Le président de la République rend hommage à l'ancien président de la République, le Moudjahid Liamine Zeroual    L'UDL confirme sa position au sommet des meilleures universités du monde    Pourquoi le Japon mise sur la lecture dans les applis de transport    Dr Attou Med Amine installé nouveau directeur de la Caisse nationale des assurances    La mémoire victimaire comme doctrine de guerre permanente    La Russie et Oman sont prêts à contribuer au règlement du conflit    L'Iran accélérera le passage de l'aide humanitaire à la demande de l'ONU    Ligue 1 : Le CSC conclut un contrat de sponsoring de deux ans avec Ooredoo    Une défaite algérienne lourde mais riche en enseignements    Ligue 1 Mobilis : la 25e journée fixée aux 3 et 4 avril    L'absence de loisirs décriée    Surcharge, retards, le secteur de l'éducation au coeur des préoccupations    Martin Scorsese adapte un roman de Peter Cameron    Lancement de la 1ère édition du Salon national du tourisme de jeunes    Signature d'un accord de coopération dans le domaine culturel    Célébration de la Journée mondiale de l'eau    Les 12 amendements soumis au vote    L'amendement technique de la Constitution est un « ajustement ciblé »    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Le poids d'une fatalité
Le laurier rose, de Mohamed Bourahla
Publié dans Le Temps d'Algérie le 30 - 11 - 2009

La toute nouvelle publication de Mohamed Bourahla au nom pompeux Le laurier rose fait pénétrer le lecteur dans un monde de prime abord kafkaïen, mais qui, en fait, retranscrit la réalité. Une réalité hideuse et lourde, difficile à porter et à assumer tant la morosité empreint cet environnement sociétal délétère où évoluent au gré des événements les personnages de Mohamed Bourahla.
De ces dix nouvelles dont Le cadre dirigeant, Les criquets, La visite au parent, Le voyage, l'auteur entreprend tel un portraitiste de dessiner les contours de la personnalité de chacun de ses héros. Avec minutie et fidélité, il signe une véritable fresque humaine où les protagonistes sont en prise entre les tenailles du destin.
Narrateur hors pair, il relate avec truculence les vies étriquées de ces petites gens qui se débattent contre le sort qui s'est acharné contre eux. La société est perçue sans prisme déformant, par l'œil aguerri de l'écrivain qui, sans complaisance ni animosité, axe à montrer cette laideur insidieusement envahissante.
C'est un récit original où la description sagace qui relève de la haute voltige est tout en retenue et en élégance. De ces personnages, émane cette grâce désespérée dans la schizophrénie des personnages multiples, simples pions sur l'échiquier social. Dans ces histoires diverses, l'on peut débusquer entre les lignes quelques vérités cachées et de salvateurs enseignements.

Les leçons de l'auteur
L'auteur semble nous faire un pied de nez pour nous montrer nos dépassements et dérives. Il fait sienne cette citation de Plutarque «n'imputons point à autrui des travers dont nous sommes atteints». Comme si l'auteur, se réveillant d'un horrible cauchemar, interpelle tout un chacun sur ce désastre. Une société en mutation en perte de repères et de valeurs, des jeunes sans rêves et des adultes en proie au désespoir.
Il apostrophe chacun sur notre société particulièrement aux grands muets de l'histoire comme il le rappelle dans son exergue «à tous les humbles, les anonymes, ceux du mauvais côté, qui dans la misère, pour, qu'ici bas, le rêve soit permis, le sourire retrouvé, le pain n'ait plus le goût du sang et les hommes luttent, souffrent et meurent debout».
Cette satire sociale aussi cruelle que désopilante témoigne du désenchantement de l'auteur. Avec des mots du cœur, qui sonnent juste, Mohamed Bourahla évoque les tourments d'une société et la cruauté de l'histoire.Il y a dans les livres de Bourahla une tranquillité désespérante et le poids d'une fatalité. Son écriture fluide et colorée rend palpable et allège à la fois le récit.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.