Examen du bilan de mise en œuvre des directives du président de la République données lors de la 6e rencontre Gouvernement-Walis    Tebboune enjoint de renforcer l'action gouvernementale    Ouverture des inscriptions aux exportateurs algériens    Les ministres africains des Affaires étrangères se concertent à Addis-Abeba    De la liberté d'expression au délit d'antisionisme    L'ex-footballeur tchadien Nambatingue Toko, légende du PSG, est mort à 73 ans    Le sélectionneur nigérian dissèque l'Algérie    Formation : Le dernier module de la Licence CAF A à Tipasa    Le ministère de la Santé célèbre la Journée mondiale contre le cancer    110 kg de kif traité saisis par le SCLTIS    Figure majeure de la scène artistique algérienne    Les migrations et les savoirs ancestraux célébrés    Les nuits du Ramadhan au rythme des musiques algériennes    Création de la Fédération de football de la République arabe sahraouie démocratique    Des vents forts mercredi et jeudi sur plusieurs wilayas    Les demandeurs algériens soumis à une nouvelle obligation    Des relations ''au beau fixe''    Le président de la République souligne l'importance de l'amendement technique de la Constitution    Programme TV du 4 novembre 2025 : Coupes et Championnats – Heures et chaînes    Programme TV du samedi 25 octobre 2025 : Ligue 1, Bundesliga, CAF et championnats étrangers – Heures et chaînes    Programme TV du 24 octobre 2025 : Ligue 2, Ligue 1, Serie A, Pro League – Heures et chaînes    Festival international du Malouf: fusion musicale syrienne et russe à la 4e soirée    Adhésion de l'Algérie à l'AIPA en tant que membre observateur unique: le Parlement arabe félicite l'APN    Industrie pharmaceutique : nécessité de redoubler d'efforts pour intégrer l'innovation et la numérisation dans les systèmes de santé nationaux    Conseil de sécurité : début de la réunion de haut niveau sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Examen de validation de niveau pour les diplômés des écoles coraniques et des Zaouïas mercredi et jeudi    APN : la Commission de la santé à l'écoute des préoccupations des associations et parents des "Enfants de la lune"    Réunion de haut niveau du Conseil de sécurité sur la question palestinienne et la situation au Moyen-Orient    Boudjemaa reçoit le SG de la HCCH et le président de l'UIHJ    Athlétisme / Mondial 2025 : "Je suis heureux de ma médaille d'argent et mon objectif demeure l'or aux JO 2028"    Ligne minière Est : Djellaoui souligne l'importance de la coordination entre les entreprises de réalisation    Mme Bendouda appelle les conteurs à contribuer à la transmission du patrimoine oral algérien aux générations montantes    CREA : clôture de l'initiative de distribution de fournitures scolaires aux familles nécessiteuses    Poursuite du suivi et de l'évaluation des programmes d'investissement public dans le secteur de la Jeunesse    Agression sioniste contre Ghaza : le bilan s'alourdit à 65.382 martyrs et 166.985 blessés    La ministre de la Culture préside deux réunions consacrées à l'examen de l'état du cinéma algérien    Le Général d'Armée Chanegriha reçoit le Directeur du Service fédéral pour la coopération militaire et technique de la Fédération de Russie    Foot/ Coupe arabe Fifa 2025 (préparation) : Algérie- Palestine en amical les 9 et 13 octobre à Annaba    L'Algérie et la Somalie demandent la tenue d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité    30 martyrs dans une série de frappes à Shuja'iyya    Lancement imminent d'une plate-forme antifraude    Les grandes ambitions de Sonelgaz    La force et la détermination de l'armée    Tebboune présente ses condoléances    Lutte acharnée contre les narcotrafiquants    La Coquette se refait une beauté    Cheikh Aheddad ou l'insurrection jusqu'à la mort    Un historique qui avait l'Algérie au cœur    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La réconciliation
ALGERIE-FRANCE
Publié dans L'Expression le 02 - 03 - 2003

hexagone, on pense sérieusement à faire le parallèle entre cette visite d'Etat et la fameuse réconciliation franco-allemande.
Les présidents algérien et français doivent signer aujourd'hui à Alger une «déclaration politique commune» définissant «un partenariat» entre l'Algérie et la France. Celui-ci comporte quatre axes: «Un dialogue politique régulier, un renforcement de la coopération bilatérale au service des réformes (en Algérie), des relations économiques approfondies et l'amélioration de la circulation des personnes», auxquels vient s'ajouter la poursuite du «travail de mémoire». C'est ce qu'a déclaré le porte-parole de l'Elysée, Mme Colonna. Les observateurs, qui suivent les relations entre les deux pays, n'hésitent pas à trouver dans le contenu de cette déclaration commune une dimension historique. En effet, l'établissement d'un dialogue politique régulier, qui sous-entend une régularité de sommets algéro-français, constitue une avancée d'une extrême importance dans les rapports entre les deux Etats. Ce qui ne s'est jamais produit depuis l'indépendance de l'Algérie.
Sur le plan de la coopération multisectorielle, la France s'engage, dans cette même déclaration, à renforcer la coopération bilatérale dans le cadre de la mise en place des instruments des réformes en Algérie. Ces réformes sont évidemment de nature économique, mais il est aussi question du système judiciaire, de l'administration et de l'école. Autant de chantiers ouverts par Bouteflika et qui nécessitent un apport concret de savoir-faire. Sur ce chapitre, la France, qui a été jusqu'ici frileuse, adopte donc, selon ces mêmes observateurs, une position autrement plus intéressante en décidant, à la lecture de la déclaration commune, de prendre une part active dans le soutien des réformes engagées en Algérie. Un état de fait qui tranche avec les hésitations de l'Elysée durant toute la décennie 90. Autre hésitation, qui sera, selon toute vraisemblance, levée, est l'approfondissement des relations économiques entre les deux nations. En effet, dans le document que signeront les deux chefs d'Etat, il est clairement établi une volonté d'aller vers des relations économiques approfondies.
Ce qui, de loin, est important dans la déclaration de politique commune, concerne l'amélioration de la circulation des personnes, une revendication longtemps exprimée par l'Algérie, mais qui n'a pas eu d'écho de la part de la partie française. Le problème des visas, à maintes reprises posé par l'Algérie, n'a suscité que de timides réactions de l'Hexagone qui, à l'occasion d'un petit réchauffement, assouplissait quelque peu l'établissement du précieux document, pour ensuite, revenir à des comportements pour le moins humiliants à l'encontre des nationaux algériens désireux se rendre en France. L'introduction de ce point précisément dans la déclaration commune constitue en soi, une petite révolution dans les relations entre les deux pays. Il est important de souligner, en effet, que la circulation des Algériens en France, principal pays d'accueil de notre émigration, a de tout temps été la pierre d'achoppement de toutes les tentatives de rapprochement algéro-français. Pour de nombreux observateurs, en acceptant de traiter sans complexe cette question, les autorités françaises donnent le plus important gage de leur bonne volonté, au sens que le flux des nationaux vers la France ne sera plus considéré comme une gêne pour le pays d'accueil, mais plutôt comme une source d'enrichissement sur tous les plans. Les mêmes observateurs insistent sur le fait que la seule ouverture de ce dossier traduit la sincérité de la France sur les autres volets de coopération abordés par la déclaration de politique commune.
Reste le passif colonial que les deux chefs d'Etat entendent dépassionner pour un meilleur renforcement des relations futures entre les deux nations. A ce propos, la poursuite du «travail de mémoire», évoquée par le document, signifie une nouvelle approche de l'histoire commune des deux peuples. Les deux présidents qui ont, à plusieurs occasions déjà, brisé quelques tabous, en relation avec l'épisode douloureux de la Guerre de Libération nationale, auront fort à faire pour panser les blessures et amener les deux sociétés, notamment les Algériens et les Français qui ont vécu cette période, à tourner la page et voir de l'avant. Des deux côtés de la Méditerranée, on insiste sur l'exigence de tourner la page. C'est, en fait, le plus important chantier de la réconciliation algéro-française. Celle-ci est omniprésente dans le discours des deux présidents, au point qu'en France on pense sérieusement à faire le parallèle entre la visite d'Etat de Chirac en Algérie et la fameuse réconciliation franco-allemande, dont l'anniversaire a été célébré il y a quelques semaines seulement. Aussi, 40 ans après l'indépendance de l'Algérie, il semble que l'heure soit à la réconciliation entre les deux pays. Un événement que d'aucuns qualifient d'éminemment historique.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.