement d'entreprises chargé de la réalisation du barrage a été invité à reprendre les travaux de cet important réservoir d'eau dont le volume annuel est estimé à 98 hm3 par an.

Quatre barrages en stand-by

L'autre barrage dont la réalisation connaît un important retard est celui de Sidi Khelifa, situé à 8 km à l'est de la ville d'Azeffoun. D'un volume de 21,8 hm3 par an, ce projet accuse un retard de plus de 5 ans. Il est destiné à alimenter en eau potable la zone côtière et à l'irrigation des terres avoisinantes des communes d'Azeffoun, Aït Chaffaâ, Zekri, Aghribs, Yakourène, Ifigha, Bouzeguène, Idjeur, Iloula Oumalou, Ath Zekki, Imsouhal, Iferhounen, Illilten, Mekla, Souamaâ et Aït Khelili. En tout, 286 villages pour une population de plus de 163 000 habitants. Afin de lever les contraintes liées au blocage de ce projet, les services de la wilaya ont décidé d'octroyer une enveloppe d'1 milliard DA pour indemniser les citoyens dont les terres sont touchées par l'expropriation. Selon le rapport de la DRE, l'enquête parcellaire pour 250 ha de terrains touchés par la construction du barrage a été finalisée par un expert foncier et transmise aux services des domaines pour évaluation. L'autre projet actuellement en étude est celui du barrage de Zaouia, dans la région de Makouda. D'une capacité prévisionnelle de 49,50 hm3 par an, ce futur barrage situé sur l'oued Stita, accuse un grand retard, en raison également de l'opposition des propriétaires terriens où sera bâti ce projet. Projet dont les travaux d'études lancés en juin 2011 ont été confiés à un bureau d'études portugais. Mais face aux oppositions des riverains, les travaux de reconnaissance et les études topographiques sont à l'arrêt depuis juillet 2012. Même constat pour le quatrième projet de barrage dans la wilaya qui connaît lui aussi un grand retard. Il s'agit du futur barrage de Bounachi, situé sur l'oued Rabta à Mekla. D'une capacité prévisionnelle de 32 hm3 par an, les travaux d'études confiés à une entreprise portugaise depuis mars 2013 seront finalisés à la fin de l'année en cours, soit un retard de plus de trois années.
L'autre projet qui fait languir des centaines de milliers de citoyens est celui de l'alimentation en eau potable des communes côtières de la wilaya à partir de la station de dessalement d'eau de mer (SDEM) de Cap Djinet.
Les oppositions encore et toujours !
D'un volume journalier de 26 000 m3, cette station dont le coût de réalisation s'élève à 5 milliards DA, devra alimenter les communes de Mizrana, Makouda, Tigzirt, Iflissen, Aghribs, Yakouren, Akerrou, Aït Chaffa et Azeffoun. Soit une population globale estimée à plus de 168 000 habitants. Lancés en novembre 2014, pour un délai de réalisation de 20 mois, les travaux de cette SDEM butent sur de nombreux problèmes, dont les oppositions qui touchent de nombreuses stations de reprise (SR) au niveau des territoires de Boumerdès et Tizi Ouzou, ainsi que sur un tronçon de canalisation à Boudjima et Iflissen. Selon le rapport de la DRE, les propriétaires terriens de ces localités demandent au préalable l'aboutissement de la procédure d'expropriation.
Face à ce blocage, la direction des ressources en eau, a précisé qu'un décret portant utilité publique de ce projet est en cours de publication. Le sixième grand projet dont a bénéficié la wilaya en matière de ressources en eau est celui relatif à la réalisation d'une station d'épuration pour la protection du nouveau pôle urbain d'Oued Falli. Selon la fiche technique, l'objectif de ce projet est de traiter tous les effluents issus du nouveau pôle urbain avant leur rejet vers le milieu récepteur. Doté d'un budget de 2 milliards DA, ce projet lancé en décembre 2014 devra être livré à temps, c'est-à-dire à la fin de l'année en cours. C'est d'ailleurs l'unique projet présenté aux élus de l'APW qui ne connaît aucune contrainte, au grand soulagement des résidants de ce futur pôle urbain.
Plusieurs projets gelés
Ce qui n'est pas le cas du projet de réalisation de six stations d'épuration pour la protection du barrage Taksebt. En effet, selon les services de la direction des ressources en eau, ce projet vital pour le secteur hydrique de la wilaya est remis en cause en raison de la décision de gel par les pouvoirs publics qui touche de nombreux projets, en raison de la crise financière qui secoue le pays. Une décision de gel qui a fait réagir la direction des ressources en eau de la wilaya.
Cette dernière a adressé, en date du 25 novembre 2015, un courrier au ministère de tutelle pour bénéficier d'une dérogation pour le maintien de cette opération lancée en 2014, c'est-à-dire bien avant la décision de gel prise le 9 novembre 2015. En effet, selon le rapport de la DRE, ce projet qui comporte six stations d'épuration localisées respectivement dans les communes d'Irdjen, avec deux Step, Aïn El-Hammam, Ouacifs, Ouadhia et Mechtras, n'ont pas été réalisées à temps à cause notamment de l'infructuosité des appels d'offre. En effet, sur les six appels d'offre, cinq ont été déclarés infructueux. Seul le projet de la Step de Mechtras a vu son marché confié à une entreprise de réalisation avant que le gouvernement ne décide le gel de l'ensemble du projet. Une décision qui tombe tel un couperet sur la tête des responsables des ressources en eau de la wilaya, surtout au vu de la situation peu reluisante dans laquelle se trouve le plus important réservoir d'eau de la région. Touché de plein fouet par la sécheresse, le barrage Taksebt, dont les capacités sont réduites à 47% de ses réserves, est également touché par le phénomène de pollution.
Ainsi, avec le gel de la réalisation de ces stations d'épuration, le barrage Taksebt risque tout bonnement de disparaître de la carte hydrique du pays. Devenu le réceptacle des eaux usées venant de plusieurs villages et communes limitrophes et alimentant plusieurs localités des wilayas de Boumerdès et d'Alger, il est sous la menace permanente d'une pollution à grande échelle. Raison pour laquelle les défenseurs de l'environnement ne cessent, depuis des années, de tirer la sonnette d'alarme sur ce danger qui guette cette grande infrastructure hydrique. La réalisation de ces six Step, aujourd'hui remise aux calendes grecques, était pourtant prévue bien avant la mise en service du barrage.


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