Sidati: le parti pris aveugle de la France retarde et complique la tâche de la Minurso    Ligue 1 : la JS Saoura et l'ES Sétif affichent déjà leurs ambitions    Tribunal de Tipasa: report du procès d'Abdekader Zouk au 8 décembre prochain    Maradona, l'homme de la métamorphose    Le Mossad, Israël et la démocratie à géométrie vachement variable !    Castex attendu à Alger    Non, je préfère me taire...    Football/Ligue 1 Algérienne - Transfert : Youcef Bouzidi nouvel entraîneur de la JSK    Le Chabab à la conquête de l'Afrique    Bonne opération pour le Mouloudia    Guardiola fixe les nouvelles règles à Riyad Mahrez    Plus du quart des tests positifs au Covid-19    Un protocole sanitaire pour une reprise universitaire sécurisée    Grippe, Covid-19... Bientôt un vaccin à base de plantes ?    La scène artistique bataille pour survivre au confinement    YouTube, le CNC et Arte s'allient pour promouvoir la culture en ligne    La demande d'appel de Johnny Depp rejetée    Covid-19 et pouvoirs de police : quelles limites ?    Large mobilisation en France    Aribi termine meilleur buteur    L'héritage    Les non-dits    Le Cerefe publie son premier rapport annuel    Montée de tensions entre Téhéran et Tel-Aviv    Les candidatures des groupes armés rejetées    21 décès et 1 044 nouveaux cas    Les pilotes de ligne demandent la reprise du trafic aérien    Un projet qui risque le naufrage    Alger dénonce des "accusations gravissimes et malveillantes"    Malek, un jeune chanteur en "vogue"    Visa For Music, l'art de la résilience    Intégration de la musique de l'Ahaggar dans l'organologie universelle    Tiaret : 2322 logements attribués    Mostaganem : Les établissements scolaires manquent de moyens anti-Covid    Nouveau projet AADL : Les inscriptions à partir d'hier    LSDA de Sidi Abdellah lourdement impactée : «Un calendrier de paiement est proposé aux abonnés»    L'APW-Jeunes de Béjaïa : Une expérience unique à l'échelle nationale    LE DECOMPTE DES MORTS    L'asymétrie des idioties    USTO Mohamed Boudiaf: Signature de deux nouvelles conventions de partenariat    Bouira: Un policier retrouvé pendu    Mercuriale: Des hauts et des bas    El-Bayadh: Le maïs au secours des éleveurs    Arènes d'Oran: La rénovation des tribunes en phase d'achèvement    Droits de l'homme en Algérie: des partis et des organisations nationales condamnent le contenu de la résolution du PE    L'impuissance de la communauté internationale    15 ans de prison requis contre Zoukh pour octroi d'indus privilèges à la famille Hamel    L'affaire de l'automobile sera rejugée    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Il y a 71 ans, les massacres du 8 mai 1945:Crimes impunis
Publié dans Le Temps d'Algérie le 11130

L'Algérie commémore aujourd'hui le 71e anniversaire des massacres du 8 Mai 1945 commis par la France coloniale dans le sillage de la victoire sur le nazisme et la libération de Paris.
Les pratiques répressives de la machine de guerre coloniale ont fait en ce 8 mai 45 000 morts, principalement à Sétif, Guelma et Kherrata. La féroce répression qui s'était abattue sur les victimes innocentes avait, paradoxalement, coïncidé avec la joie des alliés, suite à leur victoire sur le nazisme, marquant la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce jour de liesse en Europe était pour les Algériens le début d'une répression brutale, marquée pendant plusieurs semaines par des actes innommables dans de nombreuses villes de l'Est. Cependant, ce génocide qui a mis la France coloniale à nu, traça le chemin vers Novembre 1954.
Le 8 mai 1945, alors que des défilés sont organisés pour fêter la capitulation allemande, des milliers de personnes défilent pacifiquement pour célébrer la fin de la guerre en Europe. Les drapeaux français et algériens étaient brandis, accompagnés de slogans en faveur de l'indépendance du pays. Les autorités françaises n'apprécièrent pas et exigèrent que les banderoles patriotiques et les drapeaux algériens ne soient pas arborés.
La manifestation va alors déborder lorsqu'un policier français tire sur un jeune Algérien, tir qui lui a été fatal. Du coup, les manifestants sont pris de panique et des émeutes éclatent causant la mort d'une centaine d'Européens. Des représailles disproportionnées et punitives vont alors avoir lieu. Des dizaines de milliers d'Algériens ont été massacrés, lynchés, torturés, jetés dans des fours à chaux par l'armée française dans plusieurs villes de l'est du pays, pour avoir seulement revendiqué le droit à l'existence, la fin du colonialisme, au lendemain de la victoire des Alliés sur le nazisme. A Guelma, le même jour, la manifestation organisée par les nationalistes, drapeaux algériens et alliés en tête, est arrêtée par le sous-préfet Achiary.
La police tire sur le cortège, il y a 4 morts parmi les Algériens, aucun Européen. Achiary décrète le couvre-feu, fait armer la milice des colons. Et, dans la soirée, les arrestations et les exécutions commencent. L'insurrection va se propager avec la nouvelle de la répression dans la région de Sétif, Guelma, Kherrata, Jijel, qui fera plus de 45 000 victimes d'une sauvagerie inouïe. A Guelma, le sous-préfet livre des camions bourrés de prisonniers à une mitrailleuse de 24, en position au milieu d'une route.
Dans les gorges de Kherrata, des Algériens sont jetés par grappes du haut des ponts, attachés par du fil de fer. A Guelma, on brûle les corps des exécutés dans des fours à chaux pour éliminer les preuves des massacres. Et ces massacres «sont amnistiés au nom de la raison d'Etat», selon les témoignages des moudjahidine. Des documents officiels de la défense des droits des victimes des massacres du 8 Mai 1945 indiquent que 500 Algériens ont été exécutés sommairement, entassés dans une fosse. D'autres corps ont été acheminés, sous la protection de la gendarmerie coloniale, dans des camions vers la ferme de Marcel Lavie, pour y être brûlés dans un four à chaux. La mémoire collective à Guelma retient également l'histoire douloureuse de Zohra Rekki, tuée et coupée en morceaux avec ses deux frères, brûlés tous les trois par la suite.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.