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Les commerçants de vêtements envahissent Alger
12 JOURS NOUS SEPARENT ENCORE DE L'AID
Publié dans L'Expression le 06 - 08 - 2012

Sentant la bonne affaire, les commerçants ambulants ont refait subitement leur apparition, transformant la capitale en un gigantesque marché à ciel ouvert.
Chassez le naturel, il revient au galop. Les marchands ambulants n'ont jamais été aussi nombreux et aussi envahissants. Chassés d'Alger à plusieurs reprises, ils n'ont eu aucun mal à y revenir, transformant, peu à peu, la ville en un gigantesque bazar.
Considérée comme la plaque tournante du commerce de l'informel, la rue Bouzrina est squattée, quotidiennement, par des centaines de vendeurs qui ont installé leurs quartiers partout, sur les trottoirs, à l'intérieur des immeubles et même sur la chaussée.
Faisant fi des règles régissant l'activité commerciale et ne pensant qu'à l'argent qu'ils vont gagner en fin de journée, certains ont poussé le bouchon trop loin, en obstruant carrément l'accès aux boutiques du coin. Non contents d'occuper les deux côtés de la rue, ne laissant qu'un petit espace aux milliers de piétons, les commerçants ambulants ont également fait main basse sur les rues adjacentes, les fermant à la circulation automobile.
Les piliers tout le long des arcades sont devenus pour eux des pendoirs que les vendeurs utilisent pour exposer leur marchandise visible de loin. Débordant d'ingéniosité, quelques-uns ont confectionné eux-mêmes leurs étals qu'ils redéploient aussitôt le soir, en les accrochant et les sécurisant à l'aide d'une chaîne et d'un cadenas. D'autres ont improvisé, en acheminant de l'électricité pour éclairer leur table la nuit, car après le ftour, ils s'adonnent à une autre activité lucrative, celle de vendre des «kémias» et du thé maison pour divertir les férus de dominos ou de belote, venus s'installer à leurs tables. Les parties durent une bonne partie de la nuit, parfois jusqu'au shour. Sorte de caverne d'Ali Baba, la rue Bouzrina et alentours grouillent de marchandises en tous genres, même si l'habillement et les vêtements pour enfants garnissent la plupart des étals. Les commerçants se frottent, déjà, les mains parce que pour eux la fête de l'Aïd est une occasion inespérée pour faire fructifier leurs petites affaires et se faire de l'argent.
Prenant d'assaut les nombreux points de vente, les clients semblent gagnés par la fièvre acheteuse, particulièrement les parents qui veulent faire plaisir à leurs enfants, en leur achetant des vêtements made in ailleurs. Mais les prix affichés sont différemment appréciés.
Pour certains, les vêtements sont excessivement chers, alors que d'autres les trouvent, au contraire, très abordables. A l'image de cette mère de famille qui nous a déclaré que pour habiller leurs enfants à la rentrée, les émigrés s'approvisionnent de plus en plus chez nous. Autrement dit, les prix des vêtements vendus dans le pays sont inférieurs à ceux affichés dans l'Hexagone ou ailleurs en Europe. A un passant qui s'était plaint de la présence de tous ces vendeurs qui encombrent la rue, une vieille femme a répondu qu'elle préférait faire son marché à la rue Bouzrina plutôt que de se rendre dans certains magasins qui, selon elle, vendent trop cher. A Zoudj Ayoun, c'est pendant la soirée que ce quartier populaire connaît une animation fébrile. Investi lui aussi par les commerçants de l'informel, ce marché attire, chaque soir, des milliers de gens venus s'y approvisionner en vêtements pour enfants ou autres.
La foule est tellement dense par endroits que certains sont obligés de jouer des coudes pour pouvoir se frayer un chemin. On trouve même des vendeurs de brochettes dont l'odeur est perceptible plusieurs lieux à la ronde.
Apparemment, cela n'a pas l'air de gêner les gens tout comme la procession de voitures qui tentent de rallier la rue Bab Azzoun, mais qui se sont retrouvées prises au piège au milieu de cette foule compacte qui s'agite dans tous les sens. Des deux côtés de la rue, les vendeurs se sont installés et essayent d'attirer les clients. Idem à la rue Ben Mhidi qui est noire de monde. Les magasins n'affichent pas «complet», mais leurs patrons ne désespèrent pas de voir, à leur tour, les acheteurs défiler à leurs portes. L'Aïd c'est dans douze jours, pourquoi donc s' alarmer?


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