Les opérations de relogement et d'attribution, opérées durant les 4 derniers mois de l'exercice achevé, ont suscité la grogne de certains opportunistes. Au moment où les 17 familles sinistrées de la vieille ville de Annaba, observent toujours leur sit-in devant le siège de la wilaya de Annaba, ponctué par une grève de la faim pour quelques-uns d'entre eux, suite à l'effondrement de leurs habitations lors des dernières intempéries, des centaines de familles des localités de la commune de Sidi Amar se sont jointes à leur mouvement, pour bloquer dans la matinée, d'hier, les accès menant au siège de cette institution de l'Etat, revendiquant ainsi un logement, a-t-on constaté sur place. A l'origine de cette situation, le logement «social». Occupant des habitations précaires et indécentes, selon les déclarations de quelques-uns, ces familles ont fait le déplacement pour faire parvenir leurs doléances relatives à la demande de logement, au premier responsable de la wilaya de Annaba, M.Mohamed El Ghazi. Après voir observé des heures d'attente, scandant des mots parfois hostiles, l'attroupement a été dispersé par les forces de l'ordre, présentes sur les lieux. Il est à noter que le commis de l'Etat, à savoir le wali de Annaba, avait, rappelons-le, lors d'un point de presse, animé en son siège le 03 décembre de l'année écoulée, rassuré les demandeurs de logements quant au programme en cours de réalisations, et ceux prévus pour l'année en cours en mesure de satisfaire la demande sur ce produit dans toutes ses formules, notamment celle relative au social. Mais il semble que les opérations de relogement et d'attribution, opérées durant les 4 derniers mois de l'exercice achevé ont suscité la grogne de certains opportunistes qui se sont dits exclus des listes d'attribution, cherchant par le biais d'attroupement et protestation, de forcer les pouvoirs publics à les reloger, avant ceux dont les conditions de vie nécessitent un relogement urgent... Par ailleurs et sur ce sujet, il convient de rappeler que le secteur du logement à Annaba, le «social» notamment, est devenu un secteur lucratif pour les 80% des demandeurs. En effet, qui n'a pas besoin de logement à Annaba? C'est à se demander si les 750.000 habitants de cette wilaya occupent des habitations précaires et des bidonvilles. C'est dire que le «logement social» n'est pas en passe de devenir un business, il est devenu un commerce lucratif, qui ouvre l'espace devant des opportunistes, qui s'enrichissent en vendant ces logements dont ils en bénéficient sans être réellement dans le besoin. Pour le moment, la foule qui revient semble déterminée à faire entendre sa voix au premier responsable de la wilaya, en dépit des forces de l'ordre, postées devant l'entrée principale du siège de la wilaya, parant à toute éventualité. Bien que le climat du rassemblement est pacifique, la vigilance doit être de mise, notamment en ces temps où certains préparent leur campagne des législatives et tenteront de jouer les sapeurs-pompiers, après avoir mis le feu dans la paille.