Les éditions Chihab qui viennent d'éditer Le Bunker ou le Requérant d'asile en Suisse ont organisé ce samedi une rencontre avec l'auteur de l'ouvrage Djamel Ferhi. Comme le style de son écriture, Djamel Ferhi a choisi la simplicité pour parler de son livre et de son séjour en Suisse d'où il est revenu avec une image que seuls les demandeurs d'asile dans ce pays ont connue. Avant de partir vers ce pays qu'on connaît pour sa beauté, son calme et sa richesse, l'auteur du roman avait de bons contacts avec des filles qu'il avait invitées à Alger. A leur tour, ces filles l'avaient invité pour voir leurs pays respectifs, et le choix de Djamel est allé à la Suisse. Après avoir obtenu le visa grâce à une fausse attestation de travail, une fausse fiche de paye, une fausse déclaration d'assurance, etc., l'Algérien se retrouve au pays neutre où il est très bien accueilli par de jolies filles qui n'hésitent pas à le prendre en charge et à s'occuper de lui presque comme un bébé. Ces filles s'intéressent vite à cet Algérien qui s'appelle Nazim Gaya dans le livre, car elles découvrent ses qualités humaines et culturelles puisqu'il écrivait déjà des nouvelles. Nazim passe 45 jours chez son amie Michelle avant de passer au statut de requérant d'asile (demandeur d'asile politique) en Suisse. Et, c'est là qu'il découvre la vie des réfugiés dans ce pays. Il passera de bunker en bunker pendant quatre mois durant lesquels il vivra en requérant d'asile. Et c'est durant cette période que Nazim découvre cette vie carcérale et surtout cette Suisse qu'on ne connaît pas. Revenu en Algérie après cette dure aventure, l'auteur passe cinq longues années avant de décider d'écrire son aventure. Pour écrire ce roman dont l'histoire est vraie, l'auteur qui a renoué avec son amie Michelle par le biais d'Internet a décidé de reprendre les e-mails échangés avec son ancienne amie. Djamel Ferhi qui a été sûrement obligé d'éliminer certains passages de son aventure en Suisse a tenu à animer son histoire et à lui donner vie avec les rencontres avec les jolies Suissesses, les amours, les séparations, la vie dure des demandeurs d'asile, les altercations et les vols. En marge de cette vie difficile dans les bunkers, l'auteur n'oublie pas le bon accueil chez Michelle et les autres Suisses. Il n'oublie pas cette femme qui, après le passage d'ivrognes qui cassent des bouteilles de bière, elle sort de chez elle pour ramasser les bris de verre, ce qui prouve qu'en Suisse «on vous regarde tout le temps». Bien qu'ayant passé quelques mois seulement dans ce pays, l'auteur est revenu avec des images qu'il n'oubliera pas toute sa vie, des images que seuls les demandeurs d'asile ont vues, des images qu'il a tenu à faire connaître à tous les Algériens, à tous les amoureux de la lecture.