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Smail Mimoune insiste sur la qualité du service pour promouvoir le tourisme algérien
Tourisme
Publié dans Le Temps d'Algérie le 20 - 08 - 2012

Le ministre du Tourisme et de l'Artisanat, M. Smail Minmoune a insisté dans une interview accordée à l'APS à l'occasion du cinquantenaire de l'indépendance, sur l'application du "plan qualité" du service pour promouvoir le tourisme algérien.
Voici le texte intégral de l'interview :
Question: Le secteur du tourisme en Algérie a évolué en dents de scie depuis l'indépendance, quelle appréciation portez-vous sur cette évolution et quels sont les enseignements à tirer?
Réponse: Le premier ministère du tourisme, de la jeunesse et des sports a vu le jour en 1962, juste après l'indépendance, pour dire tout l'intérêt accordé par l'Etat à ce secteur. Le secteur du tourisme a connu son apogée pendant les années 70 lorsque la destination Algérie figurait parmi les destinations touristiques les plus prometteuses au niveau de la Méditerranée en termes de flux touristiques et de qualité des prestations offertes aux marchés du tourisme. L'excellent rendement du tourisme algérien à l'époque n'était pas fortuit, mais plutôt le fruit d'un important plan de relance du secteur adopté en 1966.
Ce plan a permis la réalisation des plus grands complexes touristiques et des plus importants établissements hôteliers le long du littoral, au niveau des Hauts plateaux et dans le Grand sud. Il a aussi donné naissance à des représentations de la destination Algérie à l'étranger et permis l'instauration d'un système efficient de formation à travers la création de l'Ecole supérieure d'hôtellerie à El Aurassi et des centres de Bousaada et de Tizi Ouzou.
Au milieu des années 80, le secteur du tourisme commence à perdre de son éclat en s'écartant du professionnalisme dont il était empreint pour demeurer à l'écart des mutations survenues alors sur le tourisme d'accueil et le tourisme intérieur, sans perdre de vue la décision des autorités de l'époque de geler tout investissement dans la réalisation d'infrastructures hôtelières et le recul du niveau des prestations offertes par les établissements publics. L'Algérie était une destination touristique privilégiée digne de ce nom. Pour retrouver la belle époque du tourisme algérien, il sied de consentir davantage d'efforts, d'autant que la volonté politique de relancer le secteur est là.
Question: Les statistiques de l'Organisation mondiale du tourisme indiquent que le secteur constitue une véritable source de richesses et de développement de par le monde, notamment au niveau de la Méditerranée, revêt-il la même importance en Algérie?
Réponse: En effet, les experts affirment que l'année 2012 connaîtra un flux de 1 milliard de touristes à travers le monde contre 980 millions en 2011, et ce, nonobstant les incidences de la crise économique et financière. Les études prospectives parlent de 1,4 milliard de touristes à l'horizon 2020. Aussi, 1 emploi sur 10 est créé dans le secteur du tourisme à travers le monde.
Il ne faut pas perdre de vue que le secteur contribue de manière efficace aux équilibres financiers de plusieurs pays incitant ces derniers à inscrire le secteur au titre de leurs priorités en matière de développement. Le tourisme n'est plus une activité de loisirs à caractère économique limité.
Le secteur s'est érigé en une industrie à part entière capable de faire concurrence aux plus grandes industries telles l'industrie automobile.
L'Algérie est impliquée dans cette nouvelle approche et la promotion du tourisme constitue non seulement un choix mais aussi une exigence induite par les aspirations de notre pays à exploiter toutes ses potentialités pour promouvoir le développement économique et le bien être social. Comment l'Algérie pourrait-elle demeurer en reste alors qu'elle recèle d'importants atouts qui, exploités à bon escient, l'érigeraient en destination touristique prometteuse notamment au niveau du bassin méditerranéen.
Autant de facteurs qui confortent mon appréciation: le secteur du tourisme fait aujourd'hui l'objet d'une attention particulière de la part des plus hautes autorités du pays, lesquelles misent sur lui pour construire une économie forte basée sur la diversification des exportations.
Question: Le secteur du tourisme connaît un développement soutenu depuis l'adoption par le gouvernement du plan d'orientation de l'aménagement touristique en 2008, quelles sont les grandes lignes de ce plan?
Réponse: Le plan d'orientation de l'aménagement touristique a été élaboré et adopté par le gouvernement. Il constitue le cadre référentiel de la politique du gouvernement pour le développement du tourisme en Algérie à l'horizon 2030.
Le plan tend à apporter une vision globale et claire pour la réalisation d'une destination touristique capable de s'imposer sur la carte touristique régionale et mondiale et satisfaire les besoins des citoyens en matière de loisirs et de vacances. Le travail a été élaboré sur la base de larges concertations avec les opérateurs, professionnels, associations locales et experts nationaux et étrangers.
Renforcer la capacité d'hébergement, améliorer la qualité des offres et prestations touristiques, mettre en valeur la destination touristique et renforcer le cycle touristique sont parmi les grandes lignes de ce plan.
L'Algérie est certes un beau pays mais cela ne suffit pas pour relancer le tourisme qui dépend de notre capacité à transformer les potentialités touristiques en produits touristiques conformes aux normes en vigueur dans le monde et capables de séduire les marchés internationaux.
Question: les stratégies devant être mises en œuvre, quels sont les indices de lancement de ce plan et quelle évaluation faites-vous quatre ans après?
Réponse: En effet, cette stratégie se veut un mécanisme visant à atteindre un objectif précis et a donc besoin d'être exécutée suivant les priorités et les besoins.
Comme je l'ai déjà dit, ce programme est entré dans la phase d'exécution. Parmi les objectifs tracés réalisés, 763 projets touristiques ont été approuvés par les services de notre département ministériel, la plupart étant en cours de réalisation avec une enveloppe financière globale de 410 milliards de DA.
Le parc hôtelier sera ainsi renforcé avec 86.000 nouveaux lits ajoutés aux 94000 actuels, 36 000 postes d'emploi directs seront crées. Il est également prévu de lancer une large opération de modernisation et de réhabilitation des établissements hôteliers publics et d'élaborer la carte de formation dans le cadre de la coopération avec les secteurs de la formation professionnelle et de l'enseignement supérieur pour améliorer la qualité du produit formation et engager la coopération avec l'Union européenne pour l'élaboration d'une stratégie de marketing et la mise en œuvre du plan de la qualité touristique de l'Algérie.
Pour une meilleure organisation du secteur et un véritable partenariat entre les secteurs public et privé et la société civile, nous avons relancé cette année la fédération nationale des offices du tourisme et créé la fédération nationale des hôteliers qui sont considérées avec la fédération nationale des agences de tourisme et de voyages, le syndicat national des agences de voyages et de tourisme comme partenaires sur le terrain pour l'application des décisions prises. Mais malgré ces signes positifs, nous sommes encore au début du chemin et beaucoup de travail reste à faire qui exige notamment de la persévérance et l'association de tous les acteurs touristiques.
L'année 2014 marquera la fin de la première étape de la mise en œuvre du plan d'orientation de l'aménagement touristique, nous procéderons alors à l'évaluation de cette opération.
Question : Vous avez déclaré dès votre installation à la tête du secteur en 2010, que vos priorités consistent en la formation, l'investissement et le tourisme local. Quels sont les réalisations accomplies dans ces domaines?
Réponse : Je voudrai d'abord souligner que la même priorité est accordée au tourisme d'accueil et au tourisme local dans la stratégie du secteur. Cependant les développements qui surviennent dans le monde et dans la région méditerranéenne ont démontré les limites du tourisme d'accueil qui est souvent affecté par des changements économiques et sécuritaires, ce qui incite à lancer une réflexion autour du développement du tourisme local.
Ainsi, nos priorités sont basées sur les axes suivants : 1- Soutien des investissements et accompagnement des investisseurs en vue de réaliser des infrastructures d'accueil nécessaires à l'absorption de la demande intérieure et extérieure.
A cet effet, il a été procédé à l'activation de la commission nationale pour l'adoption de projets hôteliers et la signature de la convention-cadre entre le ministère du Tourisme et de l'Artisanat et les banques et établissements bancaires, en vertu de laquelle de nouvelles facilités sont accordées aux investisseurs et opérateurs du secteur touristique, notamment en ce qui a trait à la durée de payement des crédits et leur différé outre d'importantes réductions des taux d'intérêts allant jusqu'à 4,5 pc.
En plus de l'accélération du rythme de réalisation des plans d'aménagement propres aux zones d'extension touristique (ZET) dans le but de garantir le foncier touristique aux investisseurs et accorder des facilités fiscales dont la réduction de la TVA sur les activités hôtelières de 17 à 7 pc. 2- L'amélioration de l'attractivité de la destination touristique à travers la promotion de la qualité du produit de la formation.
Le gouvernement a procédé en octobre 2011 à l'adoption de la nouvelle carte de la formation du secteur du tourisme et à la promotion des deux centres de formation en hôtellerie de Tizi Ouzou et Bousaâda en instituts nationaux. Des mesures de réalisation prochaine de deux nouveaux instituts à Adrar et à Ain Timouchent ont été entamées de même pour celles relatives au parachèvement du projet de création de l'Ecole supérieure du Tourisme à Tipaza avec une capacité d'accueil de 1200 places pédagogiques et la révision des programmes pédagogiques de l'Ecole nationale supérieure du Tourisme en coordination avec le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
A cela s'ajoute l'évaluation des programmes de formation en collaboration avec l'Organisation mondiale du Tourisme (OMT). Une opération de diagnostic du système de formation du secteur est en cours en vu de l'adapter aux développements mondiaux dans ce domaine.
3- Valorisation de la destination touristique à travers l'élaboration et l'exécution de plans de promotion et de communication professionnels à large envergure en adéquation avec les spécificités des marchés ciblés, tout en encourageant le tourisme local à travers la sensibilisation des opérateurs quant à l'importance de proposer des offres concurrentielles aux citoyens. Ainsi, une décision a été prise en vertu de laquelle Air Algérie accorde des réductions atteignant 50 pc sur les prix des billets vers les régions du Grand Sud au profit des clients des agences de tourisme et de voyage.
Question : L'artisanat est un secteur d'appui au tourisme et un noyau essentiel dans la réalisation du développement durable. Comment évaluez-vous le développement de ce secteur depuis l'indépendance?
Réponse : Votre question comprend trois aspects principaux : La relation entre le tourisme et l'artisanat, le rôle de l'artisanat dans la réalisation du développement local et l'évaluation du développement du secteur depuis l'indépendance. Nous allons y répondre au fur et à mesure.
Premièrement, il y a d'importants points communs entre le secteur du tourisme et l'artisanat qui constitue l'un des fondements culturels, civilisationnels et historiques.
C'est pour cela que les pays touristiques veillent à sensibiliser les artisans quant à une production distinguée et concurrentielle en vue de faire bénéficier le secteur de l'artisanat du développement que connaît le tourisme. L'insertion de l'artisanat dans le tourisme en vertu du remaniement du gouvernement de 2010, est une mesure qui vise l'introduction de l'artisanat dans les projets de développement touristiques en vue d'offrir de meilleures chances de commercialisation aux artisans, d'une part, et contribuer à l'augmentation du produit national brut et à l'éradication du chômage, d'autre part.
Concernant votre question sur notre évaluation de la situation du secteur de l'artisanat depuis l'indépendance et jusqu'à 2002, nous pouvons résumer cela en trois étapes principales. La première étape est celle du déploiement qui a duré jusqu'au milieu des années 70 du 20e siècle. Le secteur exportait d'importantes quantités de tissu et de tapis vers les marchés européens, notamment les marchés allemands. Puis vint l'étape de la récession, résultat des crises économiques qu'a connues l'Algérie.
Ces crises ont failli détruire les fondements du secteur si ce n'était la persévérance des artisans qui ont pu relever les défis. La dissolution de la société nationale de l'artisanat a aggravé la situation, allant jusqu'à l'interruption des canaux d'approvisionnement en produits de base et des réseaux de distribution.
A l'aube des années 90, le secteur de l'artisanat et des métiers a bénéficié d'un intérêt particulier de la part des hautes autorités. Cette troisième étape était axée sur la réhabilitation du secteur, ce qui lui a permis de réaliser de grands progrès et de contribuer à la dynamique économique nationale et locale.
Cette étape se divise en deux autres étapes : - La première étape 1992-1995: cette dernière a été marquée par la relance du secteur de l'artisanat et l'établissement de relations solides entre l'administration publique et la société des artisans. Elle s'est également distinguée par la tenue des premières assisses nationales de l'artisanat en 1994. Les pouvoirs publics ont procédé durant cette période à la création de dispositifs d'encadrement à l'instar des chambres des métiers, la chambre nationale des métiers et l'Agence nationale de l'Artisanat dont la mission principale était la collecte d'informations sur les artisans et la prise en charge de leurs préoccupations.
-La deuxième étape 1996-2002: cette période a vu l'instauration des règles en vigueur dans le secteur de l'artisanat à travers la promulgation de l'ordonnance 96-01 et les textes d'application y efférents. Cette étape s'est distinguée par l'augmentation du nombre de ces chambres d'encadrement et la révision de leurs prérogatives et missions. Ainsi, la mission de gestion du registre de l'artisanat et des métiers a été confiée à ces structures en tant que noyau essentiel dans la mise en place d'un système d'information sectoriel. De grands efforts ont été consentis durant cette période en vue de promouvoir les produits de l'artisanat algériens sur les marchés nationaux et internationaux et ce à travers l'organisation de salons et autres manifestations.
Question: Le secteur de l'artisanat a été renforcé par un plan de développement durable adopté par le gouvernement en 2003. Comment évaluez-vous le bilan de ce plan?
Réponse: En effet le secteur a connu en 2003 pour la première fois de son histoire l'élaboration et l'adoption d'une stratégie nationale de développement durable de l'artisanat et des métiers à l'orée 2010 ce qui lui a permis d'occuper la place et de jouer le rôle qui conviennent dans la dynamique du développement économique. Cet acquis a été le fruit des efforts déployés par les pouvoirs publics à différents niveaux.
Nous pouvons résumer les principaux résultats réalisés dans le cadre du plan 2003-2010 comme suit: dans le domaine de l'emploi et de la production le nombre d'inscrits en juin 2002 était estimé à 63.500 activités enregistrées et 133.500 postes d'emploi soit 1,55pc de la main-d'œuvre active alors qu'elle était de 10pc en 1966. Fin 2010 le nombre d'employeurs dans le secteur a atteint 390.000 soit 3,2pc de la main-d'œuvre active et le volume de la production sectorielle brute a été estimé à 140 milliards de da.
En matière d'encadrement de proximité, les pouvoirs publics ont entrepris entre 2004 et 2010 le parachèvement graduel de la couverture de toutes les wilayas du pays en passant de 21 chambres régionales d'artisanat et des métiers à 31 puis à 48 espaces intermédiaires.
Le but étant la réalisation d'une véritable action de proximité par l'accompagnement, la qualification et l'encadrement des programmes, des individus et des groupes aux plans de l'organisation et de la promotion. Des espaces de qualification, de promotion et de commercialisation ont été créés grâce à la mise en place de 81 structures dont des maisons de l'artisanat, des centres de valorisation des qualifications locales, l'estampillage des tapis et les musées et ce, grâce aux divers programmes de développement entre 2002 et 2009 avec un coût global de plus de 5 milliards de da.
Les artisans ont eux aussi bénéficié des programmes de locaux professionnels réalisés dans le cadre du programme du président de la République. Ainsi 26.997 locaux ont été attribués aux artisans sur un total de 40.691 distribués ce qui représente 66.43pc de ce quota. Au plan de la qualification des ressources humaines et l'amélioration du travail des artisans et des encadreurs, 11.000 animateurs, gestionnaires et artisans ont en bénéficié entre 2003 et 2010 grâce au soutien du bureau international du travail en matière de création des activités sans oublier les aspects techniques dans le cadre des différents programmes de coopération technique.
Il est à rappeler également la mesure phare prise au profit de l'industrie artisanal et artistique en l'exemptant de la taxe forfaitaire unifiée à condition de s'engager à former les jeunes et de s'acquitter des droits de la sécurité sociale. L'Etat œuvrera au renforcement de ces réalisations par le biais du plan complémentaire devant être adopté prochainement par le gouvernement.
Question: Quels sont les principaux axes de la stratégie pour la décennie 2010-2020?
Réponse: Les défis et enjeux de la prochaine décennie placent le secteur de l'artisanat en tête des secteurs économiques émergents notamment au plan de la création d'emploi et de la valeur ajoutée. La création de postes d'emplois est une réponse palpable aux besoins exprimés par les jeunes qui arrivent sur le marché de l'emploi et dont le nombre s'accroît d'année en année.
Le renforcement de la production nationale par la création de la valeur ajoutée signifie la contribution à l'effort de renonciation à l'importation et en tant qu'alternative de développement hors hydrocarbures. Pour la réalisation de cette démarche, nous pensons que le plan 2010-2020 qui comprend une série de réformes et de dispositions, permettra au secteur de préserver la dynamique de son développement et de le booster. Il sera procédé à l'évaluation et à l'adaptation de l'actuelle réglementation notamment la redéfinition de l'artisan, les coopératives et les entreprises des métiers de manière à faciliter l'utilisation des appareils d'une part et l'utilisation de la main-d'œuvre d'autre part ainsi que l'obtention de la qualité de petite entreprise.
Les devoirs des artisans et les privilèges qui leur sont accordés seront revus. Aussi plusieurs dossiers (carte d'artisan, dette...) seront revus et de nouveaux règlements introduits.
Le plan insiste sur la publicité et la commercialisation à travers la programmation de salons et d'expositions nationaux, la considération des foires internationales, l'investissement des marchés prometteurs et l'association des artisans, susceptibles de répondre à la demande extérieure.
Il s'agit également d'alléger les conditions d'enregistrement dans le registre de l'artisanat et des métiers, de simplifier le dossier de la radiation, de revoir la réglementation du travail à domicile et le travail instable afin de consolider la capacité de créer des activités.
Par ailleurs, le secteur poursuivra, dans le cadre de ce plan, les efforts de formation et de qualification dans les métiers à travers la formation professionnelle ou l'apprentissage auprès de maîtres artisans et pour garantir une formation continue des artisans et maîtres artisans que ce soit dans les techniques du métier ou dans le domaine de la gestion et de la commercialisation dans le but d'améliorer la qualité et la durabilité de l'activité.
L'exécution du plan d'action horizon 2020 requiert un travail sur plusieurs fronts, législatif, organique et incitatif, la création des structures, la qualification des artisans, la formation des cadres et la disponibilité des fonds adéquats aux besoins du secteur. Tout ceci nécessite une large participation des artisans et de leurs représentants dans le cadre de l'application des principes de partenariat et de coopération entre l'administration et les artisans élus dans le cadre des chambres de l'artisanat et des métiers ou des associations d'artisans.


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