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Un hommage mérité
BELKHIR MOHAND AKLI
Publié dans L'Expression le 12 - 06 - 2011

Cet artiste a aussi à son actif des chansons inédites dont une a été composée à la mémoire du joueur Amrous.
L´image est saisissante. Appuyé sur une canne, Belkhir Mohand Akli avance en titubant. Il est accompagné des membres de sa famille. Aucun jeune n´a reconnu cet artiste qui a marqué son temps et sa région durant plusieurs années. Seuls quelques initiés se sont approchés pour saluer chaleureusement Belkhir Mohand Akli que le destin et la mauvaise gestion du secteur de la culture des années durant ont malmené.
L´homme fait irruption à la salle des expositions où un hommage lui est rendu. A l´intérieur, c´est la voix veloutée de l´inénarrable Cheikh El Hasnaoui qui retentit. Notre confrère d´El Moudjahid fait une remarque pertinente. Normalement, les organisateurs doivent diffuser les chansons des artistes auxquels il est rendu hommage aujourd´hui. A peine notre interlocuteur a-t-il terminé de formuler son idée que les CD ont changé.
On entend enfin les artistes du jour: Belkhir Mohand Akli, Oukil Amar, Amar Seghir et Ameziane Mohand Ameziane. Ce dernier n´est plus de ce monde. Il a quitté les siens le 29 juin 2010. Né en 1936 au village Ath Oumeziane, à Ivetrounen, près de Tizi Ouzou, Ameziane quitte l´Algérie en 1953 où il rencontre le chanteur Ahcène Mezani, très connu à l´époque. Il devient son ami intime. Ameziane enregistre son premier 45 tours en duo avec Aït Farida. La chanson-phare de ce 45 tous s´intitule Heznegh fellak. Il revient définitivement au pays natal en 1970 où il enregistre des chansons très connues comme Sser n teqvayliyin, Wivghan ezzin, A y avahri n tmurtiw, et Attir iw ayamsafer. En hommage à son ami Ahcène Mezani, il enregistre une chanson Yetsru wuliw tiregwa plus tard.
L´hommage a aussi étérendu à Oukil Amar qui était présent. Avec l´aide de Farid Ali, auteur de la célèbre chanson Ayemma sevr ur tsru, Oukil Amar est orienté vers le chemin de l´art. Il a été aussi aidé par Amraoui Missoum. C´est à Radio Paris qu´il enregistre pour la première fois. Sa chanson Chemin de fer vu wurfan qui fait d´ailleurs, un tabac. Elle est diffusée pour la première fois en 1959. L´entourage artistique de Amar Oukil est constitué de célébrités comme Taleb Rabah, Akli Yahiatène, Moh Saïd Oubelaïd et Slimane Azem.
Le chanteur Amar Seghir ne pouvait malheureusement pas être de la partie, son état de santé ne le lui ayant pas permis. Mais sa famille était présente et son jeune fils a même interprété magistralement deux chansons de son père devant un public admiratif et attentionné. De son vrai nom Outoudert Amar, Seghir est né en 1943 au village Tala N´Tazert dans la commune d´Iboudraren. Il débute sa carrière en 1959 dans l´émission radiophonique «Les chanteurs de demain». Depuis, il a produit pas moins de six albums dans différents studios dont un à Oran ainsi que des chansons à la Radio, Chaîne II. Cet artiste a aussi à son actif des chansons inédites dont une a été composée à la mémoire du joueur du Mouloudia d´Alger, Amrous, décédé en plein match.
L´hommage organisé pour agrémenter la journée de l´artiste a vu le chanteur Belkhir Mohand Akli remonter sur scène pour interpréter sa chanson Tumînt n tfetussin. Un texte où il parle de la femme kabyle authentique qui était le pilier du foyer. L´émotion évoquée par l´interprétation de cette chanson a poussé le chercheur et auteur Abdennour Abdesselam à monter sur scène afin d´embrasser Belkhir. Ce dernier, qui vit des jours très difficiles depuis des années, est né le 15 août à Boudjima. Son premier disque est enregistré dans les années 1970. Parmi ses chansons les plus célèbres, on peut citer Sidi Hend Aboudali, Tmint tfetussin et Ufights di tesga tetsru. Belkhir a côtoyé les artistes Boualem Aouadi, Slimane Chabi et Sid Messaoud. Il a joué dans le premier film réalisé en langue kabyle, intitulé Dda Moktrane.


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